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2006-09-24 15:16:22 : Tête du Colonney (23-09-06)

Un sommet qui m'attire depuis plusieurs années par les 2200m entre le point de départ (cascade de l'Arpenaz, 560m) et la Tête du Colonney (2692m). Depuis ma blessure au genou du début du mois, j'ai refait quelques sorties en courant, en ayant rapidement mal sur les premières puis rien sur les dernières. Mais là, je veux faire bien plus long et plus difficile que ma plus grosse sortie sans douleur alors j'hésite car ce n'est pas très raisonnable.
10' après être parti de chez moi, je réalise que j'ai oublié ma ceinture cardio. Comme je ne suis pas loin, je fais demi-tour et vais la chercher. Je démarre du parking de la cascade à 13h. C'est pas la grande forme en montée. Passage au lançoir sans avoir à saisir le cable. Traversée du Torrent de l'Arpenaz et je prends le sentier qui débouche sous le refuge de Véran. Je fais le plein d'eau et renseigne des randonneurs qui veulent descendre par où je suis monté.
Je continue la montée vers la cheminée de Monthieu. Montée en zigzag dans un couloir de plus en plus encaissé et de plus en plus raide. Là aussi, je n'ai pas à quitter mes batons pour prendre le cable. A mi-couloir, le sentier le quitte pour retrouver des pentes en herbe. Je passe au sommet du couloir puis contourne des rochers par la droite avant d'arriver dans la combe de Monthieu, superbe tout en rochers et Lapiaz. Apparement, il y a un sentier, balisé P, où il faut mettre les mains, qui monte directement à la Tête du Colonney. J'avais choisi de rester sur l'itinéraire indiqué sur la carte alors je remonte la combe, de rochers en rochers, car il n'y a pas de sentiers. Les remontées mécaniques de Flaine gachent un peu de coin sauvage. Je passe au col de Monthieu et descends par des lapiaz vers l'arrivée du télésiège de l'Aulp de Véran.
Je monte, toujours lentement vu le terrain, vers le col du Colonney en suivant les nombreuses et régulières marques du GR96. A droite toute au col et je suis les marques bleues. Je retrouve par moment de l'herbe. Passage au sommet du télésiège des Lindars puis sous la Tête des Lindars. Un peu de désescalade pour rejoindre le col de Tré l'Epaule et le névé que j'ai vu bien plus important sur des photos. Je peux passer dessous sans problèmes. Plus trop de traces de sentiers ni de marque. Je retrouve une trace plus haut provenant du névé. Arret besoin naturel et je finis l'ascension, par moment pas évidente. A 50m de moi, je vois un chamois ? qui ne s'enfuie pas et reste sur place. J'arrive au sommet après 3h21, soit bien plus que ce que j'avais pensé. Des nuages sont acrochés aux massifs (Aravis, Mont-Blanc) alors la vue est pas terrible.
J'hésite beaucoup pour le retour. Il est presque 17h et je sais à qu'20h il fait nuit noire. Comme je n'ai pas envie de renter par le même chemin qu'à l'aller, je décide de rentrer les Egratz et le Tour du Pays du Mont-Blanc. J'avais aussi de choix de rentrer par Flaine.
J'entame la descente par le même chemin, de toute façon, il n'y en a qu'un au début. Je croise 3 traileurs qui montent eux aussi à la Tête du Colonney. A l'arrivé du télésiège de la Tête des Lindars, je devrais trouver une sente matérialisée par des points rouges qui mène directement aux Chalets de Platé. Rien, alors je continue jusqu'au col du Colonney et suis les marques du GR96. Pas de fontaine visible au refuge de Platé alors je continue mon chemin. Descente en courant du passage des Egratz. Encore une falaise, qui vu du bas parrait infranchissable alors que cela passe sans problème avec pour tout aménagement une passerelle. Vers le bas de la descente, je prends à droite à un carrefour, où rien n'est indiqué, et j'arrive directement à Charbonnière. Pas d'eau alors je continue pour une bonne montée. Oups, c'est pas gagné si cela ne descends pas tout le long. J'ai bien ma frontale dans le sac mais je préfererais m'en passer. J'arrive aux chalets de Varan, pas de fontaine visible non plus, je ne perds pas de temps et continue vers le Zéta, en hésitant à chaque carrefour à redescendre dans le fond de la vallée pour retrouver des routes bitumées. Au Zéta, j'entends couler de l'eau, chouette une fontaine, je ne vais pas rajouter une panne d'eau à cette galère naissante. Je décide cette fois de redescendre plutot que de monter vers les chalets de Lachat. Avec mes lunettes de soleil (je n'ai pas mis mes lunettes claires dans mon sac), je vois pas grand chose quand la forêt et dense alors je progresse lentement. Heureusement, je tombe vite sur une bonne piste forestière. La route au hameau de Hauteville, ouf. Pas longtemps, car un chien sorti d'une maison veux me bouffer les mollets, mais je le tiens à distance avec mes batons. Nouvel arret, je sors la frontale, dont je n'ai pas changé les piles depuis 2003, range mes lunettes de soleil. Je prends encore quelques sentiers ou pistes afin d'éviter une route plus importante. J'allume la frontale sur ces portions mais l'éteinds sur les routes. Heureusement pour moi, mes jambes vont bien et mes genoux ne disent rien. Depuis mon dernier remplissage de ma poche à eau où je n'ai mis que la moitié de poudre comparé au dosage habituel, je suis un peu barbouillé. Le dernier tronçon de route avant Lurzier me parait bien long mais j'y arrive et il me reste le bout de route fait en voiture tout à l'heure, sauvé. 20h50, je suis à la voiture avec 38kms et 2940m de D+.

A retenir de cette mésaventure :
- vérifier régulièrement que ma frontale fonctionne et qu'elle est bien dans mon sac
- bien étudier mon itinéraire avant la sortie (je n'avais pas fait attention aux remontées du Tour du Pays du Mont-Blanc) et s'y tenir
- prendre plus de marge quand à l'heure de départ
- mon genou est bien guerri, alors je vais pouvoir reprendre mes longues sorties en montagne, mais en enchainant moins qu'au cours des mois de juin à aout.

Les réactions

Par L'Castor Junior, le 2006-09-24 17:19:27
Salut,
Effectivement, à voir les photos, on comprend que ça ait pu être difficile avec les lunettes de soleil, et un itinéraire incertain.
Quant à la frontale, j'avoue que je me fais parfois avoir (j'ai fait une CO de nuit avec le réglage "secours" de ma Tikka+ : une horreur !).
Heureux en tout cas de voir que les genoux tiennent.
Tu mettras ta séance sur Kikouroù ?

Par mielou, le 2006-09-24 18:37:52
bonjour serge
dommage pour le temps
mais comment une sortie plaisante peut se retrouver désagréable quand des petits pépins surgissent
et cela multiplié par 100 dès que l'on aborde la montagne !
j'imagine le grand moment de solitude...

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


Montagne de Varan, Tête de la Traille. La vallée de l'Arve, 2200m plus bas.


La suite de la crête


La Pointe de Platé


De l'autre coté de la combe de Monthieu, les montagnes de la Croix de fer à l'Aup de Véran. Plus loin, "le Hameau", au dessu de Flaine.


Les lapiaz blancs du coté du Col de Monthieu


Le reste du névé des Fours


Devant le point géodésique, visible de loin, et plus grand que je ne le pensais.


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2006-09-03 20:03:25 : Col du Soufre - refuge du Saut - Col Rouge (01-09-06) - 5 photos - 4 réactions

Lever tôt ce matin pour essayer d'être à l'arrivée de Werner lors de l'étape Rosuel - Pralognan de la Grande Traversée des Alpes. Je pars pour la 3ème fois du parking du Pont de la Peche et j'ai mal à mon genou quand je cours. J'arrive au refuge de Peclet Polset, moins moche de près que de loin, en 59' mais ne m'arrete pas. Je passe le lac Blanc, voit un bouquetin à 10m. J'aprendrais le soir que les bouquetins ne comportent comme des chèvres donc ce n'est pas étonnant qu'ils ne s'enfuient pas à l'aproche des humains. Rude montée jusqu'à une pierre caractéristique vu du bas et la fin du col est plus tranquille. Personne depuis le refuge, à part un autre groupe de bouquetins qui a du faire l'effort de bouger du chemin à mon passage.
Photos au col, je vois au loin des chamois, cette fois, c'est moins évident d'en voir et de les aprocher.
Au col, le coté de la descente est marqué comme non aménagé. Effectivement, au début, il faut passer au moins, pas loin du glacier de Gréboulaz. Ensuite, on trouve des cairns, puis une trace puis un vrai sentier. Je traverse le ruisseau issu du glacier sur 2 passerelles bien neuves. A cause de mon genou, je peux à peine courir. J'arrive au refuge du Saut, apparement fermé, fait le plein à une fontaine non surveillée et repars derrière 2 randonneurs qui étaient aussi au refuge.
J'ai toujours une gêne en marchant en montée. Je suis triste de ne pas pouvoir courir sur le replat et apréhende la descente. J'arrive au col Rouge, que j'aime beaucoup et attaque de suite la descente. Dans le raide ou technique, cela va grace à une position très assise. Le reste du temps, j'adopte une démarche bizzare qui me permet d'avancer sans trop de soufrances. J'arrive à la piste où les plats sont atroces. La marche me fait vraiment soufrir alors j'avance avec une démarche bondissante.
La voiture, le village et je suis content de voir arrivé Werner. Je pensais le louper mais il est parti dans le groupe des rapides à 8h alors que nous étions partis à 7h l'an passé. Après son UTMB, il s'est laissé un jour de repos en plus et n'a commencé que par cette étape au lieu de celle d'avant les 2 années précédentes.
Je discute un peu puis vais à mon appartement me doucher et manger. Je retourne à l'arrivée pour aider Philippe à faire le classement général et je le mets en ligne sur le site http://www.couriretdecouvrir.fr/
Je mange avec les coureurs, qui eux doivent repartir le lendemain pour le col de Chavière. J'en serrais bien incapable avec ma tendinite au genou.

Dans mon malheur, j'ai quand même la chance que cette blessure soit arrivée sur la fin de mon séjour. J'ai quand même pu faire les 6 parcours que j'avais prévu et découvert ce beau coin autour de Pralognan. Sentiers bien tracés, peu de monde en dehors des classiques (Col de la Vanoise, Col d'Aussois depuis Plan d'Amont), des marmottes, des bouquetins et des chamois de loin.

2006-08-31 20:32:03 : Col Rosset - Col de la Vanoise - Col du Grand Marchet (31-08-06) - 11 photos - 7 réactions

Initialement prévu vendredi, jour de passage de la Grande Traversée des Alpes au refuge Félix Faure et arrivée à Pralognan, je change mon programme pour laisser le temps au soleil enfin présent de faire fondre la neige du coté du col du Soufre à 2819m.
Me voilà donc parti, au dessus de mon appartement pour une montée assez directe au Mont-Bochor où je retrouve des pistes de ski et des remontées mécaniques. Je dois remonter tout cela. Il peut-etre plus judicieux de monter au col de Leschaux et de faire la traversée qui ramène au sommet de la dernière remontée mécanique. Je n'ai pas la peche en cette fin de première montée. La fatigue de ma semaine commence à se faire sentir. Mais c'est surtout mon genou droit qui me pose souci. En marchant en montée, je ne sens rien mais ce n'est pas le cas quand je cours surtout en descente. Hier le genou gauche se faisait sentir mais rien aujourd'hui, tout pour le droit.
J'arrive au col Noir et poursuis jusqu'au col Rosset. Pause photos et je repars pour retrouver le GR 55 au dessus du lac des Vaches, bien sec. J'avais lu sur internet que le sentier du col Rosset était pas génial mais je n'ai rien remarqué de spécial. Pas de difficultés particulières pour moi. Je finis l'ascension jusqu'au col de la Vanoise et le refuge Félix Faure. Beaucoup de marcheurs sur ce chemin, c'est une classique du secteur.
Je fais le plein de ma poche à eau, regarde une marmotte poser à 2 mètres d'un photographe. Je repars par le sentier qui traverse le lac des Assiettes, complètement à sec. La suite de la descente est bien technique, beaucoup plus que par l'autre coté de l'Aiguille de la Vanoise. Au point 1881, je prends à gauche pour monter au col du Grand Marchet. Le sentier est par moment équipé de chaines. Traversée pas évidente sur une simple planche du Torrent du Dard et je monte en lacet sous la falaise du Grand Marchet, à l'ombre. Il vaut mieux faire ce col quand le terrain est sec et qu'il fait chaud. J'arrive dans le Cirque du Dard avec une zone de rocher à traverser. Il y a bien des cairns mais ce n'est pas toujours évident. Le sentier est plus net au dessus et les derniers mètres assez raides, mais sans problème à la montée. Je croise 2 randonneurs vers la fin de la montée sinon personne depuis la bifurcation. Pause photo au sommet du col.
La descente semble plus facile de ce coté mais le sentier est technique. Je traverse le ruisseau venant des cascades et prend à gauche pour aller voir le cirque du Petit Marchet. Après une bonne montée en lacet, je pensais basculer de l'autre coté mais non, je reste à flanc, avec une vue plongeante sur Pralognan. Cela remonte avant le croisement permettant de continuer sur le refuge de la Valette ou de redescendre vers Pralognan. On va dire que j'ai assez vu du cirque du Petit Marchet alors je prends le sentier toujours très technique qui descends vers le Pas de l'Ane. Je retrouve le sentier venant directement du col du Grand Marchet et commence le Pas de l'Ane, pas très difficile. Aucun aménagement n'a été nécessaire. Le sentier reste technique ensuite et je peux rarement trottiner. Je me tords une cheville. Cela m'arrive quasiment à chaque sortie mais là c'est un peu plus fort mais au bout de quelques secondes, la douleur passe et je peux continuer normalement. J'arrive dans la foret et c'est guère mieux qu'avant. Enfin une piste roulante à proximité du camping de Pralognan, un sentier pour couper et je suis sur la route. Je traverse le village, m'arrete à la boulangerie pour acheter une baguette et finit par la rude montée sur bitume.

Autant avant-hier, c'était très roulant, aujourd'hui, c'était très technique. La douleur au genou a presque disparu sur la fin de la sortie. Le cirque du Grand Marchet est vraiment un beau coin.

2006-08-30 20:39:17 : Dent du Villard, crête du Mont Charvet, col de Napremont (30-08-06) - 13 photos - 6 réactions

Départ de l'appartement en courant, sous un temps en partie dégagé mais toujours frais. La neige a fait son apparition sur quelques sommets. Pour éviter la route du hameau des Granges, je veux prendre le sentier indiqué sur ma carte. Pas de trace de sentier à son départ mais le lit d'un ruisseau à sec. Cela semble passer alors je m'y engage prudemment. Une chute malgré tout sans gravité. Cela mène directement au Doron de Pralognan qui coule fort alors je dois escalader pour quitter le lit du ruisseau. Première tentative, je retombe en bas. Je passe à la seconde mais doit passer une zone de végétation dense avec des orties, chouette. Je retrouve une habitation, la route et le pont. Que de temps perdu.

Une fois la départementale traversée, je monte en lacet dans la foret puis descend par une piste sur le hameau de la Croix, dire que la route y mène directement sans redescendre ce que l'on vient de monter. Mais je suis un trailer qui préfère les chemins à la route.

Rude montée en foret avec de nombreux lacets puis je débouche dans les prairies avec un peu de plat avant le Laitet. Bonne montée au col du Golet, où aucun panneau n'indique de ne pas prendre à droite pour aller au Rocher de Villeneuve, 100m plus haut. Je prends à gauche vers le col de la dent. Je découvre le relief tourmenté trés étonnant. L'étroit sentier passe par moment entre 2 trous de quelques mètres de diamètres et plusieurs mètres de fond. Je prends un sentier qui va plus vers la direction que je dois prendre. Je me rends compte que ce n'est pas le chemin principal. Après un demi-tour où cela ne passait plus, je retombe sur le sentier principal qui me mène à la dent du Villard. Même type de sentier, très tourmenté. Une fausse alerte qand je pense arriver au sommet, mais non, le vrai sommet et bien plus loin. J'y suis seul. Photos à coté de la table d'orientation. Le plafond nuageux assez bas ne permet malheureusement pas de voir les plus hauts sommets depuis ce beau panorama.

J'hésite beaucoup en repartant et m'engage sur le sentier le plus haut qui s'avère être le bon. Longue descente car le sentier prends vraiment son temps pour perdre de l'altitude. J'arrive à la civilisation, au lac artificiel de la Rosière, sous Courchevel 1650. Je fais le plein d'eau au batiment d'un voie ferrata; où coule une fontaine. J'entends 3 hommes à 50m parlaient de Delebarre, 3ème à l'UTMB. Mon problème d'eau sur cette étape étant résolu (je ne passe pas par un refuge); je repars tranquille le long du ruisseau qui coule au fond de la vallée des Avals. A gauche et j'attaque la très raide montée au col de la Dent, où j'aurai passer plus tôt si je n'avais pas quitter le sentier principal. Le haut de la montée est plus calme et j'arrive à des panneaux. Encore des intersections sans aucune indication mais je prends le bon sentier. Je retrouve ce relief caractéristique et le sentier qui tourne sans arret, monte très raide 10m avant de redescendre d'1 mètres... C'est quand même globalement montant car il faut passer de 2100 à 2400m. Belle vue sur Pralognan.
J'arrive au col de la Grande Pierre, matérialisé par aucun signe. Je prends à gauche le sentier qui descends la raide combe. Les chalets de la Montagne sont bien visibles 400m plus bas. D'après la carte, j'aurai du y passer mais je les évite par un sentier. Un peu de piste carrosable. Mes genoux me font un peu mal en descente. J'ai le choix de continuer la descente jusqu'en bas par le sentier, ou de continuer la piste et plus loin retrouver le sentier montant au col de Napremont. Je me dis que remonter m'évitera 1000m de descente d'un coup alors je continue sur la piste. Samedi, jour de mon arrivée, je voulais faire les 700m du col de Napremont, mais fatigué et vu le mauvais temps, j'ai renoncé. J'arrive au col et continue sur la bosse au dessus pour avoir une plus jolie vue. De toute façon, le sentier ne descends pas directement dans la combe mais passe presque au sommet.
Pause photos à différents endroits car ce sommet est assez plat. Je me caille. J'ai très froid aux mains au début de la descente, avant que cela n'aille mieux. Descente variée avec de la prairie, la traversée d'un pierrier et de la foret pour finir. J'arrive sur la route, emprunté en voiture les 2 jours précédents et je la quitte très vite pour un sentier qui coupe les lacets. Je dois prendre une mauvaise trace car c'est encombré de branches d'arbres, et la fin très raide pour retomber sur la route. Je la traverse, un peu de chemin et ensuite, je n'ai plus de choix, je dois la suivre sur 1km environ. Une bonne montée sur bitume pour finir cette belle ballade.

Je vous conseille vraiment de faire le sentier entre la dent du Villard et le col de la Grande Pierre. C'est vraiment étonnant.
Comme au tour de l'Oisans, la mécanique commence à couiner après quelques jours. Allez les genoux, encore 2 belles randos.

2006-08-29 18:38:18 : Col rouge, col de Chanrouge, col des Saulces, Petit Mont-Blanc et col du Mone (29-08-06) - 4 photos - 4 réactions

Après le Tour de la Pointe de l'Echelle hier, le tour du Roc de Peche aujourd'hui. Même départ au parking du pont de la Pêche. Même début mais au lieu de prendre à gauche, je prends à droite et monte le col Rouge, avec ses longues portions de pierriers faciles et son final où l'on comprend le nom du col. Quelques rares flocons tombent. Au loin, je vois un troupeau de bouquetins. Le grand soleil du matin à disparu. Au col, je me cache derrière un rocher pour prendre des photos à l'abri d'un vent froid. Je repars avec en plus ma veste de pluie et mes gants, le bandeau ayant déjà glissé pour protéger mes oreilles. Et je ne suis qu'à 2700m.
Descente sympa, nouvelle pause besoin naturel au carrefour du sentier menant au col Chanrouge. J'enlève ma veste avant d'aborder cette courte montée. Personne dans les parages à part les traditionelles marmottes. Après le col de Chanrouge, c'est une longue prairie roulante. J'arrive au refuge des lacs de Merlet (fermé cette année) à presque 7 km/h de moyenne, moyenne élévée pour moi. Vu le froid, je n'ai pas beaucoup bu mais je remets quand 1.5l d'eau prise à la fontaine dans la poche.
Descente sur le chalet de la Grande Val, où un chien qui garde les vaches qui attendent de se faire traire, vient m'embeter. Je coupe un peu la longue piste et arrive au col des Saulces. Courte descente jusqu'à 2 panneaux qui indiquent le col des Saulces 2371m. Ce n'est même pas un col du point de vue géographique et le vrai col des Saulces et un peu plus haut. De ce point, j'attaque les derniers 300m du Petit Mont-Blanc, montagne qui à mon avis tire son nom de la couleur de la roche qui recouvre une partie de ses flancs.
C'est bouché et le vent souffle alors je ne m'attarde pas au sommet. Malgré ma casquette, la bruine poussée par le vent se pose sur mes lunettes; mais je vois quand même assez pour redescendre au col du Mone. Je finis mon parcours sans avoir à mettre ma veste de pluie, mes manchettes suffisent. De nombreux sentiers descendent du col du Mone, je prends celui en direction du refuge du Pont de la Peche, qui opère une grande traversée sans trop de pente. Je retrouve mon chemin de montée et le même final qu'hier.
Une belle boucle, à peine gachée par d'affreuses remontées mécaniques sur les sommets au dessus de Courchevel. Bonnes sensations sur ce parcours roulant.

Fera-t-il beau demain ?

2006-08-28 20:54:47 : Col d'Aussois, de Masse et de Chavière (28-08-06) - 0 photo - 2 réactions

Mon grand tour de la semaine. Un ciel voilé est annoncé avec de la pluie à 20h, même surement avant car les cartes de Météo France à différentes heures ne disent pas quand la perturbation arrive. Je regarde ma montre tot pour moi, 9h alors tous les ingrédients sont réunis. Un peu de voiture pour rejoindre le parking des Prioux, et éviter ainsi quelques kilomètres ininteressants en fond de vallée à l'aller et au retour.
Je démarre à 10h30 pour la longue piste empruntée par le GR55. Je tourne à gauche vers Ritort ou commence vraiment la montée du col d'Aussois. Personne pendant la première partie puis je double du monde. 2 randonneurs me signalent des chamois au loin. Pas très intéressant après le spectacle d'hier à 40m. J'ai un peu de mal sur la fin de la montée de ce col qui culmine à 2916m. Je fais l'aller-retour à la Pointe de l'observatoire à 3015m; quelques traces de neige fraiche. Vu la température fraiche, mon alti ne se trompe pas trop et annonce pile 3000m, assis sur le rocher sommital. Je regrette de ne pas avoir pris l'appareil photo (j'ai préféré mettre des habits chauds dans le sac) car la vue est bien dégagée sous le plafond nuageux très haut. Le vent souffle alors je ne m'éternise pas.
Dans la descente après la croix, je perds le chemin et descends dans les cailloux. Descente technique jusqu'au refuge du fond d'Aussois où je rajouter 1.5l dans ma poche à eau. Sur le plat, je suis suvi par un chien qui m'aboie dessus. Je le tiens à distance avec mes batons et finalement je décide de crier "Dégage"; cela fait effet et je peux finir tranquillement la descente jusqu'au pont de la Sétéria en prenant le sentier qui descends plus directement dessus.
700m à remonter, une grande partie dans les cailloux. Au sommet, je vois une personne qui semble courir mais ne la croise pas car j'ai encore perdu la trace officielle et il était de l'autre coté d'un rocher quand il était à ma hauteur. Un peu d'hésitation au sommet 2903 qui n'est pas le vrai col. Il faut prendre plein nord et monter encore un peu. Pas de panneau au sommet mais des cairns. Tiens, une tête de chamois, je ne verrais rien d'autre. Nouvelle sortie de piste qui me vaut un peu de désescalade. Descente très technique, avec quelques passage sympas sur du presque sable.
Comme je veux refaire le plein d'eau, je ne prends pas le racourci à partir de la fenetre edf. Un km de piste roulante et j'arrive au refuge de l'Orgère. 1.5l d'eau en plus. Il tombe quelques gouttes, alors je repars avec la casquette. Rude montée par une variante du GR5 et je vois au fond le col de Chavière. Le dénivelé n'est pas très important depuis l'Orgère (850m) mais la distance est grande. Je retrouve le GR55 emprunté en sens inverse l'an passé lors de la Grande Traversée des Alpes et finit l'ascension du col, emmaillé de 3 petites descentes. Les montagnes dans les nuages annoncent la pluie.
Pas facile de rester sur le sentier avec tous ces cailloux dans la descente de Chavière. Je vois l'affreux refuge de Péclet-Polset, mais je n'ai pas à y aller comme les coureurs du Tour des Glaciers de la Vanoise, début juillet, dont j'ai emprunté le parcours depuis le refuge de l'Orgère. Je lève la tête, tiens un bouquetin à 2m du sentier que je dois suivre et à quelques dizaines de mètres de moi. Je m'arrete, l'observe et m'aperçois qu'il y a tout un troupeau qui vaque à ses occupations sans s'inquiéter de moi. Je m'aperçois que je dois être sur le sentier qui va directement au refuge et qu'il y a un autre sentier. Alors je fais demi-tour et laisse ses animaux tranquille. Encore un peu de descente technique sur sentier avant de retrouver la longue, très longue piste. Au début, je coupe les virages par les sentes à vaches mais ensuite, il n'y a plus de virages. Heureusement pour moi, j'ai d'excellentes jambes à ce momment là et je peux dérouler à 13-14 km/h. Il pleut depuis quelques temps. Comme je n'ai pas froid, je ne m'arrete pas et finis fort cette descente. La pluie s'accentue à la voiture. Bon timing.

Superbe tour qui ne fait pas le tour des Glaciers de la Vanoise mais de la Pointe de l'Echelle. Moitié moins de distance que la course, pour 1000m de D+ en moins; donc un parcours bien moins roulant qui me convient mieux.
Un peu de mal dans les hautes ascensions finales mais de très bonnes sensations globales sur ces 6h d'effort avec 2910m de D+.

Demain, à priori le même temps, beau le matin et en début d'après-midi puis pluie.

Quelques photos sur ces différents sites :
- http://www.sportnat.com/LAPOUNEUR/rando/observatoire/observatoire.htm
par 3 membres du zoo ( http://www.42kms.com ), par mon coté descente
- http://www.czarby.com/rando/pointe_observatoire.htm par mon coté montée
- http://www.accompagnateur.net/randos/pedestre/savoie/11-pointe-observatoire-vanoise.php plus tôt en saison
- http://www.montagne-photos.com/descrip_observatoire.htm avec des photos de bouquetins

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