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2007-07-27 14:37:00 : Tour du Queyras - Fouillouse à La Monta (20-07-07)

Une longue journée s’annonce, plus de 50 bornes et 3000m de D+. Lever à 5h30. J’ai du avoir 2 phases de sommeil pendant cette nuit, pas si mal. On décolle à 6h30. Un peu de plat pour traverser le village et l’on attaque la montée au dessus. Le sentier principal serpente dans la prairie. Plusieurs sentiers secondaires permettent de raccourcir mais je préfère les éviter. Tiens, 3 personnes bien plus bas qui marchent d’un bon pas. Mais, c’est notre groupe, avec la souris en tête. Je les appelle pour qu’ils reviennent sur le bon chemin. On entame une traversée, cela ne monte plus trop. Tiens, le vieux chien d’hier soir prend la même direction que nous, mais lui par les raccourcis. C’est à mon avis un vieux et maigre patou, aux yeux abîmés, qui a été nourri au gîte de Fouillouse. On retrouve le soleil, en pleine figure d’ailleurs, peu avant le refuge de Chambeyron. Bizarrement, je ne m’aperçois même pas que je n’ai pas mes lunettes de soleil donc je ferais une grande partie de l’étape avec mes lunettes claires.

Pause eau au refuge. Je fais le plein car la prochaine source sure est très loin. Je repars un peu avant mes compères car je veux faire la Tête de la Fréma (3151m), au dessus du col de Gypière (2927m). Un 3000 si proche, cela ne se refuse pas. Je ratrappe le chien reparti avant, qui suit un groupe de randonneurs. Comme je passe devant, il me suit. Passage le long du lac Long, il va se rafraichir. Par 2 fois, il fera un sprint, attiré par le cri de marmottes. Il paraît vieux mais il a encore la pêche. Le coin est superbe, sous un beau soleil. J’arrive au col de Gypière et enchaîne de suite par la rude montée de la Tête de Fréma. J’arrive en haut, en même temps que le reste du groupe au col, 220m plus bas. Rapide pause photo et je fais relever le chien qui se reposait allonger. Je fais gaffe dans cette raide descente. Sur le bas, je quitte le sentier par un pierrier pour aller vers la suite du parcours, sans passer par le col. Le groupe m’a vu et repars. Mathias arrive juste quand je retrouve le sentier. Le chien est toujours là. Avait-il ces papiers pour aller en Italie ? Devant, Mathias manque la bifurcation des 2 cheminements dans les cailloux. Il faut suivre les marques bleu et rouge. Passage à coté d’un bivouac (une petite structure permettant juste de dormir) bleu. Le coin est magnifique (quoi, je l’ai déjà dit). Petites montées et descentes, collets, lacs pour rejoindre le colle dell Infernetto (2783m).

La descente du col est pas évidente pour tout le monde. Je prends pas mal de photos du groupe du bas. Le chien lui est tranquille et fais des pauses quand cela va trop lentement. Regroupement au panneau en bas du col. La suite est bien visible même si l’on ce demande comment cela passe dans cette pente très raide. Des moutons paissent au fond du vallon que l’on remonte. Ils ne bronchent pas à la vue du chien, ni lui d’ailleurs. On croise un groupe de randonneurs en bas de la descente raide du col de Ciaslaras (2973m). Comme on est en montée, la technicité de cette descente ne pose pas de gros problèmes. Pause au sommet. Vue superbe sur le secteur des cols de Marinet et de Mary.

Encore une descente bien raide et technique où l’on peut emprunter un pierrier par moment. Une traversée, avec 2 névés, et l’on se retrouve en France au col de Marinet. On retrouve du monde. Descente rapide vers le lac de Marinet. A un moment, le sentier se sépare en 2. Je suis suivi du Castor et du chien. Je prends à gauche, le Castor me suit mais pas le chien, qui lui connaît et prends donc l’option la meilleure. Impressionnant car on est loin de chez lui. Il a du arpenter ces sentiers en suivants les randonneurs. Pause rafraîchissement pour le chien dans l’eau du lac de Marinet. On ne le verra plus par la suite. Il a du rester avec un groupe moins fatiguant à suivre. Pauses courtes et régulières pour regrouper les coureurs. La fin de la descente vers Maljasset est bien roulante.

Je n’ai pas trop compris comment mais l’on s’est trompé pour rejoindre le sentier rive gauche de l’Ubaye menant au Plan de Parouart. Un peu de hors sentier dans une praire et l’on retrouve le sentier plus loin. C’est plus sympa que de l’autre coté car on est protégé du soleil par la foret. Je viens de vider ma bouteille d’eau dans ma poche à eau, il me reste 1.5l pour aller au refuge de la Blanche, pas sur que cela soit suffisant, mais le détour par la fontaine de Maljasset ne tente personne. Après la traversée du Plan de Parouart, je décide d’aller jusqu’au refuge sans attendre. Il n’y a qu’à suivre l’Ubaye jusqu’au panneau indiquant le col de la Noire.

Je remonte donc ce très long vallon, en courant sur les nombreuses portions presque plates. Tiens quelques gouttes d’eau. Quelques nuages au dessus de nous sont un peu menaçants. Plus d’eau alors je vais à l’Ubaye en contre-bas mettre dans la poche de quoi aller jusqu’au refuge. Nico me passe ainsi que le Castor. Je scrute les pentes sur la gauche pour essayer de repérer le raccourci que j’avais repéré un mois plus tôt, alors je suis très étonné quand je vois Nico arrêté à coté du panneau indiquant le col de la Noire. Pas de raccourci donc. Fin de l’ascension un peu dure vu la longueur en distance de cette montée. J’attends Nico et l’castor au col (2955m) et fais la descente tranquille, loin derrière eux. Jean-Luc, qui a préféré rejoindre Maljaset par la route (en stop d’ailleurs) n’est pas là, et les gens du refuge (2500m) n’en ont pas entendu parler, inquiétant. Tout le monde arrive et prends une boisson. Mais c’est pas tout cela et l’on est pas encore arriver. Vu les nuages qui recouvrent les sommets et la longueur de l’étape, je renonce à mon idée de passer par Rocca Bianca et le Pic de Caramantran. Je mène donc le groupe en essayant de prendre au plus court vers le col de Chamoussière (2884m). Quelques hésitations car je ne suis pas sur du col que je vise avec les nuages qui gâchent la visibilité.
Les nombreux névés présents le moi dernier ont disparu, je descends assez vite. Séparation pour que l’Castor et moi allons voir du refuge Agnel si Jean-Luc y ai passé, pendant que le reste du groupe reste en altitude pour rejoindre le col Vieux. Personne et pas de nouvelles au refuge, inquiétant. On repars vite pour ne pas faire trop attendre au col Vieux. Il pleut maintenant mais il ne fait pas trop froid donc je ne sors pas ma veste, rangé tout au fond du sac. Le groupe est en vue dans la monté, on le rejoint. 2 fois que je passe au col Vieux (2806m), et 2 fois qu’il fait mauvais, mais bon, cette fois, je vois le Pain de Sucre, 400m au dessus. Fin des difficultés de la journée, il ne reste plus qu’un long vallon à descendre.

Ayant encore de bonnes jambes, je descends vite et distance Nico sur les portions plates le long des 2 lacs Foréant et Egorgéou, mais il revient sur moi dans les portions techniques, surtout que je fais attention aux rochers rendus glissants par la pluie. Après une remontée casse-pattes, on rejoint un grand troupeaux de moutons. Un berger est présent mais laisse un des 3 patous embêter Nico qui était devant. On essaie de contourner le troupeau par le bas mais l’on se retrouve au bord d’un ravin que les moutons passent par un étroit passage praticable. Les moutons au dessus, le ravin juste devant et les patous juste derrière nous, pas génial comme situation. La grêle tombe. Le berger bien couvert doit me prendre pour un inconscient avec juste mon shorty et un tee-shirt. On peut commencer à passer le ravin. Je décide de contourner le troupeau par le bas alors que Nico reste au milieu des moutons. Je ne suis plus embêté et retrouve le sentier un peu plus bas. Je descends tranquille dans cette belle foret mélèzes. Nico me rejoint plus bas et l’on finit la descente ensemble. Encore 1 à 2 kms en fond de vallée, le long du Guil et l’on est arrivé au gîte de la Monta. Bon rythme pour tous les 2, preuve que les jambes vont encore bien, après cette étape de plus de 11h.

Passages sublimes et techniques en Italie, plus roulants ensuite. Pas de grosses chaleurs et une pluie rafraîchissante sur la fin. Aucune douleur à signaler pour moi.

Les réactions

Par Julos, le 2007-07-27 15:22:00
Enorme l'étape !!

Quelque chose m'intrigue : sur les photos des lacs de Marinet et des 9 couleurs, il ne m'a pas semblé voir le glacier (voire gros névé) de Chambeyron. Il existe toujours, caché dans un coin, ou aurait il fondu ?

Par L'Castor Junior, le 2007-07-27 15:23:27
Trop bon, comme d'hab'...
Rien que d'y penser, ça me donne envie d'y retourner...
Merci !

Par serge, le 2007-07-27 15:30:41
@Julos, il me semble avoir lu qu'il avait fondu. Je n'ai pas de photos de la face nord de l'Aiguille de Chambeyron où il est représenté sur la carte.

Par Julos, le 2007-07-27 15:39:57
Merci pour l'info Serge... c'est très troublant... je me souviens avoir marché dessus en 2000 et qu'il y avait encore un bon paquet de glace. Climat, prenons garde à toi...

Par jepipote, le 2007-07-27 19:53:56
superbe photo comme d'ab, quand je pense que je suis à la mer et qu'il pleut!!

Par ric69, le 2007-07-27 20:58:18
Quelle étape !
Finalement, même problème qu'en plaine avec les chiens avec une taille de plus on dirait.
Les loups restent invisibles on dirait.
En tout cas sacrés belles photos et paysages sauvages.
A+

Par une lueur de réalité dans votre imaginaire de la vie, le 2007-09-13 12:13:20
je réagis face à votre ignorance. traverser un troupeau de mouton est inconscient de votre part. j'ai l'impression que vous êtes des consommateurs de montagne et non des adultes responsables. vous portez danger à vous-même, au troupeau et au berger en ayant une telles attitudes. face à un troupeau : primo on se fait discret, ce qui veut dire qu'on ralentit le pas, qu'on évite de parler, et surtout qu'on ne présente aucun comportement démesuré. deuxièmement, quand cela est possible (je pense que pour des téméraires dans votre genre c'est faisable), on contourne le troupeau par le haut et non par le bas. je m'explique : quand les brebis, même sans avoir peur et courir, se déplacent, elles peuvent faire tomber des caillasses qui peuvent malencontreusement tomber sur vous, les autres brebis, les chiens, le berger, ou toutes autres individus passant en dessous du troupeau...logique, non, d'éviter ce genre d'accident? troisièmement, en traversant un troupeau vous faites paur aux animaux. cela risque fortement de provoquer la scission du troupeau en groupes qui partent dans plusieurs direction : les conséquences de ce phénomène, je vous les laisse supposer tant elles sont nombreuses... ensuite, les patous sont une obligation pour les bergers en ce qui concerne la protection face aux prédations. vous n'avez pas vu le loup? bizarrement un berger de la montagne voisine l'a vu. et re-bizarrement, une prédation au loup a été enregistré sur un troupeau de la zone...oui messieurs, les patous sont nécessaires à la garde des troupeaux, et c'est vous qui représentez une menace pour les brebis et le berger en ayant de telles attitudes, peut-être bien plus que les loups eux-mêmes! quant au berger, connaissez-vous seulement son métier? savez vous à quel point il est confronté à des difficultés supplémentaires par la présence de tels prédateurs et des randonneurs inconscients? savez-vous ce que vos comportements idiots peuvent entrainer comme problèmes dans la gestion de la pâture et le comportement du troupeau et des chiens ? les patous ne mordent pas s'il n'est pas fait n'importe quoi aux abords ou dans le troupeau, c'est son boulot d'accompagner tout intrus à l'extérieur du troupeau. c'est pas au berger de vous apprendre ça, un peu de logique suffit non? il a eu raison de laisser faire le chien, car il sait très certainement qu'il n'aurait pas mordu. la montagne ne serait pas ce qu'elle est sans troupeau ni berger, est-ce que vous le savez ça, est-ce que vous vous rendez compte que vous n'auriez pas la possiblité de traverser ces étendues dégagée, pourvues d'une faune et d'une flore aussi riches. alors maintenant tachez de vous rappeler de ça quand vous verrez un troupeau, et arrêtez de vous comporter de façon insensé. je me demande ce qui se passe quand vous vous retrouvez en montagne, ce que vous ressentez, ce que vous vivez...à part vos performances et vos photos de consommateurs ! vous m'énervez pas, je suis sincèrement désolée pour vous, vous êtes si ridicules... bon courage à vos enfants, en espérant que vous en ayez pas...

Par marie+serge37, le 2016-07-27 20:19:33
Très belles photos MERCI BEAUCOUP Serge.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


De l'autre coté de la vallée de L'Ubaye


L'castor en montant au refuge de Chambeyron


Le soleil apparait


Le lac Premier. Le sentier à gauche mène au Pas de la Couletta


Le vieux patou qui fera un long bout de chemin avec nous


Au lac Long


Le lac Long


Dans la montée vers le col de Gypière


Le lac des Neufs Couleurs (non pas celui de la veille)


Lac des neufs couleurs et l'Aiguille de Chambeyron (3412m)


L'boeuf en pleine lumière


Le groupe au col de la Gypière depuis la Tête de la Fréma


De la Pointe d'Aval à la Pointe des Cirques


Le vallon vers le col de la Gypière, avec ces lacs


Le Brec de Chambeyron (3389m)


Le chien qui se repose. Le vallon de Stroppia


La montée vers le col de Ciaslaras. Il faudra faire un grand détour pour accéder à ce vallon.


Laghi dell'Infernetto


Lac des neufs couleurs


Nico au col de la Gypière


En Italie


Crête du Brec de Chambeyron


Je descends vers le Lago del Vallonasso di Stroppia


Lac du vallon de Stroppia avec la Tête de la Fréma derrière


Lacs de Nubiera ?


Dans les montées descente vers le col de l'infernet


Lac de la Finestra et la Roche trouée


D'un collet avant le col d'Infernet


Du col, vue vers le collet précédent


Du col d'Infernet, le col de Ciaslaras est en face


Tout le monde adopte la même position pour descendre dans cette raide pente


Un lac d'infernet, bien vert


Un bon bain de boue


Le col de Ciaslaras est là haut


L'Castor qui a fait une hypo dans cette montée


La souris, suivi par le chien puant après son bain de boue


Nico regarde la suite des réjouissances sur la carte


Sylvain au col


Le chien au col, le lac de Marinet est en vue


Mille et une couleurs dans ces montagnes


Sentier entre le col de Marinet et de Mary


Gros plan sur les couleurs particulière de la roche


Raide descente du col


Du col de Marinet


Le sentier roulant qui mène au lac de Marinet


Dans le vallon de l'Ubaye, le sentier à flanc.


Panneau annoncant le col de la Noire, le Viso au fond


Passage technique sur une dalle


Le lac de la Noire


Le Pic de Rochebrune. Nous passerons au pied le dernier jour


Dans la montée vers le col de Chamoussière


Dans la montée vers le col de Chamoussière


Au col de Chamoussière


La Tallante derrière le cairn du col Vieux


Le col Foréant dans la descente du col Vieux vers la Monta


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2007-07-25 00:32:19 : Tour du Queyras - Ceillac à Fouillouse (19-07-07) - 23 photos - 4 réactions

Après l’Oisans l’an passé, je pense au Queyras et j’en discute avec le Castor en février qui est partant pour s’occuper de la réservation des hébergements. Sauf Michel, déjà inscrit au Tour du Beaufortin auquel il ne participera pas à cause d’un mariage, tous les partants de l’Oisans sont partants en 2007. Ceux joignent à nous :
- La souris du zoo, qui sort d’une semaine de stage trail à Chamonix
- le Grand Géant Orange (plus grand que moi), coureur touche à tout (du 3000m steeple aux 8 jours), kikoureur et UFO
- Jean-Luc, un triathlète copain de Nico
- Benboulz, un autre copain de Nico pour les 2 dernières étapes

Lors d’un premier tour du Queyras en juin, j’en profite pour déposer un pot de 2kg de boisson énergétique au gîte du soir de la deuxième étape. Ainsi, je peux partir avec mon sac et mon ravitaillement habituel.

Je fais le trajet avec Nico. Regroupement au col du Lautaret et fin du trajet vers Ceillac. Arrivé trop tard, je renonce à un footing que j’avais prévu. Il m’aurait aidé je pense à être mieux le lendemain après une coupure la semaine précédente. Le lundi précédent, j’ai fait une montée de 1280m et mes cuisses ont encore des courbatures, un peu de vélo mardi avec l’impression que cela a empiré les courbatures et donc rien mercredi.

Jeudi matin, 7h45, le groupe de 7 est prêt et l’on décolle du Gite des Balladins (1640m) pour 200m de plat sur bitume avant la première montée en foret. Il fait beau et c’est le temps annoncé pour les 4 jours. Ayant fait la moitié du parcours en sens inverse l’an passé, et la première descente il y a un mois, il ne devrait pas y avoir de problèmes d’orientation. C’est pourquoi, je suis circonspect quand très vite on prend un sentier plat et alors que je me souviens d’une descente prononcée. Comme je suis les marques d’un GR, je me dis qu’ils nous font passer par un autre sentier. Cela ne va pas fort ce matin, la tête qui tourne, le cœur haut, les jambes qui ne peuvent pas accélérer. Aucun arrête jusqu’au belvédère de la Mourrière où j’arrive avec très peu d’avance. Photos, chamois ou bouquetins.

Après un arrêt besoin naturel, je repars après tout le monde pour une traversée puis une descente vers la bergerie d’Andrevez où je retrouve le groupe. Rude montée qui suit. Tiens, il manque Jean-Luc. Nous l’attendons et finissons la montée vers le Pic d’Escreins (2734m). Encore devant mais toujours avec de mauvaises sensations. La suite du parcours est en vue : le refuge de Basse-Rua en fond de vallée et le vallon du col de Serenne de l’autre coté. Tour le monde a l’air d’aller.

Nico suit des points oranges à la descente, ce qui nous évite de retourner à un col par le chemin de montée. On descends sur une trace sur la crête d’Agnès et l’on récupère plus bas le GR qui fait des lacets. Jean-Luc descendant lentement, j’en profite pour traîner derrière, vu mes sensations moyennes. Sur le bas de la descente, cela va mieux et les jambes ont envie d’accélérer.

Pause boissons au refuge de Basse-Rua (1780m). Je suis pas loin d’avoir bu mes 2,25l de boisson énergétique. Je fais le plein pour pouvoir tenir la seconde partie de l’étape où l’on ne devrait pas trouver d’eau. Nous repartons en marchant vers le col de Serenne. Si je me sens mieux que ce matin, je ferais l’ascension du sommet nord de la Mortice, 500m de D+ en plus depuis le col de Serenne. Nico prend ma roue et l’on monte ensemble ce col, d’abords pentu puis en faux plat dans un large vallon. Je relance bien en courant sur les portions plates ou presque. Très courte pause au col. Personne en vue alors l’on continue sur la gauche vers le lac des neuf couleurs, à 5’. On passe ce petit lac et monte sur un sentier bien raide qui serpente dans les cailloux. Je me fais un peu de souci pour tout à l’heure quand il faudra redescendre par là. On quitte le sentier marqué de points de couleurs qui va vers le sommet sud de la Mortice pour traverser hors sentier une zone de lapiaz facile et rejoindre un collet sur la crête entre les deux sommets. Un sentier nous mène au sommet à 3186m, nouveau record d’altitude à pied pour moi. Nico coince un peu sur la fin.

Photos et l’on repart assez vite pour ne pas faire trop attendre le reste du groupe. La descente passe pas si mal. Je vois le groupe qui repart du lac quand on attaque la pente qui le domine. Il n’y a personne au col mais l’on ne pars pas en chasse mais faisons une pause. J’enlève un caillou qui malgré mes guêtres à réussi à s’infiltrer dans une chaussure et fait un besoin naturel. Je prends un rythme soutenu sur la première partie de la descente, sur un terrain herbeux facile. Plus bas, Nico me distance dans les cailloux. On rattrape les derniers et seul le castor arrivera avec quelques secondes d’avance sur nous. Descente rapide donc que j’espère ne pas payer demain.

Nous sommes sur la route qui longe l’Ubaye et mène à Maljasset. Nous la descendons sur quelques centaines de mètres (1602m) et tournons pour la route vers Fouillouse. Je continue en courant jusqu’au célèbre et impressionnant pont du Chatelet. Je continue de courir sous le tunnel qui suit et jusqu’au départ du sentier, emprunté par le GR5. J’avais le souvenir d’un sentier raide au début puis plus roulant alors je convainc Jean-Luc de passer par là plutôt que par la route. En fait, cela monte raide longtemps et plus haut que le village. Ayant retrouvé mes jambes, cela m’est égal et je me permets même quelques fantaisies comme courir dans du très raide (pas longtemps quand même). Je continue la montée plus lentement pour une arrivée groupée. Sur la fin roulante, je file pour prendre les arrivants en photos. Jean-Luc a du mal sinon, tout le monde va bien.

Bière pour les gens normaux, fin de mon Maxim pour moi. Douche, sieste, repas. Nous somme que deux avec Mathias à savoir que l’on arrivera pas à dormir si tôt alors nous ne sommes pas assez pour se faire un tarot, donc l’on discute jusqu’à la tombée de la nuit. Ayant très peu dormi la nuit passée, j’espère que cela va s’améliorer.

Après un départ difficile, j’ai retrouvé mes jambes sur la fin. Aucune douleur avant la très longue étape de demain.

2007-07-02 19:26:40 : Lac de Combeynot (30-06-07) - 3 photos - 2 réactions

Une ballade sur le chemin du retour : le vallon du Fontenil, le vallon avant celui de Laurichard, parcouru il y a 7 jours. Pas de problème d'orientation, il n'y a qu'un sentier qui remonte le vallon, dans la foret puis à découvert avec un passage dans des rochers un peu plus difficile. Je scrute mon alti et mon GPS pour voir si j'arrive à maintenir le 1000m/h sur toute la montée. C'est à peu près le cas, ce qui me réjoui. Je croise pas mal de randonneurs qui redescendent et en double un seul vers la fin. Plus personne quand j'arrive au niveau du lac. Je continue par le sentier qui fait une traversée ascendante dans un pierrier, beaucoup moins pratique pour avancer vite. Au départ de la rando, j'ai vu que le col du Fontenil était annoncé, avec une altitude à plus de 3000m (en fait non, c'est un sommet à coté qui dépasse cette altitude). Sur la carte, le sentier s'arrete au milieu de part. Je vais voir s'il y a moyen d'aller jusqu'au col pour ajouter un 3000 à ma collection. Il y a toujours des cairns mais la pente finale bien enneigée ne m'inspire pas donc je redescends pour prendre des photos. Il y a aussi le fait que je craignais de tomber en panne d'eau, n'ayant pris que 2l.

Après les photos au dessus du lac, je repars tranquillement jusqu'au lac où je croise le randonneur doublé à la montée. Je ne verrais personne dans la descente assez technique. Mes jambes ne rechignent pas à descendre, signe d'une récupération correcte.

Quelques panoramas à 360° de mon séjour dans les Cerces et Ecrins.

Au col de Laurichard :
http://www.ibamo.com/temp/serge/laurichard.JPG

A la croix de la Cime sur la crete de Peyrolle :
http://www.ibamo.com/temp/serge/peyrolle.JPG

Au Serre de l'aigle, sur la même crête :
http://www.ibamo.com/temp/serge/serre-aigle.JPG

Au sommet du Grand Aréa :
http://www.ibamo.com/temp/serge/grand-area.JPG

Au sommet du Pic du lac Blanc :
http://www.ibamo.com/temp/serge/pic-lac-blanc.JPG

Au sommet de la Pointe de Pécé :
http://www.ibamo.com/temp/serge/pointe-pece.JPG

A proximité de la Roche Chardonnet :
http://www.ibamo.com/temp/serge/roche-chardonnet.JPG

Au sommet du Mont Thabor :
http://www.ibamo.com/temp/serge/thabor.JPG

Au col du Vallon :
http://www.ibamo.com/temp/serge/col-vallon.JPG

Au col du Chardonnet :
http://www.ibamo.com/temp/serge/col-chardonnet.JPG

2007-06-30 00:12:47 : Le Grand Aréa, col de Roche Noire, col du Chardonnet, col des Béraudes (29-06-07) - 13 photos - 6 réactions

Encore une belle journée qui s'annonce. Je vais rechercher ma voiture par le chemin des écoliers. Pour changer, je prends le chemin direct le long du ruisseau de Cristol. Comme la végétation a du mal à pousser, ce genre de sentier peu parcouru est quand même très praticable. C'est bien différent dans les Alpes du nord où un sentier peut très vitre etre invisible. Je retrouve le chemin parcouru l'an passé dans le vallon de Cristol avec ces 2 lacs.

Passage à la Porte de Cristol et je dois descendre pour remonter ensuite au fond d'une combe. A voir si la crête de Cristol est praticable. Ayant vu un sentier, je ne fais pas gaffe et loupe le sentier indiqué sur la carte. Je vais jusqu'à la piste et la quitte de suite pour le sentier, qui me rallonge un peu. Je rejoins la crête et je me demande où il faut passer. Des randonneurs sont à plusieurs endroits différents. C'est bien raide, mais cela passe. Je retrouve le bon cheminement plus haut, qui continue bien raide. Un aller-retour au sommet. Les 2 autres sentiers sont indiqués par des panneaux mais pas celui de la combe nord.

Photos et je redescends sur le col de Buffère. C'est ensuite une partie peu agréable sur une piste carrossable, avec vue sur les stations de Serre-Chevalier quand je regarde en bas, mais sur les glaciers des Ecrins quand je regarde en haut, déjà mieux. Bien content de quitter cette piste pour remonter le beau Vallon de la Moulette. Ce vallon est fermé par un cirque et je me demande bien où le sentier passe. Le chemin semble me faire aller vers la gauche, mais non, une longue traversée ascendante me fait repasser au milieu. Plein d'eau au col, ma poche étant vide.

Descente sur le refuge de Chardonnet. C'est pas très bien balisé donc je fais la fin en hors piste. A nouveau le plein d'eau à la fontaine du refuge. Je repars pour le col de Chardonnet. Je manque d'énergie après ces nombreuses heures d'effort ce jour et cette semaine. Je retrouve le col de Chardonnet et la longue traversée dans les pierriers vers le col des Béraudes. Après avoir passer un ravin, je suis surpris de voir un animal sur le sentier, qui me fait face et ne bouge pas. Je sors l'appareil photo et j'ai bien le temps de le prendre en photo vu que c'est un bouquetin, qui comme en Vanoise, n'a pas peur de l'homme. Je range l'appareil et repars. Je le dérange à priori et il prends le même chemin que moi avant de finalement quitter le sentier et poussait un soupire à mon passage. Un autre bouquetin, plus loin, sous le col des Béraudes. Ils ne doivent pas avoir l'habitude de voir des randonneurs à une heure si tardive.

Le col des Béraudes, plus qu'une descente et j'en aurais fini de mon périple à Névache. Il faut quand même la faire cette descente avec de nombreux névés jusqu'au lac. A part l'accès au premier névé qui est problématique, le reste bien tracé passe bien. Du bout du lac, il me semble voir un point blanc à l'emplacement supposé de ma voiture, ouf. La suite de la descente n'est pas très agréable, dans ce terrain raviné et plein de pierres. Vais-je rester sous les 6h pour cette sortie ? Non de quelques secondes au parking, mais je suis en plus garé plus bas. La plus grosse sortie pour finir cette semaine avec 2720m de D+.

2007-06-28 20:33:00 : Mont Thabor en traversée (28-06-07) - 24 photos - 5 réactions

Une superbe journée au niveau temps s'annonce, pas un nuage et pas de grosses chaleurs. Comme la veille, je monte en voiture au bout de la vallée. Je compte aller jusqu'au col des Muandes et de voir ensuite si je continue ou fait demi-tour.

La piste vers le refuge et rapidement, je prends le sentier à droite vers le lac Long, prisé des randonneurs. Je poursuis vers le lac Rond dans un très large vallon. Quelques névés pour arriver au col. Je poursuis et fait une pause photo un peu plus haut. Beaucoup de randonneurs sont à la Roche du Chardonnet, mais personne plus loin. Je tente. Un passage un peu limite car exposé, où je marche sur un névé, le corps penché vers le rocher. Après, il n'y a pas de difficultés pour atteindre le col de Valmeinier. Une première longue traversée d'un névé à flanc. J'ai de la chance car quelqu'un est passé avant moi donc les traces sont faites. Un replat bienvenu même si bien enneigé. La pente se redresse mais en faisant un lacet, cela passe bien. Encore une traversée exposée, je choisis de passer plus bas que les traces pour que le passage sur neige dure moins longtemps. La neige est bonne, je ne m'enfonce pas ni ne glisse. Le dernier passage compliqué vu de loin. J'innove pas et suit les traces d'une longue traversée. C'est presque bon. Plus que des portions bien moins raides et s'en est fini de la neige. Je retrouve le sentier de la montée classique. La chapelle du Mont Thabor et le sommet bien plat et où il y a la place d'acceuillir des centaines des randonneurs. Ce n'est pas le cas aujourd'hui mais il y a un groupe qui m'a précédé dans cette traversée. Je suis content d'avoir atteint ce sommet, reste plus qu'à voir comment est la descente.

Je discute un peu avec les randonneurs qui étaient au refuge des Drayères qu'en j'y suis passé la veille. Ils vont dormir au refuge du Mont-Thabor. Je me fais prendre en photo et en prends pas mal, c'est qu'il faut profiter du ciel en grande partie dégagé. Je salue les randonneurs et attaque la descente. Pas de difficulté par ce versant. Je regrette de n'être pas descendu par un long névé qui va presque jusqu'au croisement des sentiers. Donc les cailloux et je prends à droite au croisement, sans panneau (col des Méandes). Je descend en direction du refuge de la vallée étroite où l'on parle plus italien que français. C'est le point de départ de la montée classique au Thabor.

Je fais une pause au dessus d'une passerelle sur un torrent. Quelques photos et je sors la carte pour voir comment je dois couper pour rejoindre le sentier allant au col du Vallon. Je repars et très vite, plus d'eau dans la poche. J'ai bien une réserve de 75cl dans le sac mais je ne veux pas refaire une pause de suite, cela attendra au col. Ma poche doit fuire un peu quand elle est bien pleine et compressée par le reste des affaires. Au début, je sens des gouttes et mon cuissard ressemble à du carton. J'arrive au col du Vallon et vide ma bouteille d'eau dans la poche. J'espère retrouver de l'eau aux chalets du Vallon, pour ne pas à avoir à faire la longue descente avec juste 75cl. Quelques photos.

Ce vallon déjà parcouru en partie dimanche est vraiment superbe. Tiens un torrent où l'eau coule bien, je continue. Les chalets de Vallon, une fontaine coule mais l'habitation est à 100m du sentier et je ne vois pas d'accès alors je renonce. La fin est bien roulante. Il fait chaud, maintenant que je suis assez bas. Je retrouve la route et le suis jusqu'au premier hameau de Névache. Quelques gorgées d'eau à une fontaine, ma poche étant vide, et je finis cette superbe sortie, ravi d'avoir pu la mener à bien, avec un temps maginfique. Reste plus demain à aller rechercher la voiture.

2007-06-27 20:55:00 : Tour des Cerces (27-06-07) - 9 photos - 4 réactions

Je prends la voiture pour remonter la superbe haute vallée de la Clarée. Je me garre au bout de la route à plus de 2000m d'altitude et pars pour le col des Béraudes. Un premier mur m'étonne, ils n'ont pourtant pas l'habitude du droit dans la pente dans le coin. J'arrive au lac des Béraudes, autour duquel se promènent des randonneurs qui apparament ne vont pas plus loin. Je continue par une traversée ascendante, avec plusieurs longs névés à passer pour atteindre le col des Béraudes. Photos.

A gauche au croisement sans panneaux plus bas, et je fais la traversée quasiment constammant dans un pierrier vers le col de Chardonnet. Photos à ce que je crois être le col mais non, la carte m'indique qu'il est un peu plus bas. Plongée sur l'Alpe du Lauzet où je fais le plein d'eau à une fontaine.

Remontée vers le lac Blanc par un vallon dont le haut semble infranchissable. Je pensais qu'on allait prendre sur la droite en haut des lacets dans l'herbe, mais non, on prend une cheminée bien dans l'axe. Le passage bien équipé de cables se passe sans trop de problème (à la montée). Je longe le Grand Lac et quitte le sentier pour une traversée ascendante qui m'amène à proximité d'un des lac de Ponsonnière. Le temps change, le soleil jusque là, je me dirige maintenant vers les nuages et j'ai un vent frais de face. Je mets mon coupe-vent et récupère le sentier qui m'ammène au col de la Ponsonnière. Aucune visibilité, je continue.

Je croise un groupe de VTTiste sur ce sentier assez roulant. Passage à proximité du lac des Cerces mais je n'en pas la couleur. Petite montée au col des Cerces avec quelques névés qui ne vont pas subsister longtemps. Je suis toujours sur un sentier balisé, mais dans ma tête, je devais remonter, alors que le sentier descend, mais toujours dans la bonne direction. En fait, c'est bon. C'est si j'avais voulu aller vers la route du col du Galibier que j'aurais été embeté car je n'ai pas vu le croisement. Le temps se dégage. J'arrive au refuge des Drayères. Je rentre pour essayer d'obtenir des infos sur la montée au Thabor mais personne alors je finis ma boucle sur la piste bien roulante vers le parking.

Superbe secteur pour ce que j'en ai vu quand la visibilité le permettait.

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