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2007-11-29 00:32:21 : Tête Pelouse depuis Flaine (28-11-07)

Nico, que cela démange de sortir les skis de rando, me propose une sortie mecredi; je suis bien sur partant, maintenant que j'ai mon matos. Comme la neige a bien fondue à basse altitude, on doit monter à Flaine, pour une classique de début de saison : la Tête Pelouse, 2475m.

On débute sur les pistes, d'ou vient une dameuse; sinon les remontées mécaniques ne sont pas ouvertes. Comme cela monte bien, mes pulsations sont hautes, du fait de mon manque d'habitude à pratiquer la geste de la montée en peaux. Il fait bon, au cours d'une très belle journée. Au lieu de prendre à droite pour le col de Platé, on prend à gauche pour le col Pelouse. Pas mal de cailloux dépassent dans la descente dans la combe de Gers, alors on continue vers les Verdets.

Manipulations de peaux, et l'on descent dans la combe des Foges. La neige est excellente, 10cm de poudreuse sur un fond sur, parfait. Il manque quand même un peu de neige alors très vite, on touche les cailloux, donc demi-tour. On coutourne Tête Pelouse par la gauche pour rejoindre l'arête sud et le ressaut qui ne passe pas en ski. On déchausse et finit l'ascension à pied, sans les batons, qui nous auraient servi à la descente. Pause photos et l'on va retrouver nos skis.

On rejoint la piste par une belle pente encore à peu près poudreuse. Je ne sais pas comment j'ai fait mais je déchausse et tombe. Mon ski, attaché à ma chaussure, ne part pas donc je peux rechausser et rejoindre Nico en bas de cette raide pente. La suite est moins drole sur les pistes massacrées par les dameuses. Mes cuisses n'aprécient pas et je dois faire des pauses régulièrement, heureusement, la douleur passe vite. Le bas est meilleur, bien damé par le passage des skieurs précédents. Pas de problème pour redescendre jusqu'à la voiture.

Une bien belle journée de ski.

Les réactions

Par pic75, le 2007-11-29 05:44:11
pff....C'est reparti ces très belles photos...ca commence à faire envie...bon la neige est pas encore tombée ici autour de Sacramento...
Merci et continue avec ces photos alpines c

Par pic75, le 2007-11-29 05:44:34
oups...
ca fait vraiment plaisir

Par L'Castor Junior, le 2007-11-29 08:53:47
Merci Serge.
Ca me donnerait presque envie de me mettre au ski...

Par STEGU, le 2007-11-29 10:10:30
Ca laisse réveur ...

Par macri, le 2007-11-30 18:12:59
le bleu s'harmonise toujours autant avec le blanc! merci Serge!

Par happy, le 2007-12-16 18:38:03
j'apprécie bcp les photos et les commentaires..
Merci, Serge

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Flaine


Désert de Platé sous la neige, sur fond de Mont Blanc


La combe des Foges


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2007-11-18 19:38:54 : Pointe d'Uble (16-11-07) - 4 photos - 7 réactions

Beau temps à la voiture quand je pars. Le temps que je monte la piste en foret, les nuages sont là, au milieu de la face sud. Des skieurs sont déjà montés donc je n'ai qu'à suivre la trace. Je sors des nuages, à nouveau grand beau, pas de vent, pas froid. 2 skieurs redescendent, ayant l'air d'avoir des difficultés dans cette neige qui n'est plus poudreuse mais bien compactée par le vent. Photos au sommet, atteint au bout de 10' de plus qu'au printemps.

Comme prévu, la descente n'est pas super agréable mais je pense mieux m'en sortir raquettes au pied, qu'avec des skis. Un peu d'hésitation quand je retrouve les nuages, lors de ma plongée plein sud jusqu'à la lisière de la foret. 2 mètres de poudreuse, je sens de suite la différence. Remontée par la foret sur la bosse qui domine les chalets d'Uble et je retrouve la piste de montée. Pour la première fois, je sens de couper par la forêt, la neige est en quantité suffisante. A part un mauvais choix d'itinéraire qui m'a fait aller au fond d'un ruisseau pour remonter ensuite, cela passe très bien et c'est bien plus sympa que la piste. Je débouche au sommet d'une clairière qui me permet de rejoindre la route sans réumprunter la piste. Ca caille sous les nuages.

2007-09-18 00:17:22 : Buet en boucle depuis Sixt (16-09-07) - 12 photos - 11 réactions

Le beau temps est annoncé pour dimanche alors j'appelle Nico samedi soir pour lui proposer le Buet depuis Sixt. Ayant en tête de faire la crête du sommet au col d'Anterne par le col des Chaux, je préférerais ne peut être seul pour cette portion hors sentier. 3 semaines après l'UTMB, il renonce à son tour des Aravis en vélo et accepte de m'acompagner.

Dimanche matin, j'en profite pour lui soutirer pendant 3h son compte-rendu du Tour du Mont-Blanc. La longue montée de 896 à 3096m passera très vite ainsi. L'eau de la fontaine du refuge de Grenairon ne coule plus alors le gardien va nous remplir nos bouteilles à la cuisine. Nous lui demandons son avis sur notre itinéraire. Il l'a essayé une semaine auparavant et n'a pas réussi. Nous décidons alors de rentrer par les beaux prés, directement sur les Fonts.

Courte pause sur la crête de la montagne des Eves ou l'on trouve du monde. L'arrête parait verticale mais une fois vraiment au pied, on se rend compte que ce n'est pas si difficile, car bien équipé. Une fois la portion technique franchie, l'arrête finale est large et facile. Je distance Nico qui a un peu de mal avec l'altitude.

Le vent souffle au sommet, ajouté à cela les nombreuses personnes présentes, nous ne nous attardons pas. Après le relais radio, on retrouve la tranquilité. Il faut suivre le sentier bien balisé par des points bleus. Tiens, Nico s'arrete à hauteur d'un randonneur, un membre de son caf, très bon skieur. Ils viennent du refuge d'Anterne donc par là où l'on a décidé de ne pas passer. Pas de difficultés particulières, si ce n'est qu'il faut faire attention où l'on mets les pieds. Nous repartons, passons une traversée en escalade où le cable présent est bien utile. Plus de problèmes pour la suite. La bifurcation entre la trace qui continue sur la crête et la descente vers les Beaux Prés n'est pas indiquée, alors je continue sur la trace du haut et Nico me rapelle à l'odre. Effectivement, les points bleux continuent sur celle du bas. Très belle couleur dans les Beaux Prés.

Une pause car ma poche à eau est vide et l'on finit le sentier qui va traverser un ruisseau puis le longe jusqu'à la piste qui monte au plateau d'Anterne. La route de Salvagny au refuge des Fonts étant réouverte (fermée suite à la disparition d'un pont en béton suite à un orage très violent), on est pas obligé de remonter 500m de D+. Nouvelle pause au refuge des Fonts afin que je puisse finir la sortie avec de quoi boire. J'étais aller au niveau du pont emporté une semaine après l'orage alors je me demandais ce qui permettais de traverser : un pont de singe qui bouge quand on marche dessus, allez zou, on réfléchit pas et on avance. La piste reprend, étant bien à ce moment là, je vais à un bon rythme et je distance Nico que j'attends à la bifurcation de la piste menant à Grenairon. Je le distance encore ensuite alors il ne verra pas ma chute, après une glissade sur cette piste carrossable. Quelques plaies à la main droite et c'est tout. Je me la nettoie à la fontaine 200m plus loin. Un peu de bitume et l'on est à la voiture.
Le Mont Blanc des Dames est vaincu pour la première fois pour moi.

2007-08-05 23:08:15 : Tour des Dents Blanches (05-08-07) - 19 photos - 15 réactions

Il y a 5 ou 6 ans avait encore lieu la course du Tour des Dents Blanches. C’est donc un parcours que j’ai en tête depuis longtemps. Avec le beau temps annoncé (et sans orage car ce coin est réputé pour attirer les orages), je propose à Nico de faire de Tour. Il vient avec Thomas, jeune trailer.

Départ vers 8h du parking des Allamands pour le col de la Golèse. Il y a plusieurs variantes possibles pour ce Tour des Dents Blanches. Nous aurions pu monter par le col de Bostan avec descente par le Pas de la Bide, mais le retour le plus probable se fera par la descente du col de Bostan ; donc autant éviter de faire 2 fois le même sentier dans la journée. Nous évitons donc ce sentier typé montagne pour une piste 4*4. Il n’y en a heureusement pas encore à cette heure. J’imprime le rythme, tout le monde suit. J’ai bien récupéré de ma sortie de 5h30 de la veille.

Courte descente de l’autre coté du col , où je suis distancé et l’on attaque la montée du col de Coux, pour rentrer en Suisse. C’est encore bien roulant. Courte pause et l’on repars par le GR5 que l’on quitte rapidement pour un sentier presque plat qui nous conduit à Berroi. Barme, notre prochain objectif est annoncé dans 2 directions différentes. Je choisis celle que je connais, même si c’est sur une piste carrossable. Le paysage de pâturages bien verts est très sympa. Passage à Barme où l’eau d’une fontaine n’est pas potable. Montée vers le signal de Bonavau. J’ai fini mes 2l de boisson énergétique alors nous faisons une pause pour que je verse mes 75cl d’eau en réserve dans la poche. Le refuge suivant est tout proche mais je ne veux pas ne pas avoir à boire si tôt dans la sortie.

Courte descente pour le refuge de Bonavau, toujours très bien tenu. On fait le plein d’eau et l’on repars. Avec le Pas d’Encel, les premières difficultés techniques commencent et il faut mettre les mains. La Saufla a creusé une très belle gorge, bien visible quand on la traverse sur un pont métallique. Nous continuons en direction de la cabane de Susanfe (on parle de cabane en Suisse et de refuge en France) avant de bifurquer à droite à un panneau pour le col des Ottans. Le Tour des Dents du Midi, le Tour du Ruan et le Tour des Dents Blanches passent à ce croisement.

Sur ma carte française, le sentier n’est même pas indiqué mais sur le terrain, il est régulièrement marqué. Il contourne des barres rocheuses. Il reste quelques névés, que Thomas n’apprécie pas du tout. La dernière barre rocheuse, il n’y a pas moyen de la contourner, il faut donc la franchir pour un système d’échelles et de marches. Un groupe est en plein dedans, heureusement, ils montent. Ma paire de battons est franchement inutile dans ce passage mais j’arrive en haut. Pourtant pas bien gros, je passe limite la dernière étroiture. Ouf fini. Regroupement et l’on finit l’ascension sur la crête avec quelques passage ou le câble est utile. Col des Ottans, 2502m, retour en France. La vue n’est pas panoramique alors je continue sur la crête et l’on fait une pause un peu plus loin.

Une bonne descente vers le col de Sagéroux avant une traversée vers la Tête de Pérua. Sentier technique et raide ensuite où Nico et Thomas s’éloignent. Je les retrouve au refuge de la Vogealle pour une pause coca. On décide de rentrer par la combe aux puaires et le Pas au Taureau ; ce n’est pas le plus court ni le plus long. Remplissage de la poche à la rivière et l’on remonte au croisement de tour à l’heure où l’on continue vers le lac de la Vogealle. On le longe dans des blocs et l’on trouve le sentier menant à la Combe aux Puaires. A mi-parcours, un panneau indique un sentier qui monte directement au Pas au Taureau. Nous continuons vers la combe aux Puaires, long passage de lapiaz, à peu près plat. Ensuite, une fois que l’on a tourné à gauche à un panneau, c’est toujours du lapiaz mais en bonne pente vers la Pointe Droite. Pause photos.

Traversée d’un plateau vers le col de Pointe Droite. Un névé assez raide barre le passage. Nous arrivons à l’atteindre et je le traverse sans trop de problèmes. Nico est aussi à l’aise mais pas Thomas qui arrive quand même au bout du passage. Un peu de hors sentier dans une pente assez raide et l’on retrouve les derniers lacets vers le Pas au Taureau, sur une arrête étroite. Plus que de la descente vers le parking.

Je laisse Thomas s’éloigner dans cette raide descente sur des cailloux roulants. Il est bizarrement moins à l’aise que moi dans ces passages alors qu’il va bien plus vite que moi dans le reste des descentes. Il faut ensuite descendre un passage bien raide, face à la pente, en se tenant à un câble. Cette fois, c’est moi qui ne suit pas à l’aise, surtout avec mes battons que je dois tenir d’une main. Un névé bien raide où Nico creuse de bonnes marches et l’on retrouve les cailloux. Je quitte le sentier pour rejoindre le haut d’un long névé. Nico m’imite et descends très bien à la ramasse ; pieds joint bien en arrière, les battons sur le coté dans la neige pour s’équilibrer. Je ne maîtrise pas cette technique alors je fais comme d’habitude, avec un bâton dans chaque main. C’est quand même un peu trop raide, alors après une chute sur les fesses, je glisse quelques mètres mais parviens à m’arrêter. Je finis le reste debout et allant sur le coté plutôt que droit dans la pente pour atténuer le pourcentage. Thomas lui préfère les cailloux. A la vue d’un névé peu raide, nous préférons l’emprunter plutôt que de rejoindre le col de Bostan et son sentier balisé. Un peu de hors piste, trace de chèvres et l’on retrouve le sentier balisé, guère plus roulant qu’avant. Je préférais cet hiver où la neige nivelait le relief des cailloux et pierres plus ou moins grosses. On prends à droite au lac des Verdets et l’on rejoint le refuge de Bostan. Je remets 75cl dans la poche à eau et l’on repars pour la fin de la descente sur une piste carrossable, en coupant les virages et par le raccourci plus rapide. Nico et Thomas s’éloignent une nouvelle fois et j’arrive après eux à la voiture, après 8h50 sans les grosses pauses, 10h05 avec. J’avais estimé à la louche 40kms avec 3000m de D+, nous aurons fait environ 42kms avec 3200m de D+, bien roulant au début, plus du tout à la fin.

2007-07-31 23:10:37 : Tour du Queyras - La Monta au Refuge des Fonts de Cervières (21-07-07) - 14 photos - 7 réactions

900m de montée d’entrée pour cette courte 3ème étape. La pluie de la veille a humidifié la végétation que l’on touche sur cet étroit sentier, d’abord dans les champs, puis la foret et dans des prairies. Je fais la montée, seul devant, sans arrêt. Je fais une pause au point culminant de la crête de Peyra (2584m). Nico a fini fort et a du me reprendre du temps sur la fin. Le reste du groupe arrive en ordre dispersé. Plein nord, là où l’on va, c’est bien dégagé mais au sud, les nuages s’accrochent aux montagnes, notamment au Mont Viso, le maître du coin.

Une fois que tout le monde a mangé une partie de son pique-nique (il est 9h du matin), nous continuons la crête qui rapidement descend fort vers la colette de Gilly (2366m). Une fois tout le monde arrivé à ce croisement, nous continuons la descente. Fréquents regroupements car il y a plusieurs bifurcations dans la descente vers le Roux. Remplissage des poches à eau aux fontaines du village. C’est normalement la dernière fois que nous trouverons de l’eau sure d’ici l’arrivée.

Une piste presque plate nous permet de nous éloigner du village. Une passerelle sur un ruisseau et c’est le début de la montée vers le col des Thures. Le panneau indique le col en 3h, il y a environ 950m de D+ en peu de distance. Un bon et long mur donc. Heureusement pour nous, un petit vent permet de ne pas avoir trop chaud. Ayant fait à un arrêt au ruisseau pour mouiller mon bandeau, je double d’abord Sylvain à qui la piste plate jusque là convenait mieux. Je rattrape ensuite le Castor qui me laisse passer. Reste plus que Nico devant. Je reviens lentement sur lui, c’est qu’il monte vite le bougre. Je reprends quelques mètres dans des portions bien raides, sinon je suis content de maintenir l’écart. Il reprends du terrain dans une portion avec de courts replats. Je jette souvent un œil à mon alti pour voir combien il reste de montée. Nous doublons un groupe de randonneur éparpillés dans la pente. Je suis un poil mieux sur le haut alors je réduit l’écart mais Nico arrive quand même avant moi à la frontière italienne, 2797m. 1h0’30 pour moi depuis la passerelle, en endurance active, mais aurais-je pu aller plus vite où le moteur était bridé, par les heures d’efforts des jours précédents ?

Un petit quart d’heure de pause au col, le temps au castor de terminer sa montée et de récupérer quelques instants. C’est qu’il y a une variante possible et que l’animal tient à la faire alors le castor repart avec nous. Je fais une pause besoin naturel, dans la traversée vers le col de Rasis, 2921m. Le fort vent au col ne nous incite pas à nous arreter alors nous continuons dans les cailloux et un passage plus difficile car raide. Regroupement au bord d’un petit lac. Le cadre, dans cette montagne de Malrif est superbe. Nico s’éloigne dans cette longue traversée sur un sentier peu roulant vers le col Malrif. Légère erreur de ma part qui nous fait quitter le bon cheminement dans une zone de cailloux bien raide. Nous rejoignons Nico qui a vu des randonneurs rejoindre directement la crête aux Eaux Pendantes, sans passer par le col de Malrif.

C’est parti pour 400m de D+ vers le Grand Glaiza, qui culmine à presque 3300m (3293m exactement, nouveau record pour moi). N’étant pas mieux que dans la traversée, je suis décroché du groupe dans le début de la montée et revient tout juste sur la castor 20m avant la fin. Je me pose au sommet, sans trop regarder la vue panoramique. La carte mémoire de mon appareil étant pleine, je ne peux plus prendre de photos. Longue pause assis au sommet. Il fait frais quand les nuages cachent le soleil et que le vent s’en mêle. Descente par le même chemin, cette fois, je suis franchement à la traîne. Physiquement, il me semble que cela va mais je n’ai aucune envie de descendre vite alors j’y vais très cool.

Au col Malrif, Nico et l’castor m’attendent et partent hors sentier, pleine pente. Je dis que je vais voir de l’autre coté du Pic Malrif s’il n’y a pas le reste du groupe. Cela me permettra surtout de finir tranquille la descente à mon rythme. J’avale sans problème les 40m de D+ pour rejoindre le pic, d’ou je vois le lac du Grand Laus, atteint il y a un mois lors de la première étape d’un autre tour du Queyras. Plus que de la descente jusqu’au hameau des fonts de Cervières. J’avance, trottine sur les portions plates, mais c’est lent. J’avais imaginer ajouter une boucle autour du refuge, afin de passer les 3000m de D+ dans la journée, mais vu ma forme, je laisse tomber cette idée. Je suis un peu étonné de la fin du sentier, qui emprunte longuement le lit d’un ruisseau. Le refuge est en vue et tout le groupe a déjà une bière devant soi. Il est fort probable que j’ai trop donné dans la montée au col des Thures ce qui me vaut ce manque d’envie d’aller vite sur la fin.

Nous allons dormir dans une des nombreuses annexes du refuge, disséminé dans le hameau. C’est tout refait à neuf et nous sommes seuls dans ce bâtiment. Il manque juste une prise d’électricité qui fonctionne pour le GPS du Castor. L’orage éclate pendant le repas. Une partie de tarot en attendant que la pluie cesse et nous regagnons nos lits.

2007-07-27 14:37:00 : Tour du Queyras - Fouillouse à La Monta (20-07-07) - 55 photos - 8 réactions

Une longue journée s’annonce, plus de 50 bornes et 3000m de D+. Lever à 5h30. J’ai du avoir 2 phases de sommeil pendant cette nuit, pas si mal. On décolle à 6h30. Un peu de plat pour traverser le village et l’on attaque la montée au dessus. Le sentier principal serpente dans la prairie. Plusieurs sentiers secondaires permettent de raccourcir mais je préfère les éviter. Tiens, 3 personnes bien plus bas qui marchent d’un bon pas. Mais, c’est notre groupe, avec la souris en tête. Je les appelle pour qu’ils reviennent sur le bon chemin. On entame une traversée, cela ne monte plus trop. Tiens, le vieux chien d’hier soir prend la même direction que nous, mais lui par les raccourcis. C’est à mon avis un vieux et maigre patou, aux yeux abîmés, qui a été nourri au gîte de Fouillouse. On retrouve le soleil, en pleine figure d’ailleurs, peu avant le refuge de Chambeyron. Bizarrement, je ne m’aperçois même pas que je n’ai pas mes lunettes de soleil donc je ferais une grande partie de l’étape avec mes lunettes claires.

Pause eau au refuge. Je fais le plein car la prochaine source sure est très loin. Je repars un peu avant mes compères car je veux faire la Tête de la Fréma (3151m), au dessus du col de Gypière (2927m). Un 3000 si proche, cela ne se refuse pas. Je ratrappe le chien reparti avant, qui suit un groupe de randonneurs. Comme je passe devant, il me suit. Passage le long du lac Long, il va se rafraichir. Par 2 fois, il fera un sprint, attiré par le cri de marmottes. Il paraît vieux mais il a encore la pêche. Le coin est superbe, sous un beau soleil. J’arrive au col de Gypière et enchaîne de suite par la rude montée de la Tête de Fréma. J’arrive en haut, en même temps que le reste du groupe au col, 220m plus bas. Rapide pause photo et je fais relever le chien qui se reposait allonger. Je fais gaffe dans cette raide descente. Sur le bas, je quitte le sentier par un pierrier pour aller vers la suite du parcours, sans passer par le col. Le groupe m’a vu et repars. Mathias arrive juste quand je retrouve le sentier. Le chien est toujours là. Avait-il ces papiers pour aller en Italie ? Devant, Mathias manque la bifurcation des 2 cheminements dans les cailloux. Il faut suivre les marques bleu et rouge. Passage à coté d’un bivouac (une petite structure permettant juste de dormir) bleu. Le coin est magnifique (quoi, je l’ai déjà dit). Petites montées et descentes, collets, lacs pour rejoindre le colle dell Infernetto (2783m).

La descente du col est pas évidente pour tout le monde. Je prends pas mal de photos du groupe du bas. Le chien lui est tranquille et fais des pauses quand cela va trop lentement. Regroupement au panneau en bas du col. La suite est bien visible même si l’on ce demande comment cela passe dans cette pente très raide. Des moutons paissent au fond du vallon que l’on remonte. Ils ne bronchent pas à la vue du chien, ni lui d’ailleurs. On croise un groupe de randonneurs en bas de la descente raide du col de Ciaslaras (2973m). Comme on est en montée, la technicité de cette descente ne pose pas de gros problèmes. Pause au sommet. Vue superbe sur le secteur des cols de Marinet et de Mary.

Encore une descente bien raide et technique où l’on peut emprunter un pierrier par moment. Une traversée, avec 2 névés, et l’on se retrouve en France au col de Marinet. On retrouve du monde. Descente rapide vers le lac de Marinet. A un moment, le sentier se sépare en 2. Je suis suivi du Castor et du chien. Je prends à gauche, le Castor me suit mais pas le chien, qui lui connaît et prends donc l’option la meilleure. Impressionnant car on est loin de chez lui. Il a du arpenter ces sentiers en suivants les randonneurs. Pause rafraîchissement pour le chien dans l’eau du lac de Marinet. On ne le verra plus par la suite. Il a du rester avec un groupe moins fatiguant à suivre. Pauses courtes et régulières pour regrouper les coureurs. La fin de la descente vers Maljasset est bien roulante.

Je n’ai pas trop compris comment mais l’on s’est trompé pour rejoindre le sentier rive gauche de l’Ubaye menant au Plan de Parouart. Un peu de hors sentier dans une praire et l’on retrouve le sentier plus loin. C’est plus sympa que de l’autre coté car on est protégé du soleil par la foret. Je viens de vider ma bouteille d’eau dans ma poche à eau, il me reste 1.5l pour aller au refuge de la Blanche, pas sur que cela soit suffisant, mais le détour par la fontaine de Maljasset ne tente personne. Après la traversée du Plan de Parouart, je décide d’aller jusqu’au refuge sans attendre. Il n’y a qu’à suivre l’Ubaye jusqu’au panneau indiquant le col de la Noire.

Je remonte donc ce très long vallon, en courant sur les nombreuses portions presque plates. Tiens quelques gouttes d’eau. Quelques nuages au dessus de nous sont un peu menaçants. Plus d’eau alors je vais à l’Ubaye en contre-bas mettre dans la poche de quoi aller jusqu’au refuge. Nico me passe ainsi que le Castor. Je scrute les pentes sur la gauche pour essayer de repérer le raccourci que j’avais repéré un mois plus tôt, alors je suis très étonné quand je vois Nico arrêté à coté du panneau indiquant le col de la Noire. Pas de raccourci donc. Fin de l’ascension un peu dure vu la longueur en distance de cette montée. J’attends Nico et l’castor au col (2955m) et fais la descente tranquille, loin derrière eux. Jean-Luc, qui a préféré rejoindre Maljaset par la route (en stop d’ailleurs) n’est pas là, et les gens du refuge (2500m) n’en ont pas entendu parler, inquiétant. Tout le monde arrive et prends une boisson. Mais c’est pas tout cela et l’on est pas encore arriver. Vu les nuages qui recouvrent les sommets et la longueur de l’étape, je renonce à mon idée de passer par Rocca Bianca et le Pic de Caramantran. Je mène donc le groupe en essayant de prendre au plus court vers le col de Chamoussière (2884m). Quelques hésitations car je ne suis pas sur du col que je vise avec les nuages qui gâchent la visibilité.
Les nombreux névés présents le moi dernier ont disparu, je descends assez vite. Séparation pour que l’Castor et moi allons voir du refuge Agnel si Jean-Luc y ai passé, pendant que le reste du groupe reste en altitude pour rejoindre le col Vieux. Personne et pas de nouvelles au refuge, inquiétant. On repars vite pour ne pas faire trop attendre au col Vieux. Il pleut maintenant mais il ne fait pas trop froid donc je ne sors pas ma veste, rangé tout au fond du sac. Le groupe est en vue dans la monté, on le rejoint. 2 fois que je passe au col Vieux (2806m), et 2 fois qu’il fait mauvais, mais bon, cette fois, je vois le Pain de Sucre, 400m au dessus. Fin des difficultés de la journée, il ne reste plus qu’un long vallon à descendre.

Ayant encore de bonnes jambes, je descends vite et distance Nico sur les portions plates le long des 2 lacs Foréant et Egorgéou, mais il revient sur moi dans les portions techniques, surtout que je fais attention aux rochers rendus glissants par la pluie. Après une remontée casse-pattes, on rejoint un grand troupeaux de moutons. Un berger est présent mais laisse un des 3 patous embêter Nico qui était devant. On essaie de contourner le troupeau par le bas mais l’on se retrouve au bord d’un ravin que les moutons passent par un étroit passage praticable. Les moutons au dessus, le ravin juste devant et les patous juste derrière nous, pas génial comme situation. La grêle tombe. Le berger bien couvert doit me prendre pour un inconscient avec juste mon shorty et un tee-shirt. On peut commencer à passer le ravin. Je décide de contourner le troupeau par le bas alors que Nico reste au milieu des moutons. Je ne suis plus embêté et retrouve le sentier un peu plus bas. Je descends tranquille dans cette belle foret mélèzes. Nico me rejoint plus bas et l’on finit la descente ensemble. Encore 1 à 2 kms en fond de vallée, le long du Guil et l’on est arrivé au gîte de la Monta. Bon rythme pour tous les 2, preuve que les jambes vont encore bien, après cette étape de plus de 11h.

Passages sublimes et techniques en Italie, plus roulants ensuite. Pas de grosses chaleurs et une pluie rafraîchissante sur la fin. Aucune douleur à signaler pour moi.

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