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2007-08-05 23:08:15 : Tour des Dents Blanches (05-08-07)

Il y a 5 ou 6 ans avait encore lieu la course du Tour des Dents Blanches. C’est donc un parcours que j’ai en tête depuis longtemps. Avec le beau temps annoncé (et sans orage car ce coin est réputé pour attirer les orages), je propose à Nico de faire de Tour. Il vient avec Thomas, jeune trailer.

Départ vers 8h du parking des Allamands pour le col de la Golèse. Il y a plusieurs variantes possibles pour ce Tour des Dents Blanches. Nous aurions pu monter par le col de Bostan avec descente par le Pas de la Bide, mais le retour le plus probable se fera par la descente du col de Bostan ; donc autant éviter de faire 2 fois le même sentier dans la journée. Nous évitons donc ce sentier typé montagne pour une piste 4*4. Il n’y en a heureusement pas encore à cette heure. J’imprime le rythme, tout le monde suit. J’ai bien récupéré de ma sortie de 5h30 de la veille.

Courte descente de l’autre coté du col , où je suis distancé et l’on attaque la montée du col de Coux, pour rentrer en Suisse. C’est encore bien roulant. Courte pause et l’on repars par le GR5 que l’on quitte rapidement pour un sentier presque plat qui nous conduit à Berroi. Barme, notre prochain objectif est annoncé dans 2 directions différentes. Je choisis celle que je connais, même si c’est sur une piste carrossable. Le paysage de pâturages bien verts est très sympa. Passage à Barme où l’eau d’une fontaine n’est pas potable. Montée vers le signal de Bonavau. J’ai fini mes 2l de boisson énergétique alors nous faisons une pause pour que je verse mes 75cl d’eau en réserve dans la poche. Le refuge suivant est tout proche mais je ne veux pas ne pas avoir à boire si tôt dans la sortie.

Courte descente pour le refuge de Bonavau, toujours très bien tenu. On fait le plein d’eau et l’on repars. Avec le Pas d’Encel, les premières difficultés techniques commencent et il faut mettre les mains. La Saufla a creusé une très belle gorge, bien visible quand on la traverse sur un pont métallique. Nous continuons en direction de la cabane de Susanfe (on parle de cabane en Suisse et de refuge en France) avant de bifurquer à droite à un panneau pour le col des Ottans. Le Tour des Dents du Midi, le Tour du Ruan et le Tour des Dents Blanches passent à ce croisement.

Sur ma carte française, le sentier n’est même pas indiqué mais sur le terrain, il est régulièrement marqué. Il contourne des barres rocheuses. Il reste quelques névés, que Thomas n’apprécie pas du tout. La dernière barre rocheuse, il n’y a pas moyen de la contourner, il faut donc la franchir pour un système d’échelles et de marches. Un groupe est en plein dedans, heureusement, ils montent. Ma paire de battons est franchement inutile dans ce passage mais j’arrive en haut. Pourtant pas bien gros, je passe limite la dernière étroiture. Ouf fini. Regroupement et l’on finit l’ascension sur la crête avec quelques passage ou le câble est utile. Col des Ottans, 2502m, retour en France. La vue n’est pas panoramique alors je continue sur la crête et l’on fait une pause un peu plus loin.

Une bonne descente vers le col de Sagéroux avant une traversée vers la Tête de Pérua. Sentier technique et raide ensuite où Nico et Thomas s’éloignent. Je les retrouve au refuge de la Vogealle pour une pause coca. On décide de rentrer par la combe aux puaires et le Pas au Taureau ; ce n’est pas le plus court ni le plus long. Remplissage de la poche à la rivière et l’on remonte au croisement de tour à l’heure où l’on continue vers le lac de la Vogealle. On le longe dans des blocs et l’on trouve le sentier menant à la Combe aux Puaires. A mi-parcours, un panneau indique un sentier qui monte directement au Pas au Taureau. Nous continuons vers la combe aux Puaires, long passage de lapiaz, à peu près plat. Ensuite, une fois que l’on a tourné à gauche à un panneau, c’est toujours du lapiaz mais en bonne pente vers la Pointe Droite. Pause photos.

Traversée d’un plateau vers le col de Pointe Droite. Un névé assez raide barre le passage. Nous arrivons à l’atteindre et je le traverse sans trop de problèmes. Nico est aussi à l’aise mais pas Thomas qui arrive quand même au bout du passage. Un peu de hors sentier dans une pente assez raide et l’on retrouve les derniers lacets vers le Pas au Taureau, sur une arrête étroite. Plus que de la descente vers le parking.

Je laisse Thomas s’éloigner dans cette raide descente sur des cailloux roulants. Il est bizarrement moins à l’aise que moi dans ces passages alors qu’il va bien plus vite que moi dans le reste des descentes. Il faut ensuite descendre un passage bien raide, face à la pente, en se tenant à un câble. Cette fois, c’est moi qui ne suit pas à l’aise, surtout avec mes battons que je dois tenir d’une main. Un névé bien raide où Nico creuse de bonnes marches et l’on retrouve les cailloux. Je quitte le sentier pour rejoindre le haut d’un long névé. Nico m’imite et descends très bien à la ramasse ; pieds joint bien en arrière, les battons sur le coté dans la neige pour s’équilibrer. Je ne maîtrise pas cette technique alors je fais comme d’habitude, avec un bâton dans chaque main. C’est quand même un peu trop raide, alors après une chute sur les fesses, je glisse quelques mètres mais parviens à m’arrêter. Je finis le reste debout et allant sur le coté plutôt que droit dans la pente pour atténuer le pourcentage. Thomas lui préfère les cailloux. A la vue d’un névé peu raide, nous préférons l’emprunter plutôt que de rejoindre le col de Bostan et son sentier balisé. Un peu de hors piste, trace de chèvres et l’on retrouve le sentier balisé, guère plus roulant qu’avant. Je préférais cet hiver où la neige nivelait le relief des cailloux et pierres plus ou moins grosses. On prends à droite au lac des Verdets et l’on rejoint le refuge de Bostan. Je remets 75cl dans la poche à eau et l’on repars pour la fin de la descente sur une piste carrossable, en coupant les virages et par le raccourci plus rapide. Nico et Thomas s’éloignent une nouvelle fois et j’arrive après eux à la voiture, après 8h50 sans les grosses pauses, 10h05 avec. J’avais estimé à la louche 40kms avec 3000m de D+, nous aurons fait environ 42kms avec 3200m de D+, bien roulant au début, plus du tout à la fin.

Les réactions

Par L'Castor Junior, le 2007-08-06 08:19:18
Ah...
Je comprends mieux pourquoi Nico a préféré cette sortie "sympathique" à notre petite grimpette un brin plus élevée ce dimanche...
Superbes photos, comme d'hab' !
à+

Par Julos, le 2007-08-06 11:04:07
Aaaah, moi qui ait toujours révé d'aller au lac de la Vogealle quand j'étais gosse mais qui ne pouvait pas, parce que mes parents n'étaient pas chauds pour se taper pareille ascension...
Merci !

Par macri, le 2007-08-06 12:38:31
me voilà toute émue à regarder tes photos, me ramenant à quelques très bons souvenirs!je suis repassée à Susanfe cette année en faisant le tour des dents du midi; c'était vers le 12 juillet et j'ai été arrêtée au col du paresseux à 200m du sommet de la haute cime; c'était une journée extra avec 10h de marche et de paysages sublimes! de là je voyais jusqu'au vercors!tu es donc passé au pas du taureau dont on m'a dit cette année qu'il avait été fermé... tant mieux pour toi! et la combe aux puaires, impressionnant aussi! merci pour tes photos; attends avec impatience le récit 'lettres"

Par macri, le 2007-08-06 12:47:12
re! je viens de me promener sur l'itinéraire "satellite" en zoomant: c'est génial! mais le lac de la Vogealle, il n'apparait pas, ou c'est moi qui ne trouve pas???

Par serge, le 2007-08-06 12:54:36
il est bien visible quand on ne zoome pas. Quand on zoome, il est visible mais avec une couleur proche du terrain alentour (pas bleu du tout).

Par macri, le 2007-08-06 13:10:58
ok! vu!

Par L'Castor Junior, le 2007-08-06 14:34:15
Merci aussi pour le texte.

Par kenen, le 2007-08-06 16:18:39
superbes photos
on en prend pleins les yeux

Par Yann, le 2007-08-06 18:40:04
Magnifique sortie. Merci pour cette ballade en images.

Par Poca74, le 2007-08-07 06:30:37
Merci pour cette "ballade" en images et en texte. C'est une région magnifique! J'avais prévu cet intinéraire en rando (sur 2 jours), mais les passages délicats m'ont un peu refroidie. Le Tour des Dents du Midi, c'est aussi très joli!

Par L'Castor Junior, le 2007-08-07 16:20:19
Sympa aussi ces dernières photos.
Faut pas être bien gros pour sortir des échelles. J'en connais un... ;-))

Par mielou, le 2007-08-07 17:04:14
superbe
j'imagine qu'il faut avoir une condition physique excellente pour pouvoir aborder ce genre de promenade !

Par serge, le 2007-08-07 18:27:51
@castor, on en a parlé avec Nico à cet endroit de ce gr..

@mielou, en 1 jour, il vaut mieux mais les gens normaux le font en plusieurs étapes

Par Enzo, le 2007-08-12 17:33:03
çà en jette, heureusement que ce billet n'a pas disparu trop vite .. nous serions passé à côté de quelque chose d'extraordinaire !!!!

Par pic75, le 2007-09-19 17:07:08
Excellent, ca ma ramène à quelques balades estivales dans le coin...(refuge d'Anterne entre autre..)
merci encore

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


Partis à 3 du parking des Allamands par une belle et chaude journée. Le premier col : la Golèse est en face. Les vaches nous acceuillent à la seconde difficulté du jour : le col de Coux.


Notre trajet à l'entrée en Suisse. Le col de Coux est caché par une pointe sur la droite de la Crête. Piste roulante dans les verts paturages suisses jusqu'à Barme.


Glacier du Mont Ruan. Le passage par le Pas d'Encel est pas évident pour rejoindre le vallon au pied de ce glacier.


Sur le chemin menant au refuge de Susanfe (où nous n'irons pas). Les sommets orientaux des Dents Blanches


Pour aller au col des Otans, c'est bien balisé mais pas évident. Encore quelques névés en ce début aout et surtout une longue portion d'échelles pour passer la barre rocheuse (en haut au centre).


A la sortie des échelles


Thomas, un collègue de Nico, sur la crête après le col des Ottans


Au dessus du bout du monde et du cirque du Fer à Cheval


La Haute Cime, une des dents du Midi, accessible depuis le col de Susanfe, à droite de la photo.


Devant un beau paysage


Les Dents Blanches. Le pas du Taureau, notre dernier col et au sommet de la pente herbeuse tout à gauche.


Etonnant, ce plateau au sommet de Pointe Droite à 2500m d'altitude.


Vallon des Follys


Les Dents d'oddaz, qui nous séparent du vallon de la descente finale


Un névé pour rejoindre le Pas du Taureau, qui a posé beaucoup de problème à Thomas.


Lequel des deux est à l'aise ?


La Pointe Rousse des Chambres devant quelques sommets du massif du Mont-Blanc


Au sommet de la dernière montée de cette longue sortie estivale. Mes les difficultés ne sont pas finies car la descente est pour le moins technqie, quand ce n'est pas une via-ferrata.


Lac de la Vogealle et Pic de Tenneverge.
Du col des Otans, nous sommes descendu dans ce vallon jusqu'au refuge de la Vogealle puis nous sommes remonté jusqu'au lac, l'avons longé sur la droite de la photo avant de remonter les pentes de droite pour faire le détour par la combe aux Puaires, long lapiaz pas roulant du tout.


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2007-07-31 23:10:37 : Tour du Queyras - La Monta au Refuge des Fonts de Cervières (21-07-07) - 14 photos - 7 réactions

900m de montée d’entrée pour cette courte 3ème étape. La pluie de la veille a humidifié la végétation que l’on touche sur cet étroit sentier, d’abord dans les champs, puis la foret et dans des prairies. Je fais la montée, seul devant, sans arrêt. Je fais une pause au point culminant de la crête de Peyra (2584m). Nico a fini fort et a du me reprendre du temps sur la fin. Le reste du groupe arrive en ordre dispersé. Plein nord, là où l’on va, c’est bien dégagé mais au sud, les nuages s’accrochent aux montagnes, notamment au Mont Viso, le maître du coin.

Une fois que tout le monde a mangé une partie de son pique-nique (il est 9h du matin), nous continuons la crête qui rapidement descend fort vers la colette de Gilly (2366m). Une fois tout le monde arrivé à ce croisement, nous continuons la descente. Fréquents regroupements car il y a plusieurs bifurcations dans la descente vers le Roux. Remplissage des poches à eau aux fontaines du village. C’est normalement la dernière fois que nous trouverons de l’eau sure d’ici l’arrivée.

Une piste presque plate nous permet de nous éloigner du village. Une passerelle sur un ruisseau et c’est le début de la montée vers le col des Thures. Le panneau indique le col en 3h, il y a environ 950m de D+ en peu de distance. Un bon et long mur donc. Heureusement pour nous, un petit vent permet de ne pas avoir trop chaud. Ayant fait à un arrêt au ruisseau pour mouiller mon bandeau, je double d’abord Sylvain à qui la piste plate jusque là convenait mieux. Je rattrape ensuite le Castor qui me laisse passer. Reste plus que Nico devant. Je reviens lentement sur lui, c’est qu’il monte vite le bougre. Je reprends quelques mètres dans des portions bien raides, sinon je suis content de maintenir l’écart. Il reprends du terrain dans une portion avec de courts replats. Je jette souvent un œil à mon alti pour voir combien il reste de montée. Nous doublons un groupe de randonneur éparpillés dans la pente. Je suis un poil mieux sur le haut alors je réduit l’écart mais Nico arrive quand même avant moi à la frontière italienne, 2797m. 1h0’30 pour moi depuis la passerelle, en endurance active, mais aurais-je pu aller plus vite où le moteur était bridé, par les heures d’efforts des jours précédents ?

Un petit quart d’heure de pause au col, le temps au castor de terminer sa montée et de récupérer quelques instants. C’est qu’il y a une variante possible et que l’animal tient à la faire alors le castor repart avec nous. Je fais une pause besoin naturel, dans la traversée vers le col de Rasis, 2921m. Le fort vent au col ne nous incite pas à nous arreter alors nous continuons dans les cailloux et un passage plus difficile car raide. Regroupement au bord d’un petit lac. Le cadre, dans cette montagne de Malrif est superbe. Nico s’éloigne dans cette longue traversée sur un sentier peu roulant vers le col Malrif. Légère erreur de ma part qui nous fait quitter le bon cheminement dans une zone de cailloux bien raide. Nous rejoignons Nico qui a vu des randonneurs rejoindre directement la crête aux Eaux Pendantes, sans passer par le col de Malrif.

C’est parti pour 400m de D+ vers le Grand Glaiza, qui culmine à presque 3300m (3293m exactement, nouveau record pour moi). N’étant pas mieux que dans la traversée, je suis décroché du groupe dans le début de la montée et revient tout juste sur la castor 20m avant la fin. Je me pose au sommet, sans trop regarder la vue panoramique. La carte mémoire de mon appareil étant pleine, je ne peux plus prendre de photos. Longue pause assis au sommet. Il fait frais quand les nuages cachent le soleil et que le vent s’en mêle. Descente par le même chemin, cette fois, je suis franchement à la traîne. Physiquement, il me semble que cela va mais je n’ai aucune envie de descendre vite alors j’y vais très cool.

Au col Malrif, Nico et l’castor m’attendent et partent hors sentier, pleine pente. Je dis que je vais voir de l’autre coté du Pic Malrif s’il n’y a pas le reste du groupe. Cela me permettra surtout de finir tranquille la descente à mon rythme. J’avale sans problème les 40m de D+ pour rejoindre le pic, d’ou je vois le lac du Grand Laus, atteint il y a un mois lors de la première étape d’un autre tour du Queyras. Plus que de la descente jusqu’au hameau des fonts de Cervières. J’avance, trottine sur les portions plates, mais c’est lent. J’avais imaginer ajouter une boucle autour du refuge, afin de passer les 3000m de D+ dans la journée, mais vu ma forme, je laisse tomber cette idée. Je suis un peu étonné de la fin du sentier, qui emprunte longuement le lit d’un ruisseau. Le refuge est en vue et tout le groupe a déjà une bière devant soi. Il est fort probable que j’ai trop donné dans la montée au col des Thures ce qui me vaut ce manque d’envie d’aller vite sur la fin.

Nous allons dormir dans une des nombreuses annexes du refuge, disséminé dans le hameau. C’est tout refait à neuf et nous sommes seuls dans ce bâtiment. Il manque juste une prise d’électricité qui fonctionne pour le GPS du Castor. L’orage éclate pendant le repas. Une partie de tarot en attendant que la pluie cesse et nous regagnons nos lits.

2007-07-27 14:37:00 : Tour du Queyras - Fouillouse à La Monta (20-07-07) - 55 photos - 8 réactions

Une longue journée s’annonce, plus de 50 bornes et 3000m de D+. Lever à 5h30. J’ai du avoir 2 phases de sommeil pendant cette nuit, pas si mal. On décolle à 6h30. Un peu de plat pour traverser le village et l’on attaque la montée au dessus. Le sentier principal serpente dans la prairie. Plusieurs sentiers secondaires permettent de raccourcir mais je préfère les éviter. Tiens, 3 personnes bien plus bas qui marchent d’un bon pas. Mais, c’est notre groupe, avec la souris en tête. Je les appelle pour qu’ils reviennent sur le bon chemin. On entame une traversée, cela ne monte plus trop. Tiens, le vieux chien d’hier soir prend la même direction que nous, mais lui par les raccourcis. C’est à mon avis un vieux et maigre patou, aux yeux abîmés, qui a été nourri au gîte de Fouillouse. On retrouve le soleil, en pleine figure d’ailleurs, peu avant le refuge de Chambeyron. Bizarrement, je ne m’aperçois même pas que je n’ai pas mes lunettes de soleil donc je ferais une grande partie de l’étape avec mes lunettes claires.

Pause eau au refuge. Je fais le plein car la prochaine source sure est très loin. Je repars un peu avant mes compères car je veux faire la Tête de la Fréma (3151m), au dessus du col de Gypière (2927m). Un 3000 si proche, cela ne se refuse pas. Je ratrappe le chien reparti avant, qui suit un groupe de randonneurs. Comme je passe devant, il me suit. Passage le long du lac Long, il va se rafraichir. Par 2 fois, il fera un sprint, attiré par le cri de marmottes. Il paraît vieux mais il a encore la pêche. Le coin est superbe, sous un beau soleil. J’arrive au col de Gypière et enchaîne de suite par la rude montée de la Tête de Fréma. J’arrive en haut, en même temps que le reste du groupe au col, 220m plus bas. Rapide pause photo et je fais relever le chien qui se reposait allonger. Je fais gaffe dans cette raide descente. Sur le bas, je quitte le sentier par un pierrier pour aller vers la suite du parcours, sans passer par le col. Le groupe m’a vu et repars. Mathias arrive juste quand je retrouve le sentier. Le chien est toujours là. Avait-il ces papiers pour aller en Italie ? Devant, Mathias manque la bifurcation des 2 cheminements dans les cailloux. Il faut suivre les marques bleu et rouge. Passage à coté d’un bivouac (une petite structure permettant juste de dormir) bleu. Le coin est magnifique (quoi, je l’ai déjà dit). Petites montées et descentes, collets, lacs pour rejoindre le colle dell Infernetto (2783m).

La descente du col est pas évidente pour tout le monde. Je prends pas mal de photos du groupe du bas. Le chien lui est tranquille et fais des pauses quand cela va trop lentement. Regroupement au panneau en bas du col. La suite est bien visible même si l’on ce demande comment cela passe dans cette pente très raide. Des moutons paissent au fond du vallon que l’on remonte. Ils ne bronchent pas à la vue du chien, ni lui d’ailleurs. On croise un groupe de randonneurs en bas de la descente raide du col de Ciaslaras (2973m). Comme on est en montée, la technicité de cette descente ne pose pas de gros problèmes. Pause au sommet. Vue superbe sur le secteur des cols de Marinet et de Mary.

Encore une descente bien raide et technique où l’on peut emprunter un pierrier par moment. Une traversée, avec 2 névés, et l’on se retrouve en France au col de Marinet. On retrouve du monde. Descente rapide vers le lac de Marinet. A un moment, le sentier se sépare en 2. Je suis suivi du Castor et du chien. Je prends à gauche, le Castor me suit mais pas le chien, qui lui connaît et prends donc l’option la meilleure. Impressionnant car on est loin de chez lui. Il a du arpenter ces sentiers en suivants les randonneurs. Pause rafraîchissement pour le chien dans l’eau du lac de Marinet. On ne le verra plus par la suite. Il a du rester avec un groupe moins fatiguant à suivre. Pauses courtes et régulières pour regrouper les coureurs. La fin de la descente vers Maljasset est bien roulante.

Je n’ai pas trop compris comment mais l’on s’est trompé pour rejoindre le sentier rive gauche de l’Ubaye menant au Plan de Parouart. Un peu de hors sentier dans une praire et l’on retrouve le sentier plus loin. C’est plus sympa que de l’autre coté car on est protégé du soleil par la foret. Je viens de vider ma bouteille d’eau dans ma poche à eau, il me reste 1.5l pour aller au refuge de la Blanche, pas sur que cela soit suffisant, mais le détour par la fontaine de Maljasset ne tente personne. Après la traversée du Plan de Parouart, je décide d’aller jusqu’au refuge sans attendre. Il n’y a qu’à suivre l’Ubaye jusqu’au panneau indiquant le col de la Noire.

Je remonte donc ce très long vallon, en courant sur les nombreuses portions presque plates. Tiens quelques gouttes d’eau. Quelques nuages au dessus de nous sont un peu menaçants. Plus d’eau alors je vais à l’Ubaye en contre-bas mettre dans la poche de quoi aller jusqu’au refuge. Nico me passe ainsi que le Castor. Je scrute les pentes sur la gauche pour essayer de repérer le raccourci que j’avais repéré un mois plus tôt, alors je suis très étonné quand je vois Nico arrêté à coté du panneau indiquant le col de la Noire. Pas de raccourci donc. Fin de l’ascension un peu dure vu la longueur en distance de cette montée. J’attends Nico et l’castor au col (2955m) et fais la descente tranquille, loin derrière eux. Jean-Luc, qui a préféré rejoindre Maljaset par la route (en stop d’ailleurs) n’est pas là, et les gens du refuge (2500m) n’en ont pas entendu parler, inquiétant. Tout le monde arrive et prends une boisson. Mais c’est pas tout cela et l’on est pas encore arriver. Vu les nuages qui recouvrent les sommets et la longueur de l’étape, je renonce à mon idée de passer par Rocca Bianca et le Pic de Caramantran. Je mène donc le groupe en essayant de prendre au plus court vers le col de Chamoussière (2884m). Quelques hésitations car je ne suis pas sur du col que je vise avec les nuages qui gâchent la visibilité.
Les nombreux névés présents le moi dernier ont disparu, je descends assez vite. Séparation pour que l’Castor et moi allons voir du refuge Agnel si Jean-Luc y ai passé, pendant que le reste du groupe reste en altitude pour rejoindre le col Vieux. Personne et pas de nouvelles au refuge, inquiétant. On repars vite pour ne pas faire trop attendre au col Vieux. Il pleut maintenant mais il ne fait pas trop froid donc je ne sors pas ma veste, rangé tout au fond du sac. Le groupe est en vue dans la monté, on le rejoint. 2 fois que je passe au col Vieux (2806m), et 2 fois qu’il fait mauvais, mais bon, cette fois, je vois le Pain de Sucre, 400m au dessus. Fin des difficultés de la journée, il ne reste plus qu’un long vallon à descendre.

Ayant encore de bonnes jambes, je descends vite et distance Nico sur les portions plates le long des 2 lacs Foréant et Egorgéou, mais il revient sur moi dans les portions techniques, surtout que je fais attention aux rochers rendus glissants par la pluie. Après une remontée casse-pattes, on rejoint un grand troupeaux de moutons. Un berger est présent mais laisse un des 3 patous embêter Nico qui était devant. On essaie de contourner le troupeau par le bas mais l’on se retrouve au bord d’un ravin que les moutons passent par un étroit passage praticable. Les moutons au dessus, le ravin juste devant et les patous juste derrière nous, pas génial comme situation. La grêle tombe. Le berger bien couvert doit me prendre pour un inconscient avec juste mon shorty et un tee-shirt. On peut commencer à passer le ravin. Je décide de contourner le troupeau par le bas alors que Nico reste au milieu des moutons. Je ne suis plus embêté et retrouve le sentier un peu plus bas. Je descends tranquille dans cette belle foret mélèzes. Nico me rejoint plus bas et l’on finit la descente ensemble. Encore 1 à 2 kms en fond de vallée, le long du Guil et l’on est arrivé au gîte de la Monta. Bon rythme pour tous les 2, preuve que les jambes vont encore bien, après cette étape de plus de 11h.

Passages sublimes et techniques en Italie, plus roulants ensuite. Pas de grosses chaleurs et une pluie rafraîchissante sur la fin. Aucune douleur à signaler pour moi.

2007-07-25 00:32:19 : Tour du Queyras - Ceillac à Fouillouse (19-07-07) - 23 photos - 4 réactions

Après l’Oisans l’an passé, je pense au Queyras et j’en discute avec le Castor en février qui est partant pour s’occuper de la réservation des hébergements. Sauf Michel, déjà inscrit au Tour du Beaufortin auquel il ne participera pas à cause d’un mariage, tous les partants de l’Oisans sont partants en 2007. Ceux joignent à nous :
- La souris du zoo, qui sort d’une semaine de stage trail à Chamonix
- le Grand Géant Orange (plus grand que moi), coureur touche à tout (du 3000m steeple aux 8 jours), kikoureur et UFO
- Jean-Luc, un triathlète copain de Nico
- Benboulz, un autre copain de Nico pour les 2 dernières étapes

Lors d’un premier tour du Queyras en juin, j’en profite pour déposer un pot de 2kg de boisson énergétique au gîte du soir de la deuxième étape. Ainsi, je peux partir avec mon sac et mon ravitaillement habituel.

Je fais le trajet avec Nico. Regroupement au col du Lautaret et fin du trajet vers Ceillac. Arrivé trop tard, je renonce à un footing que j’avais prévu. Il m’aurait aidé je pense à être mieux le lendemain après une coupure la semaine précédente. Le lundi précédent, j’ai fait une montée de 1280m et mes cuisses ont encore des courbatures, un peu de vélo mardi avec l’impression que cela a empiré les courbatures et donc rien mercredi.

Jeudi matin, 7h45, le groupe de 7 est prêt et l’on décolle du Gite des Balladins (1640m) pour 200m de plat sur bitume avant la première montée en foret. Il fait beau et c’est le temps annoncé pour les 4 jours. Ayant fait la moitié du parcours en sens inverse l’an passé, et la première descente il y a un mois, il ne devrait pas y avoir de problèmes d’orientation. C’est pourquoi, je suis circonspect quand très vite on prend un sentier plat et alors que je me souviens d’une descente prononcée. Comme je suis les marques d’un GR, je me dis qu’ils nous font passer par un autre sentier. Cela ne va pas fort ce matin, la tête qui tourne, le cœur haut, les jambes qui ne peuvent pas accélérer. Aucun arrête jusqu’au belvédère de la Mourrière où j’arrive avec très peu d’avance. Photos, chamois ou bouquetins.

Après un arrêt besoin naturel, je repars après tout le monde pour une traversée puis une descente vers la bergerie d’Andrevez où je retrouve le groupe. Rude montée qui suit. Tiens, il manque Jean-Luc. Nous l’attendons et finissons la montée vers le Pic d’Escreins (2734m). Encore devant mais toujours avec de mauvaises sensations. La suite du parcours est en vue : le refuge de Basse-Rua en fond de vallée et le vallon du col de Serenne de l’autre coté. Tour le monde a l’air d’aller.

Nico suit des points oranges à la descente, ce qui nous évite de retourner à un col par le chemin de montée. On descends sur une trace sur la crête d’Agnès et l’on récupère plus bas le GR qui fait des lacets. Jean-Luc descendant lentement, j’en profite pour traîner derrière, vu mes sensations moyennes. Sur le bas de la descente, cela va mieux et les jambes ont envie d’accélérer.

Pause boissons au refuge de Basse-Rua (1780m). Je suis pas loin d’avoir bu mes 2,25l de boisson énergétique. Je fais le plein pour pouvoir tenir la seconde partie de l’étape où l’on ne devrait pas trouver d’eau. Nous repartons en marchant vers le col de Serenne. Si je me sens mieux que ce matin, je ferais l’ascension du sommet nord de la Mortice, 500m de D+ en plus depuis le col de Serenne. Nico prend ma roue et l’on monte ensemble ce col, d’abords pentu puis en faux plat dans un large vallon. Je relance bien en courant sur les portions plates ou presque. Très courte pause au col. Personne en vue alors l’on continue sur la gauche vers le lac des neuf couleurs, à 5’. On passe ce petit lac et monte sur un sentier bien raide qui serpente dans les cailloux. Je me fais un peu de souci pour tout à l’heure quand il faudra redescendre par là. On quitte le sentier marqué de points de couleurs qui va vers le sommet sud de la Mortice pour traverser hors sentier une zone de lapiaz facile et rejoindre un collet sur la crête entre les deux sommets. Un sentier nous mène au sommet à 3186m, nouveau record d’altitude à pied pour moi. Nico coince un peu sur la fin.

Photos et l’on repart assez vite pour ne pas faire trop attendre le reste du groupe. La descente passe pas si mal. Je vois le groupe qui repart du lac quand on attaque la pente qui le domine. Il n’y a personne au col mais l’on ne pars pas en chasse mais faisons une pause. J’enlève un caillou qui malgré mes guêtres à réussi à s’infiltrer dans une chaussure et fait un besoin naturel. Je prends un rythme soutenu sur la première partie de la descente, sur un terrain herbeux facile. Plus bas, Nico me distance dans les cailloux. On rattrape les derniers et seul le castor arrivera avec quelques secondes d’avance sur nous. Descente rapide donc que j’espère ne pas payer demain.

Nous sommes sur la route qui longe l’Ubaye et mène à Maljasset. Nous la descendons sur quelques centaines de mètres (1602m) et tournons pour la route vers Fouillouse. Je continue en courant jusqu’au célèbre et impressionnant pont du Chatelet. Je continue de courir sous le tunnel qui suit et jusqu’au départ du sentier, emprunté par le GR5. J’avais le souvenir d’un sentier raide au début puis plus roulant alors je convainc Jean-Luc de passer par là plutôt que par la route. En fait, cela monte raide longtemps et plus haut que le village. Ayant retrouvé mes jambes, cela m’est égal et je me permets même quelques fantaisies comme courir dans du très raide (pas longtemps quand même). Je continue la montée plus lentement pour une arrivée groupée. Sur la fin roulante, je file pour prendre les arrivants en photos. Jean-Luc a du mal sinon, tout le monde va bien.

Bière pour les gens normaux, fin de mon Maxim pour moi. Douche, sieste, repas. Nous somme que deux avec Mathias à savoir que l’on arrivera pas à dormir si tôt alors nous ne sommes pas assez pour se faire un tarot, donc l’on discute jusqu’à la tombée de la nuit. Ayant très peu dormi la nuit passée, j’espère que cela va s’améliorer.

Après un départ difficile, j’ai retrouvé mes jambes sur la fin. Aucune douleur avant la très longue étape de demain.

2007-07-02 19:26:40 : Lac de Combeynot (30-06-07) - 3 photos - 2 réactions

Une ballade sur le chemin du retour : le vallon du Fontenil, le vallon avant celui de Laurichard, parcouru il y a 7 jours. Pas de problème d'orientation, il n'y a qu'un sentier qui remonte le vallon, dans la foret puis à découvert avec un passage dans des rochers un peu plus difficile. Je scrute mon alti et mon GPS pour voir si j'arrive à maintenir le 1000m/h sur toute la montée. C'est à peu près le cas, ce qui me réjoui. Je croise pas mal de randonneurs qui redescendent et en double un seul vers la fin. Plus personne quand j'arrive au niveau du lac. Je continue par le sentier qui fait une traversée ascendante dans un pierrier, beaucoup moins pratique pour avancer vite. Au départ de la rando, j'ai vu que le col du Fontenil était annoncé, avec une altitude à plus de 3000m (en fait non, c'est un sommet à coté qui dépasse cette altitude). Sur la carte, le sentier s'arrete au milieu de part. Je vais voir s'il y a moyen d'aller jusqu'au col pour ajouter un 3000 à ma collection. Il y a toujours des cairns mais la pente finale bien enneigée ne m'inspire pas donc je redescends pour prendre des photos. Il y a aussi le fait que je craignais de tomber en panne d'eau, n'ayant pris que 2l.

Après les photos au dessus du lac, je repars tranquillement jusqu'au lac où je croise le randonneur doublé à la montée. Je ne verrais personne dans la descente assez technique. Mes jambes ne rechignent pas à descendre, signe d'une récupération correcte.

Quelques panoramas à 360° de mon séjour dans les Cerces et Ecrins.

Au col de Laurichard :
http://www.ibamo.com/temp/serge/laurichard.JPG

A la croix de la Cime sur la crete de Peyrolle :
http://www.ibamo.com/temp/serge/peyrolle.JPG

Au Serre de l'aigle, sur la même crête :
http://www.ibamo.com/temp/serge/serre-aigle.JPG

Au sommet du Grand Aréa :
http://www.ibamo.com/temp/serge/grand-area.JPG

Au sommet du Pic du lac Blanc :
http://www.ibamo.com/temp/serge/pic-lac-blanc.JPG

Au sommet de la Pointe de Pécé :
http://www.ibamo.com/temp/serge/pointe-pece.JPG

A proximité de la Roche Chardonnet :
http://www.ibamo.com/temp/serge/roche-chardonnet.JPG

Au sommet du Mont Thabor :
http://www.ibamo.com/temp/serge/thabor.JPG

Au col du Vallon :
http://www.ibamo.com/temp/serge/col-vallon.JPG

Au col du Chardonnet :
http://www.ibamo.com/temp/serge/col-chardonnet.JPG

2007-06-30 00:12:47 : Le Grand Aréa, col de Roche Noire, col du Chardonnet, col des Béraudes (29-06-07) - 13 photos - 6 réactions

Encore une belle journée qui s'annonce. Je vais rechercher ma voiture par le chemin des écoliers. Pour changer, je prends le chemin direct le long du ruisseau de Cristol. Comme la végétation a du mal à pousser, ce genre de sentier peu parcouru est quand même très praticable. C'est bien différent dans les Alpes du nord où un sentier peut très vitre etre invisible. Je retrouve le chemin parcouru l'an passé dans le vallon de Cristol avec ces 2 lacs.

Passage à la Porte de Cristol et je dois descendre pour remonter ensuite au fond d'une combe. A voir si la crête de Cristol est praticable. Ayant vu un sentier, je ne fais pas gaffe et loupe le sentier indiqué sur la carte. Je vais jusqu'à la piste et la quitte de suite pour le sentier, qui me rallonge un peu. Je rejoins la crête et je me demande où il faut passer. Des randonneurs sont à plusieurs endroits différents. C'est bien raide, mais cela passe. Je retrouve le bon cheminement plus haut, qui continue bien raide. Un aller-retour au sommet. Les 2 autres sentiers sont indiqués par des panneaux mais pas celui de la combe nord.

Photos et je redescends sur le col de Buffère. C'est ensuite une partie peu agréable sur une piste carrossable, avec vue sur les stations de Serre-Chevalier quand je regarde en bas, mais sur les glaciers des Ecrins quand je regarde en haut, déjà mieux. Bien content de quitter cette piste pour remonter le beau Vallon de la Moulette. Ce vallon est fermé par un cirque et je me demande bien où le sentier passe. Le chemin semble me faire aller vers la gauche, mais non, une longue traversée ascendante me fait repasser au milieu. Plein d'eau au col, ma poche étant vide.

Descente sur le refuge de Chardonnet. C'est pas très bien balisé donc je fais la fin en hors piste. A nouveau le plein d'eau à la fontaine du refuge. Je repars pour le col de Chardonnet. Je manque d'énergie après ces nombreuses heures d'effort ce jour et cette semaine. Je retrouve le col de Chardonnet et la longue traversée dans les pierriers vers le col des Béraudes. Après avoir passer un ravin, je suis surpris de voir un animal sur le sentier, qui me fait face et ne bouge pas. Je sors l'appareil photo et j'ai bien le temps de le prendre en photo vu que c'est un bouquetin, qui comme en Vanoise, n'a pas peur de l'homme. Je range l'appareil et repars. Je le dérange à priori et il prends le même chemin que moi avant de finalement quitter le sentier et poussait un soupire à mon passage. Un autre bouquetin, plus loin, sous le col des Béraudes. Ils ne doivent pas avoir l'habitude de voir des randonneurs à une heure si tardive.

Le col des Béraudes, plus qu'une descente et j'en aurais fini de mon périple à Névache. Il faut quand même la faire cette descente avec de nombreux névés jusqu'au lac. A part l'accès au premier névé qui est problématique, le reste bien tracé passe bien. Du bout du lac, il me semble voir un point blanc à l'emplacement supposé de ma voiture, ouf. La suite de la descente n'est pas très agréable, dans ce terrain raviné et plein de pierres. Vais-je rester sous les 6h pour cette sortie ? Non de quelques secondes au parking, mais je suis en plus garé plus bas. La plus grosse sortie pour finir cette semaine avec 2720m de D+.

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