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2010-09-21 14:42:25 : Tor des Géants - compte-rendu

Après les photos, le texte.

Septembre 2005, la Grande Traversée des Alpes vient clore une période de 6 ans où j'ai enchaîné les compétitions (jusqu'à 25 courses par an). Depuis, j'ai participé en 2006 à une épreuve non officielle sur la montagne au dessus de chez moi et le kilomètre vertical de Fully. 2007, rien. 2008, pas de dossard. 2009, aucune compétition. Par contre, chaque été, j'ai fait des tours en montagne sur 3-4 jours, notamment un Tour du Mont-Blanc par le parcours raccourcie de la Petite Trotte à Léon 2008 avec la seconde journée commencée à 7h et terminée à 21h. La compétition ne m'attire pas vraiment et lors de mes sorties très longues, je n'apprécie pas le moment où je commence à subir, donc pas d'UTMB ou autres courses du même format pour moi.

Au retour de l'UTMB 2009, Ultra-Steph nous fait part d'une nouvelle course : le Tor des Géants. Un tour du Val d'Aoste pour les alte Vie 1 et 2. 330km, 24000m de D+, non stop. La longueur doit me permettre de dormir la nuit tout en faisant une performance finale acceptable. Le parcours avec un enchaînement de longs cols à 2800, 3000, 3300m me paraît bien montagnard. Et cerise sur le gâteau, le coût d'inscription, 300 euros au total en se pré-inscrivant, est vraiment pas cher. Si je voulais faire la même boucle à une autre période, il faudrait compter un minimum de 7 très (trop) grosses étapes, soit 6 nuits en gîte/refuge. A 40 euros la demi-pension, cela fait 240 euros. Sauf qu'avec l'organisation de la course, un sac avec mon ravitaillement (4kg de poudre énergétique) me suit sur chaque base vie.

L'entraînement pour aborder la course dans les meilleures conditions. La course a lieu à la mi-septembre, soit en fin de saison, moment où les douleurs ou blessures ont le plus de chance de survenir. Je décide donc de me faire une grosse coupure en octobre novembre 2009 suivi d'un hiver à fort volume sur la neige. Je reprends le vélo le 22 avril, la course à pied le 1er mai. Dernière sortie raquettes le 24 mai. En juin, je reprends vraiment le trail avec des chaussures en fin de vie qui me vaudront une douleur au genou et une tendinite au releveur de la cheville suite à un Tour du Beaufortain en 2 jours. Cette blessure ne tombe pas si mal car j'avais prévu un mois de juillet repos et vélo. Le 19 juillet, une sortie à pied avec 2 montées et descentes de 1000m me vaut de bonnes courbatures aux quadriceps pendant 5 jours. Il va falloir retravailler l'adaptation de mes cuisses aux descentes. Le mois d'août se passe bien, avec une sortie longue tous les 3 4 jours. J'avais prévu d'aller au moins une fois au dessus de 3000m d'altitude pour m'habituer mais je n'ai pas trouvé le cheminement lors d'une sortie au Buet par un parcours original. Le dimanche de l'UTMB, je vais à Chamonix depuis Sixt. 60km, 4300m de D+ avec une pause d'1h30 au milieu, les jambes ont bien récupérées le lendemain. Place à la récupération sans perdre l'acquis. Je choisis de limiter les jours de repos total pour privilégier les courtes sorties à pied ou à vélo. Je me présente donc au départ à l'aise dans les descentes et en forme. Je n'ai quasiment jamais mis le réveil de l'été donc je n'ai aucun manque de sommeil. Les 2 nuits avant la dernière (un peu meilleure) sont bien courtes mais sans conséquence.

Dès que le parcours a été annoncé, j'ai de suite pensé à un découpage par étapes. Mon choix s'est très vite porté sur 1 tronçon le premier jours puis 2 puis 1 puis 2 puis 1 pour finir en 100h. Si je suis plus lent à relier 2 bases vie, il me suffit de diminuer le temps de repos pour respecter mon heure de départ. Celle ci est calculée pour attendre le sommet des cols au lever du jour afin de faire la descente en voyant quelque chose. N'ayant jamais fait 100km d'affilée, je me suis bien posé des questions sur le second jour et encore plus sur l'avant dernier jour où je dois aussi doubler, mais cette fois avec une accumulation de fatigue. L'outil de Mercator (merci) me permet d'avoir les vitesses ascensionnelles à tenir, qui ne me paraissent pas délirantes. Comme je n'ai jamais fait de long, je ne connais pas mon coefficient de ralentissement (vitesse au départ de la course par rapport à la vitesse à l'arrivée) alors j'en rentre un de 90%, bien optimiste. Un bémol sur ce calculateur est qu'il considère que la vitesse équivalente (qui tient compte de la distance, dénivelé, technicité des sentiers et nuit) diminue de manière linéaire du début à la fin de la course. En réalité, je pense plutôt qu'elle diminue sur les premiers jours et qu'elle se maintient ensuite voir qu'elle peut remonter par moment. Cà, c'est la théorie, en pratique, il y a aussi les conditions météo et le mental, qui n'est pas mon point fort.
J'avais pensé faire des reconnaissance du parcours pendant l ‘été mais cela ne s'est pas concrétisé. Pour bien connaître le parcours, je l'ai regardé sous google earth, visualisé les photos d'autres reconnaissances et parcouru les cartes aux 1/25000ème (merci Mercator). Pas de road-book sur moi pendant la course, juste une feuille qui reste dans mon sac base vie avec la quantité de boisson à prendre à chaque ravito et quelques heures de passage indicatives. Le reste, c'est de mémoire.

Le matériel
- Une paire de Salomon en alternance avec une paire de Mizuno, achetées début juillet, qui ne m'ont pas faites d'ampoules pendant ma préparation
- 7 paires de chaussettes en coton premier prix. En les roulant sur la cheville, les cailloux ne rentrent pas donc pas besoin de guêtres qui se déchirent en moins de deux
- un shorty et un cuissard. Ne pas oublier de mettre la crème anti-frottement à l'entrejambe. En fait, avec l'effort modéré, ma transpiration ne va pas mouiller mon shorty d'où aucun problème même sans vaseline
- un tee-shirt technique parmi 3 modèles, l'un plus chaud, l'un plus adapté à la pluie
- ceinture cardio pour avoir ma fréquence cardiaque à l'analyse après course. Pendant la course, je me fis à mes sensations, bien plus représentatives de mon effort sur une telle durée
- lunettes de soleil à ma vue, lunettes claires pour la nuit dans un étui dans le sac
- casquette pour le jour à tremper dans l'eau, bien plus efficace qu'un bandeau
- un bandeau pour la nuit sous la frontale
- bonnet pour la nuit
- paire de gants
- collant
- maillot manche longues
- manchettes vélo
- frontale prêtée par runstephane (merci) et ma Tikka en secours
- boite avec ma poudre énergétique
- bouteille de 75cl vide pour le dosage
- pile de rechange de la frontale principale
- appareil photo (sauf le second jour où je ne suis pas en mode touriste, je dois enlever mon sac pour récupérer l'appareil donc cela me prend un peu de temps)
- mon sac utilisé tout l'hiver en ski de rando et raquettes et sur mes sorties longues en trail l'été
- vaseline pour en remettre régulièrement sur mes pieds
- ma paire de bâtons, en un seul brin, pour être bien solides et pouvoir résister à l'enrayage d'une chute

matériel obligatoire qui restera dans le sac et ne sera jamais utilisé
- téléphone portable
- bande adhésive
- couverture de survie
- sifflet
- 2 barres de céréales (que j'ai données à un coureur qui n'avait plus rien à manger)
- surpantalon
- veste imperméable

Par chance, il n'y a pas eu du mauvais temps humide donc je n'ai pas eu à tester si cet équipement était adapté à une grosse pluie sous 5° avec du vent.


Habitant à 1h15 de Courmayeur, j'ai choisi de ne venir que le matin de la course, départ à 10h, pour perturber le moins possible mes habitudes, repas du samedi et heure de coucher comme toutes les autres semaines. Ma seule crainte est ma voiture, en fin de vie, qui je l'espère, m'emmènera sans encombre au départ. Lever 6h30, petit-déjeuner habituel et je décolle vers 7h. 2 erreurs de parcours plus loin, j'arrive au parking du gymnase de Dolonne où ma voiture va passer une semaine. Je suis dans les temps pour récupérer mon dossard. Je retourne à la voiture avec le sac de sport qui sera transporté de base vie en base vie. Je laisse quelques affaires dans le coffre pour que tout rentre. Je vais déposer mon sac, un tour aux toilettes, étirements et je rejoins la ligne de départ au centre de Courmayeur avec un copain. Je me place en seconde ligne pour ne pas être englué dans la masse au départ, sur la droite au soleil car il fait frisquet en manches courtes.

10h02 à ma montre, c'est parti. Ouf la préparation s'est bien passée et rien n'est venu perturbé ma participation à cette course à laquelle je pense tous les jours depuis plus d'un an. Je trottine tranquille dans les rues de Courmayeur et descend à coté de Guillaume Millet (3ème, 87h17) jusqu'à la Doire baltée. Si tout se passe bien, je dois la retraverser 145km plus loin. Une petite montée, toujours sur bitume, que je commence en courant afin de m'extraire du peloton derrière une dizaine de coureurs partis plus vite. Relance sur le plat qui nous mène à la fin du bitume (1199m) et début de la montée en sous-bois sur un sentier pas très large en lacets. J'enfile mes bâtons et entame l'ascension du col d'Arp (2571m). Je suis à 140-145 pulsations minutes, bien haut mais j'attribue ceci au stresse du départ, vers 900 – 1000 m/h. Chose fort désagréable, c'est l'hélicoptère très bruyant qui filme la tête de course. La course est très fortement subventionné par la région du Val d'Aoste qui désire faire connaître ces sentiers au monde entier d'où ce désagrément. Je suis régulièrement doublé et ne cherche pas à prendre la roue. Du beau monde dans les parages, Christophe Le Saux, récent second de la Grande Traversée des Alpes, Corinne Favre (32ème, 114h40), bien connue dans le milieu, Guillaume Millet…

Quelques courts replats mais la montée est globalement soutenue voire bien raide dans les prés. Le balisage est réalisé avec des balises jaunes (que les vaches semblent appréciées) et un élément réfléchissant, visible de très loin la nuit, le tout accrochées à une tige blanche. Plus des panneaux dans les zones urbaines et parfois un marquage rouge au sol. Globalement, le balisage était excellent. Pour l'instant, pas besoin de s'en inquiéter, il suffit de suivre la file, sous l'hélicoptère revenu dans les parages. Un peu de répit sur une piste où l'on discute dans un groupe de plusieurs français du temps possible du vainqueur, et notamment de la prévision d'Alex Forestieri (9ème, 99h12) en 3 jours sans dormir, soit 72h. J'apprends de sa part que ces 39h à l'UTMB ne sont pas représentatifs de sa valeur qui doit plutôt être sous les 30h. La pente se redresse dans la combe finale et je laisse partir tout le groupe pour me retrouver seul. Sur cette première étape, j'ai juste pour objectif d'arriver avant la nuit le plus frais possible. Petite pause photo et je repars avec Nicolas Cointepas (13ème, 103h47) et Stéphane Couleaud (37ème, 118h15), 2 connaissances. Passage au col après 1h44'28 et j'attaque de suite la facile descente dans l'alpage. 2h de course tout juste passé, je bois les dernières gorgées des 2l de ma poche à eau. Je ne pensais pas boire autant. Heureusement pour moi, le 1er point d'eau se présente rapidement après une portion sur piste.

Sur les points d'eau, c'est l'eau gazeuse qui est mise en avant. Je mets donc un peu de temps pour dénicher une bouteille d'acqua normale. 3'32 pour enlever mon sac, sortir la poche à eau, l'ouvrir, sortir ma boite de poudre et l'ouvrir, verser l'eau dans la poche, y mettre le nombre adéquat de dose de poudre, referme la poche, la boite, secouer la poche à eau pour éviter les agglomérations de poudre qui bouche le tuyau, ranger le tout. Bon temps, c'est que je n'ai pas eu à doser la quantité d'eau dans ma bouteille de 75cl pour bien respecter la dosage préconisé par le fabricant de 80g par litre. Je sais qu'ainsi, je n'ai pas de problème gastrique ni de coup de barre. Au ravito, il faut également se faire pointer. Le pointage est manuel pour les endroits au milieu de nul part, puis transmis par radio au PC course. Cette information, qui j'imagine est stockée de manière informatique par le PC course n'est pas disponible au public. Dans les lieux plus accessibles, il faut badger la puce autour du poignet et dans ce cas, le suivi informatique public est immédiat.

Une courte bosse à la sortie du ravito et la descente sur piste reprend. Plus loin c'est du bitume. Je rejoins Nico et Etienne Fert (15ème, 106h49), une autre connaissance, qui me chambre sur cette descente goudronnée faite pour moi. Un petit intermède sur un sentier où je montre que je suis moins mauvais que lors d'un tour du Vercors et la route reprend. Une traversée sur un sentier avec quelques petites bosses et l'on arrive à la Thuile. Quelques détours pour rejoindre le ravito à l'intérieur d'un bâtiment. Pointage informatique et remplissage de la poche. Je grignote un peu. 2h52 de course, 4'51 de pause. Il me semble, sans en être sur, que mon tableau de marche indiquait 3h30.

Un peu de route pour sortir de la Thuile (1450m) au % plus ou moins prononcé. Portion de liaison jusqu'à La Joux et son parking terminal (1595m). On coupe la route à plusieurs reprises et il y a quelques petites portions de descentes. Au gré de mes arrêts, je suis avec Etienne ou Nico. La montée vers le refuge Deffeyes est en forêt sur sa première partie, sur un sentier technique, au profil variable. Petite relance au Plan du Glacier et la montée reprend, à découvert. Je discute avec Nico. 4h49 pour atteindre le refuge Deffeyes. Plein d'eau et crème sur les pieds face aux glaciers du Ruitor, il y a pire comme vue.

Le début de la montée au Passo Alto est plat et roulant. La fin bien raide sur un sentier bien tracé dans un pierrier. Je suis toujours bien, avec un rythme régulier, qui me permet de durer. Bonne surprise au col avec la présence de Virginie, qui a fait, au cours, de l'été les 2 alte vie, seule. Pas pressé, je prends moi aussi des photos de ce beau point de vue.

Etienne me passe juste au début de la descente et s'éloigne dans ce pierrier où il faut sauter de bloc en bloc. A un moment, je suis un balisage permanent mais je vois au loin les balises de la course, donc un peu de hors sentier, hein cela revient au même que d'être hors ou sur le sentier, bon d'accord. Le bas est moins dangereux pour les chevilles.

6h29, point d'eau de Promoud. Plein d'eau express et je repars en descente sur une distance de 100m avant un pont et la montée au col de la Crosatie, annoncée à 2.6km pour 812m de D+. Cela monte effectivement bien sur un bon sentier en lacet. Je me fais plaisir et remonte des concurrents dont Etienne et Steph. Sur le haut, c'est plus technique dans les rochers avec des marches. Un vent violent complique la tache. 7h28, je retrouve Nico en haut du col, qui me prends en photos. Dernière grosse difficulté de la journée, reste une longue descente et la remontée d'un fond de vallée.

J'entame la descente pas loin de Steph qui me distance rapidement dans la première partie un peu technique jusqu'au lac du Fond. Etienne me reprend après le lac et j'arrive à suivre car c'est plus facile. On fait la descente en discutant. Juste avant la route au dessus de Planaval, on rejoint Nico, qui a fait une descente prudente, afin de se préserver pour la suite. Un peu de descente sur bitume et l'on arrive au point d'eau de Planaval. Plein d'eau à une fontaine juste avant pour moi.

Du bitume pour rejoindre la route principale que l'on longe sur un mauvais bas coté jusqu'à pouvoir la traverser ainsi que la rivière pour remonter la vallée de l'autre coté sur un bon chemin. Je fais la connaissance de Daniel Rigaud alias grizzlyski après une petite descente où je n'ai pas sur refréner mon envie de lâcher les freins et descendre très vite. Je suis bien alors que je cours beaucoup le long de la rivière et je reviens sur Steph. Il discute avec une connaissance alors je le précède un peu à l'arrivée à la première base vie de Valgrisanche. Environ 48km, 3885m de D+, 9h23. Tous les voyants sont au verts après cette mise en bouche.

Une première médaille autour du cou pour avoir fini un tronçon, je récupère mon sac base vie. A mon programme : rapide collation avec glucides et protéines, douche, repos et étirement, repas, repos. J'ai la bonne idée de m'installer au 2ème étage qui je pense, est un peu moins bruyant que le 1er. Pendant que je mange, je discute avec plusieurs têtes connues Gilbert (58ème, 124h23), l'Castor Junior (47ème, 122h06) qui a fait toute la course avec Tounik (47ème, 122h06), Goldenick. J'ai bien pris des bouchons pour mettre dans les oreilles mais ils atténuent juste le bruit. Je ne dors pas cette première nuit. Pas très rentable pour un arrêt aussi long. Je sens allongé que mon cœur bat plus vite qu'en temps normal, encore sous le coup du stress. Lever avant l'heure prévu et je décolle, sans petit-déjeuner à 4h02.

Il a plus cette nuit mais le sentier en forêt est bien sec. Je commence ma partie géante de pac man. Les jambes vont bien. Partie longuette une fois sorti de la forêt, surtout que de nuit, on ne se rend pas compte des distances, avec des relances nécessaires. Longue pause au refuge Epée atteint en 1h23 pour se couvrir plus chaudement et attendre un peu pour arriver au col aux premières lueurs du jour. Du faux plat en marche rapide et la pente se redresse sous le col (2875m, 2h21).

La descente est annoncée très raide et difficile. A part une courte portion où le traceur a choisi droit dans la pente, cela passe bien avec de bons lacets. Malgré la pluie et neige de la nuit, cela ne glisse pas particulièrement. Une traversée sur la gauche où je double Anke Drescher et la fin en lacet sur Rhêmes Notre Dame. Une descente sympa que j'ai fait (trop) vite. Un salut à Yves Détry et sa compagne sur le bas de la descente, qui enchaîne la PTL 2010 avec le TDG. Je remets un peu d'eau à une fontaine avant le village alors mon arrêt au ravito (3h16, 1723m) est express.

Nouvelle montée, sans temps mort pour le col d'Entrelor (3007). Les jambes ne sont plus de feu mais prennent leur rythme de croisière. Je suis tout étonné de voir 3 chamois à peu de distance, à peine affolés et qui ne s'enfuient pas. Plus haut, je double Gilbert. J'ai vu lors d'une reco qu'il y avait un point d'eau au milieu de la montée mais l'eau ne coule pas, mince, je risque de tomber à sec avant le col. Plus haut, je trouve 2 sources mais il est difficile de faire le plein de ma bouteille. Heureusement pour moi, cela caille fort et je ne transpire pas. La montée du col est bien soutenue dans l'ensemble. Après 5h05, je suis en haut du col. Un ravito est juste en contre-bas, dommage, j'aurais pu perdre moins de temps à chercher de l'eau.

La descente est longue et peu efficace avec des relances plates. On fait un grand détour alors que j'aurais préféré prendre au plus court. Je ne vais plus bien vite.

Eaux Rousses, 6h32, 1652m. Crémage des pieds, plein d'eau. La plus longue montée et le point haut de la course : le col Loson. Première partie dans un couloir d'avalanche. Le sentier fait des grands lacets pas bien raides. Plus haut, on traverse la montagne donc cela ne dénivelle pas vite. Cette fois, mon point d'eau espéré à mi-col coule bien. Un long replat et je reviens sur 2 coureurs qui n'ont pas l'air de vouloir se laisser me rattraper. Ils accélèrent. Je garde le contact grâce à quelques raccourcis droit dans la pente. Je n'ai plus la pêche mais conserve un rythme de croisière. Ils rattrapent un groupe plus lent et ne passent pas devant alors je reviens et double tout le monde. Il y a pas mal de monde dans cette montée qui me montre les lacets assez plats du sentier. Je choisis de monter droit dans la pente, hors sentier, en ralentissant encore le rythme des pas et en m'élevant grâce aux bâtons, l'effort n'est guère plus difficile. J'ai beaucoup de mal sur la fin du col, normal vu qu'il culmine à 3300m d'altitude, que c'est le 3ème col du jour et que j'ai fait peu de pauses. Content d'arriver en haut (9h55, 3h13 de montée, bien long car peu efficace).

Le début de la descente est en traversée, exposée à un endroit avec peu de place pour mettre son pied. Ensuite, c'est plus facile mais j'ai toutes les peines du monde à courir. Passage au refuge Sella en 11h03. Descente laborieuse jusqu'à Valnontey, j'en ai marre, et dire qu'il me reste ensuite plus de 40kms à faire… Je relance bien en courant jusqu'à la base vie de Cogne (12h29), à l'autre bout du village.

J'ai 2h de retard sur mes prévisions. Je décide de changer de chaussures car je sens un manque d'amorti. 12' d'arrêt à cette base vie.

Cela repart sur du bitume le long de la rivière puis par une large piste qui monte peu. Je me force à essayer de trottiner par moment. Traversée de la rivière et l'on longe la route jusqu'à Lillaz. Je passe Jean-Michel Touron (64ème, 125h57) et attaque la montée au dessus sur sentier. Je ne comprends rien à la géographie des lieux. Je m'attendait à remonter une vallée et là, il y a un verrou. Peu avant le point d'eau de Gailles Desot, je passe l'Castor Junior, toujours avec Tounik. Je les repasse peu après le ravito où ils ont été plus rapides que moi. Suit une longue portion en forêt au relief irrégulier. Je passe Gideon (22ème, 109h53) sans savoir que c'est lui. Je m'éteins progressivement et ne rattrape plus grand monde. La fin de la montée, la fenêtre de Champorcher est bien visible une fois sorti de la forêt, avec son magnifique pylône électrique. Avant cela, il y a le refuge Sogno di Berdzé. Je m'y habille de chaud pour affronter la nuit qui tombe. Je commence la montée de la fenêtre sans lumière et allume ma frontale à mi-montée. De grands lacets pour prendre de l'altitude. 16h41 depuis le départ pour le col.

Le début de la descente est pas évident à suivre. Heureusement, les balises sont bien rapprochées et il n'y a pas de brouillard. Jusqu'à qu'il n'y ai plus rien. Un coureur me rejoint. J'ai à peu près la carte en tête alors je prends hors sentier la direction vers le fond de la vallée. Quelques détours pour éviter des zones trop raides et l'on tombe sur une piste et le balisage de la course, ouf. Tant pis pour le refuge et lac Miserin où l'on est pas passé. On discute le plus souvent en marche très rapide. 17h58 pour le ravito de Dondena. Encore de la piste et à nouveau l'on se retrouve dans une zone sans balises et au chemin pas visible. Avec un peu de flair, je le retrouve. On est bien attentif par la suite. C'est la nuit, je n'ai aucun repère, le sentier est bien peu roulant. 19h17 de course pour la ravito de Chardonney.

On repart ensemble, mais je ne mène plus. Sur un nouveau sentier technique, où il faut même se frayer un passage dans la végétation, je perds quelques longueurs. J'ai en marre. Je m'attendais à du roulant en fond de vallée, mon horaire est explosé depuis longtemps, donc mes 100h final aussi. D'un coup, je m'arrête en ne prévenant pas mon compère qui a un peu d'avance. Je m'en veux de n'avoir rien dit et je lui en veux d'avoir fait demi-tour pour voir ce qui se passe. Laissez moi tranquille. Je lui dit que je veux faire une pause, que cela va. Il repart. Je m'allonge, j'ai arrêté dans ma tête. Un nouveau coureur arrive et m'oblige à répondre à ses questions. Je cogite longtemps pour savoir ce que je veux. Je ferme les yeux et me disant qu'une fois rouvert, la situation sera redevenue normale. Zut, cela ne fonctionne pas. Je recommencerai plein de fois cette manip pendant cette nuit, avec évidemment toujours le même résultat. Je finis par repartir en marchant au ralenti . Je m'allonge un peu plus loin, caché de la vue des coureurs, mais j'ai froid alors je finis de prendre la décision de repartir . Plein de zone sans aucun souvenir. J'arrive à coté d'habitations, m'arrête et attends. Un chien aboie en sentant ma présence. Au bout d'un moment, je repars pour m'arrêter sur une place un peu plus loin. Un bassin, une petite église, la rivière qui gronde en contrebas sera mon environnement pendant pas mal de temps. Je me mets hors de vision directe du passage des coureurs pour ne pas être déranger. Je recommence plein de fois la manip de fermer les yeux. L'Castor Junior et Tounik se rendent compte de ma présence à leur passage. Je leur annonce après un long blanc que j'arrête. Ils repartent. J'ai froid. Je finis par repartir à nouveau, marche très lentement. J'arrive à un pointage où je reste assis 15' à regarder défiler les coureurs, sans rien faire d'autre. Toujours en mode ballade familiale du dimanche, je repars. Le jour se lève. Je reprends un peu mes esprits. Je me fais une pause allongé pas loin du chemin. Je sens que j'ai une tendinite au genou. Un coureur en hoka me passe et je teste de le reprendre en courant. J'y arrive à peu près puis reprends ma procession. Hone et sa civilisation. J'ai arrêté mon enregistrement cardio depuis longtemps alors je n'aurais pas de trace de la montée bitumée de Bard. Route des Vignes, Donnas dont il faut traverser le centre et une partie de la ville pour atteindre le gymnase et la base vie. A 9h43, je bippe ma puce. Mon enregistrement cardio s'arrête en 21h52 soit à 1h52 du matin et j'avais déjà stoppé un peu avant soit 9h d'errance.

Autant je voulais tout arrêté au milieu de la nuit, autant à la base vie, je ne vois pas de raison d'arrêter. Je ne sais pas encore quoi faire mais je mange, me douche et me repose. Je squatte quelques minutes un PC qui me permet de voir que les copains tournent bien et de voir ma remontée en place sur la journée d'hier. Je retourne à pied dans le centre de Donnas, espérant trouver un bassin où immerger mon genou gauche qui me fait mal lors de certains mouvements. Sans résultat. Je retourne à la base et décide de repartir rapidement.

16h18, je repars de la base vie en espérant ne pas laisser mon genou en route. Dans la montée dans les vignes, aucune douleur mais dans la relance avant Perloz, je ne peux pas allonger la foulé ni trottiner sur le plat ou faux-plat. Je peux par contre faire des petits pas dans le raide en descente. Plein d'eau à Perloz (1h27) et descente sur le Pont Moretta (502m). Une longue montée jusqu'au refuge Coda (2200m) commence, d'abord au milieu de la civilisation. Personne dans le coin, je ne double qu'un trailer juste avant le ravito de Sassa. J'ai mal dans les faux plats descendant mais heureusement, c'est plutôt rare dans une montée. 3h36 pour atteindre le restaurant de la croix du Berger où je commence à m'équiper pour la nuit. Je teste de prendre ma Tikka pour la montée et m'écarterais à plusieurs reprises du sentier. Au col Portola, je mets la frontale plus puissante. Je suis bien étonné par la technicité du chemin qui suit, au milieu des blocs. Belle vue sur la plaine italienne illuminée. 5h40 pour atteindre le refuge Coda où je décide de dormir.

Quelques étirements allongés avant de me lever et cela craque dans mon genou gauche. Ce n'étais peut-être pas une tendinite, juste le tendon qui est sorti de son endroit habituel ? 3ème nuit sans dormir. Je bois beaucoup de boisson en journée, fait pipi 2 3 fois par heure quand je marche et une fois arrêté, il faut encore que j'aille 2 3 fois aux toilettes à 1h d'intervalle avant que ma vessie ne soit vide, donc aucun cycle de sommeil pendant 3 nuits mais de nombreuses heures allongé. 3h38, je décolle du refuge. Je double Anke Drescher peu après. Descente encore dans les blocs puis une longue traversée avec plusieurs remontées. De nuit, impossible de savoir où on en est. Je suis hélé par un coureur car j'ai loupé une bifurcation et je continuais sur une piste. Enfin, la descente sur le lac Vargno. Mon genou me fait plus ou moins mal et ne m'empêche pas d'avancer.

2h03 pour le ravito où commence la montée au col Marmontana. Le jour se lève au cours de cette montée qui comprends plusieurs replats et traversées. Pour avoir trop mis un doigt dans une narine, je saigne du nez, pas de mouchoir sur moi mais un peu de papier toilettes fera l'affaire. Superbe vue au col (3h40) sur des sommets qui au loin dépassent d'une couche de nuages, pas la photo, dommage.

Descente dans les blocs bien peu roulante. Une traversée et l'on remonte vers Crenna dou Leui. Bien que je ne fasse que marcher avec mon genou, je remonte régulièrement des concurrents. 4h51 pour la brèche. Descente raide d'un couloir et la progression dans les blocs continuent. La moyenne horaire ne va pas être fameuse sur cette portion. Remontée vers le col de la Vecchia et descente sur un sentier plus aménagé vers un point d'eau (6h01). Descente en marchant le plus souvent. Une remontée d'au moins 100m d'après ma courbe d'altimètre dont je n'ai aucun souvenir et j'arrive à Niel (7h51), seul pointage informatique de la portion, c'est les suiveurs qui ont du trouvé le temps long devant leur écran.

Je n'apprécie pas vraiment le chemin aménagé et empierré qui commence la montée au col Lazonney. On a eu assez de cailloux jusque là pour ne pas en remettre là où il n'y en a pas en temps normal. C'est plein sud, en plein soleil et je n'ai pas pris ma crème soleil. Finalement, les coups de soleil ne se feront pas sentir, ouf. J'ai toujours le même rythme en montée, pas exceptionnel mais régulier, dicté par la fatigue générale. Photos au col (9h31). Le coin est superbe, entouré de montagnes.

Mon genou me désespère dans la descente car c'est un faux plat descendant roulant, et je ne peux ni trottiner, ni allonger le pas en marchant. Cela va être longuet si je dois aller jusqu'à Courmayeur en marchant doucement toutes les descentes. Ravito à Oberloo puis la descente s'accentue et devient plus technique. Chouette, je peux sauter d'un caillou à l'autre en posant le pied à plat, cela va plus vite ainsi. Des coureurs arrivent quand même à me passer en marchant vite. Du bitume sur quelques kilomètres pour rejoindre la base vie de Gressoney, pas possible pour moi d'accélérer. 11h59 depuis le refuge Coda.

Comme d'habitude : collation, douche, repas, repos. Je décide de repartir juste avant la barrière horaire pour minimiser le temps passé de nuit et maximiser le temps de repos pour mon genou bien gonflé. Une liste des concurrents est affichée avec ceux qui ont arrêtés, personne chez mes connaissances, chouette. A nouveau, je vais régulièrement aux toilettes et ne m'endort pas.

0h52, deux concurrents arrivent à la base, l'un repasse illico la balise de départ, quel mental. 0h53, je repars. Je m'aperçois de suite que l'on ne fait pas le détour inutile que j'avais repéré sur la carte. Chouette, on remonte la vallée directement vers le pied du col Pinter, avec quand même un petit détour vers le centre de Gressoney, bien désert à cette heure. Grâce au repos, je peux allonger la foulée en marchant. Raide montée jusqu'à Alpenzu (1h14), plein d'eau. La suite de la montée au col Pinter comprend quelques replats. Je tente de sortir de ma léthargie en décidant de faire 100m plus vite. En regardant la courbe, on voit bien la différence mais j'atteins tout juste les 110 pulsations. 8'44 pour ces 100m de D+ avec un bon replat. Je double un peu jusqu'au col Pinter (3h02).

La descente se passe bien, maintenant que j'ai compris qu'il fallait mettre la frontale dans le bon sens, changer l'inclinaison pour voir juste devant ces pieds ou au loin pour trouver son chemin. 5' d'égarement à cause d'un manque de balise au moment où le sentier devient bien raide et technique. Plus loin, le sentier est peu visible et plus de balise. Je trouve le sentier balisé alte vie 1 qui part à flanc. Je me souviens avoir vu sur la carte qu'il ne fallait pas prendre un sentier à flanc partant sur la droite. Pas de balise visible alors je fais demi-tour et part sur la gauche. Un anglophone me demande si c'est le bon sentier et je lui réponds que je suis sur que ce n'est pas le bon, enfin presque. Je trace hors sentier, passe une clôture, une zone de sable et contourne une zone chaotique. Des lumières au loin. Je descends dans les vernes, dans une forêt encombrée d'arbres, du grand n'importe quoi, attirée par une lumière qui est en fait le reflet de ma frontale dans les yeux d'animaux. Plus moyen de progresser, cela devient trop raide. Une lumière fixe est toujours bien visible et semble pas trop loin. Je décide de m'allonger dans les vernes et d'attendre que le jour se lève. Il tombe quelques gouttes, c'est bien ma chance. Au bout de quelques temps pas si mal installé, je prends conscience que j'étais bien sur le bon sentier tout à l'heure, qu'il faudra bien quitter le tracé normal pour rejoindre un refuge mais que c'est plus bas. Je repars donc et arrive plus ou moins à retrouver mon chemin de l'aller. 45' de perdu, bravo Sergio ! Le jour s'est levé avant mon arrivée au refuge Crest (5h16).

Partie très moyenne, au milieu des pistes de ski, sur des pistes où les 4*4 défilent et en montagne russe, avec pour compenser une belle vue sur les glaciers et la belle vallée en contrebas. Au début de la descente finale sur St-Jacques, je m'allonge dans la pente, au bord du sentier en forêt, quelques minutes. Mon genou va mieux et je peux plus facilement courir.

Je me change à St Jacques (7h03) et fait le plein d'eau. Je repars avec un français Tony Gout (135ème, 143h26) qui je l'apprendrais plus tard et Gorkys du forum ufo. Il a droit à une interview de gars de la télé italienne qui sont venus à cet endroit pour sa superbe vue sur le Mont Rose. Tony va mieux qu'il y a 2 jours et il n'a pas de mal à suivre mon rythme de montée, qui n'est suivi de personne d'habitude. A quoi bon en être à 300 000m de D+ depuis le 1er janvier si ce n'est pour ne pas aller plus vite que quelqu'un habitant en région parisienne et qui en a 50 000m ?

Refuge du Grand Tournalin en 8h38 où je repars seul pour la courte montée au col Nana. Traversée dans un somptueux cadre jusqu'au col des Fontaines (9h33). Une longue descente m'attend. Que va en penser mon genou ? Du mal après les premiers mètres raides où la pente s'adoucit. Des coureurs s'éloignent doucement car je ne peux pas allonger, snif. Je tente de faire des petits pas en courant en avançant grâce à la poussée sur les bâtons, pas tenable bien longtemps. Délivrance sur la seconde partie plus raide et technique où je peux faire mes petits pas d'un caillou à l'autre. Je rattrape et double à nouveau. Base vie de Crétaz (11h05).

La barrière horaire est à 21h donc autant ne pas trop tarder à repartir pour en faire plus de jour. Je me fixe le refuge Cuney pour dormir. Douche, repas, repos, toujours sans dormir, la routine.

16h08, je décolle. Descente pour passer de l'autre coté de la vallée et montée au barrage. 1h20 pour atteindre le refuge de Barmasse. De belles couleurs dans cette combe. On m'annonce des nuages mais pas de pluie. C'est un des problèmes, la météo, il suffirait quelle soit affichée dans les bases vie pour ne pas avoir à demander à des gens qui n'en savent pas forcément plus que nous. Nouvelle erreur un peu plus loin, où je reste sur la piste et suis ramené à l'ordre par un coureur que je venais de passer. Un troupeau de vaches à passer, sans problèmes mais je m'arrête pour assister à un combat de deux vaches sous l'œil intéressé des bergers. C'est impressionnant. Un peu de piste descendant puis plate et je me fais déposer par un coureur qui courre, quel scandale ! Je mets la gomme dans le faux plat montant qui suit pour le rejoindre. Je le laisse continuer le rythme quand il s'arrête pour me laisser passer. Un peu plus haut, il ralentit assez nettement alors je passe, le distance et finit la montée à la fenêtre d'Ersaz (2h21).

Portion un peu vallonnée. Le cadre est somptueux. Ah bon, je me répète ! Montée au ravito de Grand Raye où un hélicoptère vient de récupérer un coureur à la cheville qui a doublé de volume (sauvetage payant en Italie). Cela monte avec des vallonnements vers le fenêtre de Tsan. J'ai passé Tony qui était en pleine conversation téléphonique, il est pas loin derrière. Le coureur qui m'a passé auparavant suit à distance également. Au col, à 2700m (4h04), je suis bien étonné de voir des vaches qui s'intéressent à moi. Je me change pour affronter la nuit et repars avec Tony qui vient d'arriver, frontale déjà sur la tête. Descente technique où je me fais plaisir et distance Tony et l'italien qui a aussi pris la roue. Bivouac Reboulaz en 4h37 et la montée continue vers le col Terray (5h10). Une descente et une portion vallonnée, à flanc de montagne. De nuit, on ne voit pas si c'est vraiment exposée par contre, impossible de se rendre compte de se progression donc cela semble bien long. Enfin, la dernière courte montée sous le refuge Cuney. Un plat de pattes et au lit. Les toilettes étant à l'extérieur, je me prendrais froid lors de mes 3 sorties. Il me semble que j'arrive à dormir.

Panique au moment de repartir avec Tony et 2 autres trailers, je ne remets pas la main sur ma ceinture cardio, cela m'embête bien. Un dernier tour aux toilettes et je découvre ma ceinture, tranquillement autour de ma taille, ouf. Le groupe ne m'a pas attendu avec mon accord alors je démarre fort à 4h55. Je rattrape et continue seul sur ma lancée. Col Chaleby (32'), descente montée, pas de longs relief dans ce coin. Un anglophone n'a plus de carburant, je lui donne mes 2 barres, sachant qu'à mon rythme peu élevé, j'ai peu de chance de tomber à court d'énergie avec ma poudre, jusque là je n'ai jamais mangé de solide issu de mon sac, juste picoré du solide des ravito. Le bivouac Clermont n'est pas loin (1h09). Plein d'eau et une courte montée au col de Vessonnaz (1h24).

Une longue descente s'annonce pour rejoindre Closé et sa barrière horaire. C'est super raide sur la première partie, sans obstacle sur un sol un peu glissant, génial quoi. Je retrouve un peu des sensations de l'hiver, raquettes aux pieds. Chouette mes jambes me permettent de continuer à bien descendre quand la pente se calme. Le sentier part à plat sur la droite pour éviter une grosse rupture de pente dans l'axe du vallon. Ensuite, on longe la rivière dans des pentes souvent douces. J'alterne marche et course en faisant attention à ne pas déclencher une tendinite du fascia lata à chaque genou quand j'allonge trop la foulée en courant. La pente se redresse sur le bas dans une forêt de mélèzes sur un sentier ludique. Je double Anke Drescher. 3h05 pour être en bas à la rivière. Il reste 110m à remonter pour atteindre Oyace et son ravito (3h19). Le jour s'est levé pendant la descente. Ce n'est plus le ciel bien dégagé mais nuageux.

Aucun répit, la montée au col Brison reprend d'entrée. Je pense avoir louper un raccourci de la route qui coupe les grands lacets, sans conséquence. Je ne suis pas facile dans cette montée souvent bien raide. Il y a de moins en moins de coureurs à reprendre. 700m/h sur 28'45 d'après mon relevé, cela n'allait pas si mal en fait. Quelques gouttes. Une fois sorti de la forêt, il reste peu de temps avant d'atteindre un point d'eau. La montée se finit par la traversée d'un cirque. 5h26, je salut un randonneur au col.

Descente sympa en lacets puis en traversée jusqu'à un point d'eau.(6h03). Le randonneur arrive quand je pars. La vache, il avance car j'ai beaucoup couru ou alors mon rythme de course est vraiment lent. Je redoute la suite sur une longue piste jusqu'à Ollomont, mais heureusement pour moi, il y très souvent une bande d'herbe au milieu du chemin, assez agréable. Le randonneur suit et me passe sur le bitume en toute fin de descente. La route à remonter pendant 7' avant d'arriver à la base vie d'Ollomont (6h46).

Collation, douche, repas, repos sans arriver à dormir. Je repars assez tôt pour profiter du jour mais pas trop tôt pour arriver de nuit aux ravito où j'espère qu'il est possible de dormir.

Le début de la montée au col Champillon est sur un sentier qui doit être une pure merveille à descendre en VTT, sur un sentier très propre en forêt, raide. Je démarre tranquille comme d'habitude et comme je me sens bien, j'accélère progressivement pour finir par une nette accélération à la sortie de la forêt. Les coureurs que je passe à ce moment doivent être un peu surpris. Je temporise un peu dans l'alpage et reprends de la vitesse sur une piste où je passe Tony. Le sentier est bien raide ensuite et je suis super bien alors je refais une grosse accélération. 121m de D+ en 6' en regardant le relevé, je sentais bien que je montais vite mais je n'avais pas idée de ma vitesse ascensionnelle en montant. Je temporise en vue du refuge que j'atteins hors sentier droit dans la pente. 1000m de D+ en 1h11.

Plein d'eau et je repars plus raisonnablement à 800m/h jusqu'au col (1h38). Je passe un trailer des Houches qui me prend en photos au col, où une nouvelle fois, la vue est superbe. La descente ne me plaît pas trop, faisant de grands détours alors je zappe le sentier et descends droit dans la pente depuis le col. Descente lente par la suite car cela ne descends pas franchement, à l'inverse des cols précédents.

2h35 au ravito de Ponteille Desot. On repart sur une piste qui fait de grands lacets dans l'alpage (il y aurait moyen de couper droit dans la pente) et l'on quitte l'alte vie 1 pour prendre un peu plus haut le Tour des Combins, un sentier entre Suisse et Italie. Longue portion presque plate, heureusement que l'environnement de ce sentier est sympa dans la forêt. Descente sur une piste et remontée toujours sur piste. Descente sur piste sur Saint-Rhémy où pour briser la monotonie, je cherche à couper la piste. Sur cette portion, celui qui arrive à courir peut gagner beaucoup de temps.

4h29 au ravito de St-Rhémy. La nuit tombe, je me ravitaille et je me change. Pas possible de dormir ici mais on nous annonce que c'est possible au point suivant. Longue portion globalement montante, souvent sur route, au milieu de la civilisation. Enfin, on passe la grande route du col du Grand Saint-Bernard et l'on retrouve une montée sur chemin. Je vois vite les lumières du prochain ravito qui me paraît proche de nuit. En fait, je mettrais pas mal de temps pour l'atteindre, toujours cette mauvaise appréciation des distances la nuit. Il manque un peu de balise réfléchissantes par endroit donc il faut être bien attentif à rester sur le sentier. Cette fois, le ravito et sa dernière barrière horaire avant l'arrivée est tout proche. Mauvaise nouvelle, pas possible de dormir et il n'y a rien à un refuge en construction au dessus. Il faut passer le col Malatra et descendre au refuge Bonatti. On m'annonce en plus qu'il ne sera plus possible d'y dormir si l'on y arrive après 3h40. Normalement, je devrais y arriver avant. Je dois donc repartir, il me reste des forces donc cela va et j'ai déjà passé ce col Malatra de jour. Coup d'œil très fréquent à mon altimètre pour juger ma preogression. Personne devant, des coureurs loin derrière. Juste la présence de vaches par endroit et de la lune. Court passage aménagé sous le col, première fois de la boucle que je dois enlever mes bâtons pour tenir une corde. La brèche du col (8h05).

800m de descente et c'est le dodo. Les piles de ma frontale faiblissent et le jeu de rechange que j'ai dans mon sac n'est plus de première jeunesse alors je dois négocier cette descente sans forte lumière. Heureusement, la descente est assez facile et les cailloux blancs ne voient facilement. Petite pause pour prendre un joli paysage nocturne mais malgré le mode paysage nocturne de mon appareil photo, cela ne rendra rien. Là encore, je regarde très souvent mon alti pour voir ma progression. 9h30, refuge de Bonatti.

Collation et au dodo. Royal, il n'y a personne dans la chambre réservée aux coureurs. Première fois où je suis certain d'avoir réussi à dormir, il était temps. Bon petit-déjeuner avec chocolat chaud, quelques étirements et je décolle à 7h34 après avoir pris la vue depuis le refuge en photo. J'ai dans l'esprit de faire les 12kms restants à un bon rythme. Cela commence par une petite descente, sous le feu d'appareil photo et d'une caméra des organisateurs. Je passe en courant mais la suite est moins glorieuse sur le sentier roulant en balcon. A froid, j'ai du mal à courir et mes tendinites aux fascia lata ne sont pas loin. Il me faudra aller jusqu'à Arminaz pour que cela se décante et que je puisse courir sur le plat. J'arrive à prendre un bon rythme, double Anke Drescher. Je marche dans les plus forts pourcentages et cours le reste du temps. Un troupeau de vache au loin. Je le rattrape. Les vaches vont dans le même sens que moi, bon bah, on va attendre sagement derrière. J'arrive quand même à remonter petit à petit la longue file et peut relancer quand elles sont arrivées dans leur pré de pâture. Un groupe de chasseurs et c'est la descente au refuge Bertone. Plein d'eau inutile mais réalisé et je continue la descente, parcourue presque intégralement en courant. Plus de douleurs, assez de piège pour que cela soit ludique. Fin du sentier, la piste puis la route. Là miracle, j'ai beau accélérer, aucune douleur. Je passe des coureurs qui marchent et savoure leur arrivée. Pas d'émotion particulière pour moi car cela fait depuis Donnas que je ne suis plus en mode compétition mais juste finir en m'amusant avec les barrières horaires et profitant des lieux. Les rues du centre de Courmayeur et la ligne d'arrivée bondée de monde. Avec mes bâtons dans les mains et ma vitesse, je ne fais pas plaisir aux gamins qui attendant qu'on leur tape dans la main. 143:28:05 après le départ, 136ème, je passe la ligne et bippe mon bracelet. Une médaille, signature du poster des arrivants et d'un tee-shirt d'une enfant qui me prends pour un héros. Ravito vite fait, je n'ai pas envie de manger. Tiens Tony est là, arrivé juste avant moi, félicitations.

Quelques conclusions

Avec la Tikka qui éclaire trop peu, parcourir les sentiers de nuit ne me tentait pas du tout. Avec la Myo RXP, c'est presque comme en plein jour, surtout dans les descentes raides et techniques où la vitesse est faible, avec un bémol, il faut prévoir un jeu de piles par nuit entière. Parcourir la montagne de nuit n'est donc pas un problème, je ne vais pas m'y adonner fréquemment pour autant mais cela ne me rebutera plus dans le futur.

Mon tableau de progression était très clairement inadapté. A la rigueur, avec de longues nuits de sommeil profond et réparateur, j'aurais peut-être pu aller plus vite et respecter mes vitesses de folie la journée. Je n'ai vraiment dormi que la dernière nuit et cela ne m'a pas été trop préjudiciable. Je pense qu'avoir sur moi, le sac qui permet de se poser au chaud n'importe où, me serait utile quand le moral commence à flancher ou que le sommeil se fasse trop sentir. Avec des pauses de 2-3 heures aux bases vie, cela devrait pouvoir le faire. Reste à savoir si j'ai envie de me lancer sur un tel parcours avec un tel état d'esprit.
La caisse pour faire un bon temps, je l'avais. Par contre, je pense que mon problème au genou aurait empirait si j'avais continué sur un gros rythme avec des pauses très courtes. Une cheville m'a aussi un peu gênée. J'ai, je pense, une mécanique encore trop fragile pour durer et conserver la possibilité de courir quand il le faudrait.

Le parcours est superbe. Il y a bien quelques passages moins intéressants comme l'arrivée à Donnas ou la portion après Saint-Rhémy mais trouver un parcours logique de 335kms dans les Alpes, mieux que cela, il faut se lever de bon heure. Le Val d'Aoste est magnifique, je suis partant pour accompagner ceux qui veulent faire des reconnaissances l'an prochain. Cela me permettra de faire de jour les portions que j'ai du faire de nuit. Mon plan B prévoyait de faire un tronçon de jour à partir de Donnas, c'est ce qu'à fait Wouter, en prévoyant un bouquin pour passer le temps dans les bases vie. Avec mon explosion mentale, je suis reparti trop tard de Donnas pour ne pas avoir à prendre en compte les barrières horaires obligeant de progresser de nuit.

Il restera toujours la frustration de ne pas savoir ce que je valais sur ce parcours, mais n'avoir quasiment jamais subi et avoir fini la course sans douleur me réjouit.

Un point à améliorer est l'info sur les endroits où l'on peut dormir en dehors des bases vie. La liste n'a, sauf erreur, pas été donnée et les bénévoles donnaient parfois des informations erronées. Sur la distance ou le temps nécessaire pour atteindre le prochain point, je ne leur en veux pas, c'est à nous d'avoir étudier le parcours pour calculer notre progression, par contre, si on a pas l'info si l'on peut dormir ou non, on part dans l'inconnu.
Si quelqu'un pouvait inventer un hélicoptère silencieux, ce serait bien aussi.

Sans assistance, avec mon rythme atypique, j'ai été très souvent seul. Sur les bases vie où l'on rencontre du monde, on a autre chose à faire que de papoter, donc au final, on passe une semaine seul. Sur les randos de 3 4 jours avec quelques potes, je suis souvent seul pendant l'étape mais avant et après, on a longuement le temps de discuter.

Un point très important dont j'ai très peu parlé a été la météo. Il a plus la première nuit (j'étais à l'abri dans la base vie) et tombé quelques gouttes sur les hauteurs les autres nuits. Les températures étaient clémentes, sauf le second jour en matinée où elles étaient très fraîches. Bref, des conditions idéales. Pas d'humidité pour mouiller les pieds et causer des ampoules. Pas de grosses chaleurs pour déshydrater. C'est fréquent d'avoir de longues périodes de beau temps à l'automne dans les Alpes mais les conditions auraient pu être tout autres, rendant la course bien plus difficile.

3m délicats dans la descente du col Loson, un passage équipé dans le montée du col Malatra, le reste du temps, j'ai trouvé le sentier bien tracé, permettant de compenser l'extrême raideur de certains passages. Celui qui ne connaît de la montagne que l'UTMB risque d'avoir des problèmes mais celui qui a l'habitude de la montagne sera à son aise.

Lors de mes sorties d'entraînement, je ne tourne qu'à la boisson énergétique. Là, j'ai grignoté à tous les ravitaillements complets ce qui me faisait envie. J'ai aussi bien mangé sur les bases vie, en repartant peu de temps après avoir mangé sans jamais avoir de problème gastrique. Il faut dire, qu'avec un cœur qui bat entre 90 et 110 pulsations par minutes, il reste de la disponibilité en sang pour alimenter le système digestif.

Merci aux organisateurs pour avoir oser une telle course, aux nombreux bénévoles. Bravo à tous les finisseurs et autres participants qui ont tout donné sur cette course.

Au final, je suis très content de cette semaine où j'ai le plus souvent pris beaucoup de plaisir à évoluer dans de magnifiques paysages.

Les réactions

Par ric69, le 2010-09-22 20:49:25
ça laisse rêveur. franchement ce truc c'est de l'aventure à l'état pur car vu la Dev et la distance, on ne peut jamais être sûr que ça va tenir sur tous les fronts. Bravo pour l'avoir terminée et pour le CR qui nous permet de la vivre aussi intensément. Bonne récup.
A+

Par piermer, le 2010-09-22 20:52:16
J'ai peu de mots ... Enorme , Superbe et je ne sais pas comment définir ce que j'ai lu : non seulement c'est particulièrement très bien décrit et ressenti, mais ce récit mérite - pour ce me concerne au moins!- d'être une sérieuse référence pour tous celles et ceux qui souhaitent parcourir ces paysages. Le plus beau est que tu ne te montes pas la tête mais comment fais tu pour être aussi précis pour relater le déroulement de l'épreuve?
Merci pour le détail du matériel emporté , c'est un point auquel j'attache bcp d'importance. Encore peu importent les photos, bravo pour ce récit et le vécu si bien décrit que l'on en revit tous les instants.pm

Par Cherokee, le 2010-09-24 12:41:06
Muy buena cronica, en mi caso no tengo tantos recuerdos.
Animo

Par curieux, le 2010-09-28 16:53:49
"Celui qui ne connaît de la montagne que l'UTMB risque d'avoir des problèmes mais celui qui a l'habitude de la montagne sera à son aise."
peux tu developper stp? l'UTMB serait roulant ? et ici ca serait plus du technique?

Par serge, le 2010-09-28 20:25:47
l'UTMB culmine à 2500m, le Tor des géants à 3300, et forcément, à ces altitudes dans les Alpes du Nord, c'est moins roulant.
à l'UTMB, il y a de longues portions roulantes, peu sur le TDG qui a au contraire une longue portion pas roulante du tout dans la portion Donnas Gresonney.
rien d'insurmontable cependant.

Par curieux, le 2010-09-28 21:09:25
merci pour ces infos, ca confirme mon impression après avoir fait un TMB en rando. Il y a de longs passages en fond de vallée par exemple faciles.
Moins pour le passage de l'arpette mais ce passage fait partie de la PTL et pas de l'TMB.

Par Lutin, le 2010-10-04 21:08:47
Ton compte-rendu est très complet, bravo.

Par arno 58, le 2010-10-15 09:30:37
Bravo pour ton aventure, serge, respect. Penses-tu qu'il ^soit obligé d'avoir boucler un utmb pour te lan cer dans cette aventure ??

Par serge, le 2010-10-15 14:02:41
obligé non, je n'avais jamais fini l'UTMB ou autre course du même format. maintenant, passer une nuit ou deux sur les chemins de montagne m'a manqué comme expérience.

Par gdvercors, le 2010-10-17 17:17:16
Merci Serge pour ce récit. Peut-tu me donner les coordonnées du site "Mercator" ? Tu parles de carte au 25ooo/ème
D'avance merci

Par arno 58, le 2010-10-17 21:19:43
:erci serge, j'ai participer à la 6666 l'année dernière, donc j'ai passé une nuit et demi dehors, sinon, quelles sont tes références sur le long (templiers, et autres..........). Merci d'avance

Par serge, le 2010-10-19 01:02:25
@gdvercors :
http://plans.mercator1958.be/Plans.htm

@arno 58 :
pas de course récentes donc pas de références. à l'entrainement, je suis du niveau d'un coureur qui a fait 28h à l'UTMB, 8h15 aux templiers 2008
mieux vaux lire d'autres compte-rendus pour avoir d'autres impressions que ma course un peu spéciale.

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2010-09-20 14:30:09 : Tor des Géants - photos 2ème partie - 51 photos - 10 réactions

Suite et fin de photos de ce Tour des Géants

2010-09-20 13:48:50 : Tor des Géants - photos 1ère partie - 54 photos - 4 réactions

Une sélection de mes photos.
Mon appareil photo est un grand angle mais dans cette superbe région, il faudrait carrément avoir un appareil qui prend des photos à 300°. Somptueux !

2010-09-18 19:02:40 : Tor des Géants - liens vers des photos, vidéos, CR, résultats 2010 - 5 photos - 2 réactions

De retour d'une semaine sans connexion internet, un aperçu de la première journée et déjà tous les superbes paysages que l'on vit lors de ce Tor des Géants http://www.tordesgeants.it dans le Val d'Aoste.

liste des photos, CRs et vidéos que j'ai dénichés sur la toile

photos :
http://picasaweb.google.fr/117581043166293742698/TOR?authkey=Gv1sRgCK7qm-TfvbitMA#
http://picasaweb.google.com/108072339370593187115/TorDesGeants#
http://picasaweb.google.com/mercator.1958/2010TorDesGeants?feat=directlink#
http://picasaweb.google.com/VirginieSouris/Tor_des_Geants_2010_09_12?feat=content_notification#
http://picasaweb.google.com/etiennefert/TDG2010?feat=content_notification#
http://picasaweb.google.com/107053336699515497799/TorDesGeants2010?feat=directlink#
http://picasaweb.google.com/tatou42/TorDesGeant2010?feat=content_notification#
http://www.flickr.com/photos/lonerunman/sets/72157624899508663/
http://picasaweb.google.fr/ltheze/2010_09_1119TorDesGeants?authkey=Gv1sRgCN3m9PKU6sDl-wE&feat=directlink#
http://picasaweb.google.es/jaumegarr/TorDesGeants#
http://www.pbase.com/chrrrris/tor_des_geants_2010

vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=Wv_GOwcv6Vo
http://www.youtube.com/watch?v=zgRwrXulU3Q
http://www.youtube.com/watch?v=nSBxbxG7al4
http://www.megaupload.com/?d=LVRQB9ZQ
http://www.dailymotion.com/video/xfpsb4_tor-des-geants-sim-partie-1_sport
http://vimeo.com/16908473

CR :
http://challenge-by-choice.blogspot.com/2010/09/dnf-first-time-for-everything.html (en anglais)
http://lagrizzlyteam.blogspot.com/2010/09/le-tordesgeants-2010-un-truc-un-peu-fou.html
http://teres2.blogspot.com/2010_09_01_archive.html
http://forum.ultrafondus.net/showthread.php/9080-Encore-un-CR-du-TOR-des-GEANTS
http://tdg2010.blogspot.com/
http://forum.ultrafondus.net/showthread.php/9083-Tor-des-Gants
http://atalanta77.blogspot.com/2010/09/tor-des-geants-in-bocca-al-luppo.html
http://www.mercator1958.be/CRCourses/TDG%202010%20-%20CR%20Philiot%20-%20Bon%20voyage.pdf
http://ultra-burna.de/pageID_10347165.html en allemand avec de nombreuses photos
http://sport.tg.free.fr/tordesgeants.htm
http://www.alua.es/blogs/alua/?p=4499 par le second de la course
http://www.alua.es/blogs/alua/?p=4483
http://osa-ultratrail.over-blog.com/article-un-petit-recit-du-geant-pour-une-grande-course-58058678.html
http://etienne.fert.pagesperso-orange.fr/cr/cr-tdg-2010.htm très complet
http://www.kikourou.net/recits/recit-10997-tor_des_geants-2010-par-rapace74.html
http://giancarla-agostini.blogspot.com/2010/10/1219-settembre-2010-tor-des-geants_5353.html par épisode, en italien
http://www.realite-virtuelle.net/tdg.php
http://www.mercator1958.be/CRCourses/TDG%202010%20-%20CR%20MercaTor%20%281.0%29.pdf
http://www.planetmountain.com/english/News/shownews1.lasso?keyid=37654 en anglais par un alpiniste qui faisait sa première course sur le Tor des Géants
http://www.mercator1958.be/CRCourses/Le%20TOR%20des%20Geants%202010%20-%20Le%20Gecko%20et%20Veronique.pdf
http://banfftrailtrash.blogspot.com/2010_09_01_archive.html
http://www.facebook.com/notes/nicki-rehn/tdg-race-report/155718401116287 en anglais, necessite un compte facebook
http://static.blog4ever.com/2010/09/436075/artfichier_436075_174424_201010202500443.pdf
http://chrrrrisblog.blogspot.com/2010/11/tor-des-geants-2010.html

fil de discussion très complet avant la première édition :
http://forum.ultrafondus.net/showthread.php/6770-Tor-des-Gants
suivi de l'édition 2010 sur le forum ufo :
http://forum.ultrafondus.net/showthread.php/8967-Torrrrr-des-Gannnts-!!!-a-va-partir
suivi de l'édition 2010 sur kikourou :
http://www.kikourou.net/forum/viewtopic.php?f=8&t=19454

calcul des temps intermédiaires et classements de l'édition 2010 :
http://www.courir74.com/temp/tor.zip

2010-08-02 14:48:36 : Trail du Tour des Fiz (01-08-2010) - 9 photos - 8 réactions

Ce trail est l'occasion pour moi de refaire le Tour des Fiz, un coin vraiment superbe. Et puis, on est même pris en stop très vite quand l'orage éclate. Une bonne journée.

Le site de la course :
http://www.camp-de-base.com/fr/trail-tour-des-fiz.aspx
je vous conseille le petit parcours.

2010-07-02 13:38:22 : Tour du Beaufortain (29 et 30 juin 2010) - 15 photos - 9 réactions

Un tour décidé au dernier moment en compagnie de Michel.

L'itinéraire suivi :
Queige - col des Lacs - col de la Bâthie - lac Tournant - lac de St-Guérin - Cormet d'Arêches - refuge de la Coire - col du Coin - Plan de la Lai
Refuge du Plan de la Lai - col de la Sauce - Crête des Gittes - col du Bonhomme - col de la Fenêtre - col du Joly - col de Véry - Mont de Vorès - Les Saisies - Mont Bisanne - La Croix de Coste - Queige
bon balisage jusqu'aux environs des Saisies, médiocre ensuite.

2 longues journées avec un départ très bas mais une première montée de 1500m de D+ et ensuite cela vallonne jusqu'à la descente finale.

Une demi-heure sous une bonne averse le premier jour, 40h à me demander si je vais retrouver ma voiture car je n'ai pas la clé sur moi ou dans mon sac, voilà pour les péripéties. Finalement, ma clé m'a attendue sagement sur mon coffre, bien en vue sur le parking d'un péage d'autoroute.

Une course http://www.ultratour-beaufortain.fr/ fait ce parcours avec des variantes plus techniques (mais enneigées à cette époque) en non-stop.

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