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2008-05-15 22:51:40 : Tour du Queyras - Refuge des Fonts de Cervières à Ceillac (22-07-07) - 19 photos - 4 réactions

Petit retour en arrière vu que je n'avais jamais publié ce compte-rendu écrit depuis longtemps. Les épisodes précédents sont accessibles à partir de :
http://serge.courseapied.net/billet.php?idbillet=3912

Dernière étape de ce Tour du Queyras, plutôt longue avec un bon dénivelé mais des variantes possibles. Départ (2045m) en montée pour le col de Péas (2629m). Quelques pauses photos dans la montée. Le vent souffle fort au col alors je suis le seul à attendre tout le monde. Dans la descente, je reviens vite sur Jean-Luc et Ben puis sur un autre groupe. Je file hors sentier, sans aller jusqu’au panneau qui dit d’aller sur la droite pour prendre le sentier en balcon très roulant et sympa. Descente finale sur Souliers par un sentier qui fait des épingles presque plates. Je fais le plein d’eau à la fontaine de Souliers (1800m) et finis par trouver L’Castor et Sylvain au gîte de Souliers. Pause et l’on dit au revoir à Jean-Luc et Ben qui rentre plus directement à Ceillac, Ben ayant un train à prendre à Briançon.

Le reste du groupe choisit de faire le détour par la Case déserte, sur la route du col de l’Izoard. Nous repartons donc plein nord alors que Ceillac est plein sud. Je fais seul le détour par le lac de Souliers, que l’on m’a dit superbe. Je monte donc à un bon rythme, fais une rapide pause photo au lac (2492m) et repart sur ce sentier, très emprunté en ce dimanche de beau temps. Vais-je arriver à la route avant le reste du groupe qui est passé par le col du Tronchet (2347m) ? Aucun randonneur ne me dit que je suis en retard mais ils sont déjà tous là au panorama de la Case Déserte. Nous repartons rapidement pour descendre au fond du vallon et sa rivière à sec où il n’est pas évident de rester sur le sentier. On retrouve le bitume à la Draye et je coupe au plus court pour rejoindre la fontaine de Brunissard, un ravito de la Grande Traversée des Alpes de 2005.

On repart, c’est que l’on est pas encore arrivé. A droite au panneau annonçant la sortie de Brunissard (1746m), on traverse un torrent et je suis une vague trace à flanc. Je continue jusqu’à me poser des questions. On sort la carte, à hauteur des téléskis de la Chalp. Je vais voir plus bas, pas de sentier, d’après l’alti, on est trop bas, alors je pars seul dans cette raide pente, ayant vu plus quelque chose qui ressemblerai au sentier. Le groupe me voyant, aller à flanc dans une trace m’emboîte le pas et reste sur la trace pendant que je continue dans la pente, en m’aidant parfois des mains. Je retrouve le vrai sentier, parfaitement marqué, que j’ai loupé plus tôt. J’appelle le reste du groupe qui me rejoint. Voilà pour la plus grosse erreur de ces 4 jours. Le sentier est sympa, dans des forets typiques du Queyras.

Montée dans une magnifique foret vers la crête de l’Echelle, un chemin à flanc et l’on retrouve la montée du col de Furfande que j’ai emprunté dans l’autre sens, un mois avant. Malgré cela, je loupe le sentier sympa alors on monte au début principalement sur la large piste carrossable. Tiens, je ne fais pas le trou. Je voir là où on avait bifurqué sur la gauche et retrouve donc le GR. Tiens, je ne fais pas le trou. 2 randonneurs sont dans la dernière pente. Vais-je réussir à atteindre le sommet (2500m) avant eux ? C’est largement le cas. Pause au sommet pour attendre tout le monde. Les premiers arrivés descendent de l’autre coté du col au refuge de Furfande. Je repars derrière la Souris et Mathias qui s’envole dans ces 200m de descente.

Après quelques boissons, l’on repart pour une longue descente vers le Guil. Passage au col de la Lauze et j’attends tout le monde plus bas car je me suis trompé à ce croisement mal annoncé. Nous arrivons au hameau des Ecoyères où commence 350m de descente sur une petite route de montagne en lacets. Ayant quelques problèmes de ventre, je trouve un coin pour me soulager une fois que j’ai fait partir tout le monde. Je descends donc seul, en utilisant mes bâtons. Au point où en sont les pointes, un peu de bitume ne changera pas grand chose. 300m désagréables le long de la route du Queyras et l’on traverse le Guil au pont de Bramousse. Une dernière montée de plus de 1000m et s’en sera fini des difficultés de ce Tour du Queyras. Je reprends très vite la Souris et Mathias, et le reste du groupe à Bramousse. Je continue à un bon rythme cette montée souvent plus raide que je ne le pensais en regardant la carte. Je marche un peu au col pour récupérer et m’engage dans la descente finale. Je n’avance pas alors Nico me rejoint rapidement et l’on loupe le sentier sympa pour une piste carrossable qui permet d’accéder en 4*4 au pied du téléski, maintenant fermé. Donc descente désagréable où Nico s’éloigne. Plus que le village à traverser et le boucle est bouclé au gîte des Balladins.

Pas de douleurs tendineuses cette année, juste mes pieds qui ont gonflés et ont des rougeurs. Très beau massif, un groupe où personne n’a coincé, un superbe week-end.

2007-07-31 23:10:37 : Tour du Queyras - La Monta au Refuge des Fonts de Cervières (21-07-07) - 14 photos - 7 réactions

900m de montée d’entrée pour cette courte 3ème étape. La pluie de la veille a humidifié la végétation que l’on touche sur cet étroit sentier, d’abord dans les champs, puis la foret et dans des prairies. Je fais la montée, seul devant, sans arrêt. Je fais une pause au point culminant de la crête de Peyra (2584m). Nico a fini fort et a du me reprendre du temps sur la fin. Le reste du groupe arrive en ordre dispersé. Plein nord, là où l’on va, c’est bien dégagé mais au sud, les nuages s’accrochent aux montagnes, notamment au Mont Viso, le maître du coin.

Une fois que tout le monde a mangé une partie de son pique-nique (il est 9h du matin), nous continuons la crête qui rapidement descend fort vers la colette de Gilly (2366m). Une fois tout le monde arrivé à ce croisement, nous continuons la descente. Fréquents regroupements car il y a plusieurs bifurcations dans la descente vers le Roux. Remplissage des poches à eau aux fontaines du village. C’est normalement la dernière fois que nous trouverons de l’eau sure d’ici l’arrivée.

Une piste presque plate nous permet de nous éloigner du village. Une passerelle sur un ruisseau et c’est le début de la montée vers le col des Thures. Le panneau indique le col en 3h, il y a environ 950m de D+ en peu de distance. Un bon et long mur donc. Heureusement pour nous, un petit vent permet de ne pas avoir trop chaud. Ayant fait à un arrêt au ruisseau pour mouiller mon bandeau, je double d’abord Sylvain à qui la piste plate jusque là convenait mieux. Je rattrape ensuite le Castor qui me laisse passer. Reste plus que Nico devant. Je reviens lentement sur lui, c’est qu’il monte vite le bougre. Je reprends quelques mètres dans des portions bien raides, sinon je suis content de maintenir l’écart. Il reprends du terrain dans une portion avec de courts replats. Je jette souvent un œil à mon alti pour voir combien il reste de montée. Nous doublons un groupe de randonneur éparpillés dans la pente. Je suis un poil mieux sur le haut alors je réduit l’écart mais Nico arrive quand même avant moi à la frontière italienne, 2797m. 1h0’30 pour moi depuis la passerelle, en endurance active, mais aurais-je pu aller plus vite où le moteur était bridé, par les heures d’efforts des jours précédents ?

Un petit quart d’heure de pause au col, le temps au castor de terminer sa montée et de récupérer quelques instants. C’est qu’il y a une variante possible et que l’animal tient à la faire alors le castor repart avec nous. Je fais une pause besoin naturel, dans la traversée vers le col de Rasis, 2921m. Le fort vent au col ne nous incite pas à nous arreter alors nous continuons dans les cailloux et un passage plus difficile car raide. Regroupement au bord d’un petit lac. Le cadre, dans cette montagne de Malrif est superbe. Nico s’éloigne dans cette longue traversée sur un sentier peu roulant vers le col Malrif. Légère erreur de ma part qui nous fait quitter le bon cheminement dans une zone de cailloux bien raide. Nous rejoignons Nico qui a vu des randonneurs rejoindre directement la crête aux Eaux Pendantes, sans passer par le col de Malrif.

C’est parti pour 400m de D+ vers le Grand Glaiza, qui culmine à presque 3300m (3293m exactement, nouveau record pour moi). N’étant pas mieux que dans la traversée, je suis décroché du groupe dans le début de la montée et revient tout juste sur la castor 20m avant la fin. Je me pose au sommet, sans trop regarder la vue panoramique. La carte mémoire de mon appareil étant pleine, je ne peux plus prendre de photos. Longue pause assis au sommet. Il fait frais quand les nuages cachent le soleil et que le vent s’en mêle. Descente par le même chemin, cette fois, je suis franchement à la traîne. Physiquement, il me semble que cela va mais je n’ai aucune envie de descendre vite alors j’y vais très cool.

Au col Malrif, Nico et l’castor m’attendent et partent hors sentier, pleine pente. Je dis que je vais voir de l’autre coté du Pic Malrif s’il n’y a pas le reste du groupe. Cela me permettra surtout de finir tranquille la descente à mon rythme. J’avale sans problème les 40m de D+ pour rejoindre le pic, d’ou je vois le lac du Grand Laus, atteint il y a un mois lors de la première étape d’un autre tour du Queyras. Plus que de la descente jusqu’au hameau des fonts de Cervières. J’avance, trottine sur les portions plates, mais c’est lent. J’avais imaginer ajouter une boucle autour du refuge, afin de passer les 3000m de D+ dans la journée, mais vu ma forme, je laisse tomber cette idée. Je suis un peu étonné de la fin du sentier, qui emprunte longuement le lit d’un ruisseau. Le refuge est en vue et tout le groupe a déjà une bière devant soi. Il est fort probable que j’ai trop donné dans la montée au col des Thures ce qui me vaut ce manque d’envie d’aller vite sur la fin.

Nous allons dormir dans une des nombreuses annexes du refuge, disséminé dans le hameau. C’est tout refait à neuf et nous sommes seuls dans ce bâtiment. Il manque juste une prise d’électricité qui fonctionne pour le GPS du Castor. L’orage éclate pendant le repas. Une partie de tarot en attendant que la pluie cesse et nous regagnons nos lits.

2007-07-27 14:37:00 : Tour du Queyras - Fouillouse à La Monta (20-07-07) - 55 photos - 8 réactions

Une longue journée s’annonce, plus de 50 bornes et 3000m de D+. Lever à 5h30. J’ai du avoir 2 phases de sommeil pendant cette nuit, pas si mal. On décolle à 6h30. Un peu de plat pour traverser le village et l’on attaque la montée au dessus. Le sentier principal serpente dans la prairie. Plusieurs sentiers secondaires permettent de raccourcir mais je préfère les éviter. Tiens, 3 personnes bien plus bas qui marchent d’un bon pas. Mais, c’est notre groupe, avec la souris en tête. Je les appelle pour qu’ils reviennent sur le bon chemin. On entame une traversée, cela ne monte plus trop. Tiens, le vieux chien d’hier soir prend la même direction que nous, mais lui par les raccourcis. C’est à mon avis un vieux et maigre patou, aux yeux abîmés, qui a été nourri au gîte de Fouillouse. On retrouve le soleil, en pleine figure d’ailleurs, peu avant le refuge de Chambeyron. Bizarrement, je ne m’aperçois même pas que je n’ai pas mes lunettes de soleil donc je ferais une grande partie de l’étape avec mes lunettes claires.

Pause eau au refuge. Je fais le plein car la prochaine source sure est très loin. Je repars un peu avant mes compères car je veux faire la Tête de la Fréma (3151m), au dessus du col de Gypière (2927m). Un 3000 si proche, cela ne se refuse pas. Je ratrappe le chien reparti avant, qui suit un groupe de randonneurs. Comme je passe devant, il me suit. Passage le long du lac Long, il va se rafraichir. Par 2 fois, il fera un sprint, attiré par le cri de marmottes. Il paraît vieux mais il a encore la pêche. Le coin est superbe, sous un beau soleil. J’arrive au col de Gypière et enchaîne de suite par la rude montée de la Tête de Fréma. J’arrive en haut, en même temps que le reste du groupe au col, 220m plus bas. Rapide pause photo et je fais relever le chien qui se reposait allonger. Je fais gaffe dans cette raide descente. Sur le bas, je quitte le sentier par un pierrier pour aller vers la suite du parcours, sans passer par le col. Le groupe m’a vu et repars. Mathias arrive juste quand je retrouve le sentier. Le chien est toujours là. Avait-il ces papiers pour aller en Italie ? Devant, Mathias manque la bifurcation des 2 cheminements dans les cailloux. Il faut suivre les marques bleu et rouge. Passage à coté d’un bivouac (une petite structure permettant juste de dormir) bleu. Le coin est magnifique (quoi, je l’ai déjà dit). Petites montées et descentes, collets, lacs pour rejoindre le colle dell Infernetto (2783m).

La descente du col est pas évidente pour tout le monde. Je prends pas mal de photos du groupe du bas. Le chien lui est tranquille et fais des pauses quand cela va trop lentement. Regroupement au panneau en bas du col. La suite est bien visible même si l’on ce demande comment cela passe dans cette pente très raide. Des moutons paissent au fond du vallon que l’on remonte. Ils ne bronchent pas à la vue du chien, ni lui d’ailleurs. On croise un groupe de randonneurs en bas de la descente raide du col de Ciaslaras (2973m). Comme on est en montée, la technicité de cette descente ne pose pas de gros problèmes. Pause au sommet. Vue superbe sur le secteur des cols de Marinet et de Mary.

Encore une descente bien raide et technique où l’on peut emprunter un pierrier par moment. Une traversée, avec 2 névés, et l’on se retrouve en France au col de Marinet. On retrouve du monde. Descente rapide vers le lac de Marinet. A un moment, le sentier se sépare en 2. Je suis suivi du Castor et du chien. Je prends à gauche, le Castor me suit mais pas le chien, qui lui connaît et prends donc l’option la meilleure. Impressionnant car on est loin de chez lui. Il a du arpenter ces sentiers en suivants les randonneurs. Pause rafraîchissement pour le chien dans l’eau du lac de Marinet. On ne le verra plus par la suite. Il a du rester avec un groupe moins fatiguant à suivre. Pauses courtes et régulières pour regrouper les coureurs. La fin de la descente vers Maljasset est bien roulante.

Je n’ai pas trop compris comment mais l’on s’est trompé pour rejoindre le sentier rive gauche de l’Ubaye menant au Plan de Parouart. Un peu de hors sentier dans une praire et l’on retrouve le sentier plus loin. C’est plus sympa que de l’autre coté car on est protégé du soleil par la foret. Je viens de vider ma bouteille d’eau dans ma poche à eau, il me reste 1.5l pour aller au refuge de la Blanche, pas sur que cela soit suffisant, mais le détour par la fontaine de Maljasset ne tente personne. Après la traversée du Plan de Parouart, je décide d’aller jusqu’au refuge sans attendre. Il n’y a qu’à suivre l’Ubaye jusqu’au panneau indiquant le col de la Noire.

Je remonte donc ce très long vallon, en courant sur les nombreuses portions presque plates. Tiens quelques gouttes d’eau. Quelques nuages au dessus de nous sont un peu menaçants. Plus d’eau alors je vais à l’Ubaye en contre-bas mettre dans la poche de quoi aller jusqu’au refuge. Nico me passe ainsi que le Castor. Je scrute les pentes sur la gauche pour essayer de repérer le raccourci que j’avais repéré un mois plus tôt, alors je suis très étonné quand je vois Nico arrêté à coté du panneau indiquant le col de la Noire. Pas de raccourci donc. Fin de l’ascension un peu dure vu la longueur en distance de cette montée. J’attends Nico et l’castor au col (2955m) et fais la descente tranquille, loin derrière eux. Jean-Luc, qui a préféré rejoindre Maljaset par la route (en stop d’ailleurs) n’est pas là, et les gens du refuge (2500m) n’en ont pas entendu parler, inquiétant. Tout le monde arrive et prends une boisson. Mais c’est pas tout cela et l’on est pas encore arriver. Vu les nuages qui recouvrent les sommets et la longueur de l’étape, je renonce à mon idée de passer par Rocca Bianca et le Pic de Caramantran. Je mène donc le groupe en essayant de prendre au plus court vers le col de Chamoussière (2884m). Quelques hésitations car je ne suis pas sur du col que je vise avec les nuages qui gâchent la visibilité.
Les nombreux névés présents le moi dernier ont disparu, je descends assez vite. Séparation pour que l’Castor et moi allons voir du refuge Agnel si Jean-Luc y ai passé, pendant que le reste du groupe reste en altitude pour rejoindre le col Vieux. Personne et pas de nouvelles au refuge, inquiétant. On repars vite pour ne pas faire trop attendre au col Vieux. Il pleut maintenant mais il ne fait pas trop froid donc je ne sors pas ma veste, rangé tout au fond du sac. Le groupe est en vue dans la monté, on le rejoint. 2 fois que je passe au col Vieux (2806m), et 2 fois qu’il fait mauvais, mais bon, cette fois, je vois le Pain de Sucre, 400m au dessus. Fin des difficultés de la journée, il ne reste plus qu’un long vallon à descendre.

Ayant encore de bonnes jambes, je descends vite et distance Nico sur les portions plates le long des 2 lacs Foréant et Egorgéou, mais il revient sur moi dans les portions techniques, surtout que je fais attention aux rochers rendus glissants par la pluie. Après une remontée casse-pattes, on rejoint un grand troupeaux de moutons. Un berger est présent mais laisse un des 3 patous embêter Nico qui était devant. On essaie de contourner le troupeau par le bas mais l’on se retrouve au bord d’un ravin que les moutons passent par un étroit passage praticable. Les moutons au dessus, le ravin juste devant et les patous juste derrière nous, pas génial comme situation. La grêle tombe. Le berger bien couvert doit me prendre pour un inconscient avec juste mon shorty et un tee-shirt. On peut commencer à passer le ravin. Je décide de contourner le troupeau par le bas alors que Nico reste au milieu des moutons. Je ne suis plus embêté et retrouve le sentier un peu plus bas. Je descends tranquille dans cette belle foret mélèzes. Nico me rejoint plus bas et l’on finit la descente ensemble. Encore 1 à 2 kms en fond de vallée, le long du Guil et l’on est arrivé au gîte de la Monta. Bon rythme pour tous les 2, preuve que les jambes vont encore bien, après cette étape de plus de 11h.

Passages sublimes et techniques en Italie, plus roulants ensuite. Pas de grosses chaleurs et une pluie rafraîchissante sur la fin. Aucune douleur à signaler pour moi.

2007-07-25 00:32:19 : Tour du Queyras - Ceillac à Fouillouse (19-07-07) - 23 photos - 4 réactions

Après l’Oisans l’an passé, je pense au Queyras et j’en discute avec le Castor en février qui est partant pour s’occuper de la réservation des hébergements. Sauf Michel, déjà inscrit au Tour du Beaufortin auquel il ne participera pas à cause d’un mariage, tous les partants de l’Oisans sont partants en 2007. Ceux joignent à nous :
- La souris du zoo, qui sort d’une semaine de stage trail à Chamonix
- le Grand Géant Orange (plus grand que moi), coureur touche à tout (du 3000m steeple aux 8 jours), kikoureur et UFO
- Jean-Luc, un triathlète copain de Nico
- Benboulz, un autre copain de Nico pour les 2 dernières étapes

Lors d’un premier tour du Queyras en juin, j’en profite pour déposer un pot de 2kg de boisson énergétique au gîte du soir de la deuxième étape. Ainsi, je peux partir avec mon sac et mon ravitaillement habituel.

Je fais le trajet avec Nico. Regroupement au col du Lautaret et fin du trajet vers Ceillac. Arrivé trop tard, je renonce à un footing que j’avais prévu. Il m’aurait aidé je pense à être mieux le lendemain après une coupure la semaine précédente. Le lundi précédent, j’ai fait une montée de 1280m et mes cuisses ont encore des courbatures, un peu de vélo mardi avec l’impression que cela a empiré les courbatures et donc rien mercredi.

Jeudi matin, 7h45, le groupe de 7 est prêt et l’on décolle du Gite des Balladins (1640m) pour 200m de plat sur bitume avant la première montée en foret. Il fait beau et c’est le temps annoncé pour les 4 jours. Ayant fait la moitié du parcours en sens inverse l’an passé, et la première descente il y a un mois, il ne devrait pas y avoir de problèmes d’orientation. C’est pourquoi, je suis circonspect quand très vite on prend un sentier plat et alors que je me souviens d’une descente prononcée. Comme je suis les marques d’un GR, je me dis qu’ils nous font passer par un autre sentier. Cela ne va pas fort ce matin, la tête qui tourne, le cœur haut, les jambes qui ne peuvent pas accélérer. Aucun arrête jusqu’au belvédère de la Mourrière où j’arrive avec très peu d’avance. Photos, chamois ou bouquetins.

Après un arrêt besoin naturel, je repars après tout le monde pour une traversée puis une descente vers la bergerie d’Andrevez où je retrouve le groupe. Rude montée qui suit. Tiens, il manque Jean-Luc. Nous l’attendons et finissons la montée vers le Pic d’Escreins (2734m). Encore devant mais toujours avec de mauvaises sensations. La suite du parcours est en vue : le refuge de Basse-Rua en fond de vallée et le vallon du col de Serenne de l’autre coté. Tour le monde a l’air d’aller.

Nico suit des points oranges à la descente, ce qui nous évite de retourner à un col par le chemin de montée. On descends sur une trace sur la crête d’Agnès et l’on récupère plus bas le GR qui fait des lacets. Jean-Luc descendant lentement, j’en profite pour traîner derrière, vu mes sensations moyennes. Sur le bas de la descente, cela va mieux et les jambes ont envie d’accélérer.

Pause boissons au refuge de Basse-Rua (1780m). Je suis pas loin d’avoir bu mes 2,25l de boisson énergétique. Je fais le plein pour pouvoir tenir la seconde partie de l’étape où l’on ne devrait pas trouver d’eau. Nous repartons en marchant vers le col de Serenne. Si je me sens mieux que ce matin, je ferais l’ascension du sommet nord de la Mortice, 500m de D+ en plus depuis le col de Serenne. Nico prend ma roue et l’on monte ensemble ce col, d’abords pentu puis en faux plat dans un large vallon. Je relance bien en courant sur les portions plates ou presque. Très courte pause au col. Personne en vue alors l’on continue sur la gauche vers le lac des neuf couleurs, à 5’. On passe ce petit lac et monte sur un sentier bien raide qui serpente dans les cailloux. Je me fais un peu de souci pour tout à l’heure quand il faudra redescendre par là. On quitte le sentier marqué de points de couleurs qui va vers le sommet sud de la Mortice pour traverser hors sentier une zone de lapiaz facile et rejoindre un collet sur la crête entre les deux sommets. Un sentier nous mène au sommet à 3186m, nouveau record d’altitude à pied pour moi. Nico coince un peu sur la fin.

Photos et l’on repart assez vite pour ne pas faire trop attendre le reste du groupe. La descente passe pas si mal. Je vois le groupe qui repart du lac quand on attaque la pente qui le domine. Il n’y a personne au col mais l’on ne pars pas en chasse mais faisons une pause. J’enlève un caillou qui malgré mes guêtres à réussi à s’infiltrer dans une chaussure et fait un besoin naturel. Je prends un rythme soutenu sur la première partie de la descente, sur un terrain herbeux facile. Plus bas, Nico me distance dans les cailloux. On rattrape les derniers et seul le castor arrivera avec quelques secondes d’avance sur nous. Descente rapide donc que j’espère ne pas payer demain.

Nous sommes sur la route qui longe l’Ubaye et mène à Maljasset. Nous la descendons sur quelques centaines de mètres (1602m) et tournons pour la route vers Fouillouse. Je continue en courant jusqu’au célèbre et impressionnant pont du Chatelet. Je continue de courir sous le tunnel qui suit et jusqu’au départ du sentier, emprunté par le GR5. J’avais le souvenir d’un sentier raide au début puis plus roulant alors je convainc Jean-Luc de passer par là plutôt que par la route. En fait, cela monte raide longtemps et plus haut que le village. Ayant retrouvé mes jambes, cela m’est égal et je me permets même quelques fantaisies comme courir dans du très raide (pas longtemps quand même). Je continue la montée plus lentement pour une arrivée groupée. Sur la fin roulante, je file pour prendre les arrivants en photos. Jean-Luc a du mal sinon, tout le monde va bien.

Bière pour les gens normaux, fin de mon Maxim pour moi. Douche, sieste, repas. Nous somme que deux avec Mathias à savoir que l’on arrivera pas à dormir si tôt alors nous ne sommes pas assez pour se faire un tarot, donc l’on discute jusqu’à la tombée de la nuit. Ayant très peu dormi la nuit passée, j’espère que cela va s’améliorer.

Après un départ difficile, j’ai retrouvé mes jambes sur la fin. Aucune douleur avant la très longue étape de demain.


2007-06-22 18:36:47 : Tour du Queyras - Guillestre à Aiguilles (17-06-07) - 9 photos - 6 réactions

2007-06-20 19:31:20 : Tour du Queyras - Refuge de la Blanche à Guillestre (16-06-07) - 21 photos - 8 réactions

2007-06-18 19:19:18 : Tour du Queyras - Aiguilles au refuge de la Blanche (15-06-07) - 15 photos - 11 réactions

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